Abbé Léon Provencher, taxinomiste

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Démolir le mythe de la «Grande noirceur» est primordial pour redonner une fierté en leur passé aux jeunes Québécois  et pour renouer avec celui-ci. Selon le récit instauré par les progressistes et les marxistes la science était absente du Québec et du Canada-français vu la répression de celle-ci par l'Église catholique. Pourtant rien n'est plus faux, dans un article précédent nous vous avons présenté le frère Marie-Victorin, cofondateur de l'Association Canadienne-française pour l'avancement des sciences. Maintenant voici l'Abbé Léon Provencher, taxinomiste, botaniste, et naturaliste.

L’abbé Léon Provancher était, selon Marie-Victorin, le «premier et le plus grand» de nos savants, un «savant remarquable dont les travaux resteront classiques en Amérique». Son inextinguible curiosité et sa redoutable volonté ont fait produire à Provancher la première flore du Bas-Canada. Parallèlement, il a fait progresser la connaissance de la faune des insectes par la découverte et la description de quelque 1 200 espèces.

Fils du sieur Joseph-Étienne Provancher et de Geneviève Hébert, Léon naquit le 10 mars 1820 au village de Courtnoyer, paroisse de Bécancour, le huitième au foyer de cinq garçons et cinq filles. Il fit ses études au séminaire de Nicolet, où il devint professeur durant son cours de philosophie et de théologie; il fut ordonné prêtre à Québec, le 12 septembre 1844 : vicaire à Bécancour durant huit mois, quatre mois à Saint-François de Beauce, puis deux ans à Sainte-Marie. En 1847, il se dévoua à la Grosse-Ile au chevet des pestiférés irlandais. Puis il passa un an à Saint-Gervais de Bellechasse (1848) et fut promu premier curé de Saint-Victor de Tring (1848-1852), de l’Ile-Verte (1852-1854), de Saint-Joachim de Montmorency (1854-1862), de Portneuf (1862-1869). L’état de sa santé l’incita alors à se retirer au Cap-Rouge, où il décéda le 23 mars 1892.

Il est l’auteur des ouvrages suivants : Traité élémentaire de botanique (Québec, 1858), Tableau chronologique de l’histoire du Canada (Québec, 1859), Le Verger canadien (1864), Catalogue des arbres frutiers, La Flore canadienne (2 vol., 1863); et d’opuscules de piété.

Publia également à partir de 1868 Le Naturaliste canadien, qui existe toujours et est la plus ancienne revue scientifique de langue française au Canada.

V.-A. Huard, La vie et l’œuvre de l’abbé Provancher, Québec, 1926.

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