15 février: Je me souviens

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Je me souviens : nos militants bravaient le froid pour un collage à Montréal ainsi que la vigile aux flambeaux en l'honneur des patriotes pendus le 15 février 1839, organisée par le groupe La Bannière Noire.

Nous recopions ici une partie de l'allocution qui a été donnée sous la statue de Chénier à Montréal.


«Pourquoi sommes-nous rassemblés ici devant ce monument et non celui de Pied-du-courant ? Après tout, Chénier n’est pas mort en 39 et n’a jamais même mis les pieds dans les geôles de Pied-du-courant. Nous le faisons pour commémorer ses guerriers qui n’ont pas d’épitaphe, ni de célébration pour eux. Nous le faisons pour ceux qui sont morts aux champs d’honneur sans avoir la chance d’être enterrés convenablement. Pour ces patriotes tombés sous la mitraille de Colborne. Chénier, mort de façon nébuleuse, probablement éviscéré sur une table de taverne pour amuser les loyalistes, était un de ces hommes qui démontra une telle détermination que 200 hommes étaient prêts à mourir avec lui.


C’est pour cette considération pour l’honneur et la bravoure de ces hommes que nous refusons, cette année, de marcher côte à côte avec une gauche indépendantiste qui retient du sacrifice des patriotes que les aspects libéraux. Des bloquistes qui rêvent d’un Québec indépendant qui signerait tous les accords de libres-échanges possibles. Comme dirait un certain chansonnier de notre milieu : « mes ancêtres ne sont pas morts en criant : vive le libre marché ! ». Ce n’était pas non plus le cri de guerre des patriotes. Le rebelle de 1838 avait probablement des idées un peu plus arrêtées à propos de ces traités qui lieraient le « Bas-Canada » et affaiblirait son commerce agricole. Non, marcher avec eux aujourd’hui n’aurait pas été convenable.


La rébellion de 37-38 n’était pas non plus une manifestation « non-genrée contre le patriarcat » ni « ouverte sur le monde »… C’était une série de batailles viriles et violentes dont les héros passaient la moitié de l’année à trapper ou bien à défricher. Les leaders patriotes, tels que Chénier, s’affairaient à dénoncer énergiquement, parfois avec les poings, les injustices que leur faisaient subir les loyalistes de Sa Majesté. »

 

 

 


 

Voir aussi: 

Marche aux flambeaux 2013 

La face cachée de Louis-Joseph Papineau

Compte-rendu de la marche des patriotes 2012

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