Anti Defamation League : Defamation factory

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Depuis la fusillade du 27 octobre dernier à la synagogue de Pittsburgh, tous les grands médias généralistes ont décrété que l’Anti Defamation League (ADL – équivalent américain de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme) du groupe B’nai Brith, était désormais le représentant attitré non seulement de la communauté juive, mais d’un « monde sans haine », terme astucieusement devenu la marque de commerce de cette puissante organisation. Au point où, quelqu’un qui ne connaît pas l’ADL ou son directeur, Jonathan Greenblatt, pourrait être porté à croire que cette ligue incarne et enseigne la tolérance. Alors qu’en réalité rien n’est moins vrai.

L’ADL est une organisation dont le but affirmé est de combattre la haine et plus précisément, l’antisémitisme. Comme le dit Tom Sunic dans la préface de l'un de ses ouvrages, si l’antisémitisme n’existait pas, l’ADL l’inventerait, tellement cette « menace extérieure» sert à cimenter l’identité juive. Sans elle, la communauté juive perdrait fort probablement sa cohésion et s’éroderait éventuellement. C’est pour cette raison que les organisations juives ont parfois supporté la montée des groupes antisémites comme le Parti nazi canadien de John Beattie.

Mais comme la haine et l’antisémitisme sont des concepts difficiles à définir, l’ADL se bat contre quiconque de la droite qui n’est pas un ardent sioniste. Abe Foxman a ajouté à la définition de l’antisémitisme la délégitimation d’Israël ou la critique de l’entité sioniste. Comme le dit Enless, cela équivaudrait à dire que tous les Juifs et Israël ne font qu’un et que la politique d’Israël est la volonté de tous les Juifs. Dans cet esprit, quiconque s’opposerait à l’Indépendance du Québec serait tenu pour être québécophobe, même si cette personne est elle-même Québécoise.

Au cours des dernières décennies, cette organisation, peu scrupuleuse, ne se gêne pas pour salir et calomnier à coups de mensonges purs et simples les autorités religieuses, les activistes politiques, les scientifiques dissidents et en général tous ceux qui ne partagent pas sa vision d’une utopique Amérique multiraciale. Le fait que ce lobby multimillionnaire puisse mettre tout son poids afin de détruire un individu socialement, financièrement et légalement est insuffisant; l’ADL a reconnu avoir utilisé par le passé des faits qu’elle savait faux afin de détruire leurs opposants. On pense notamment au populiste Lyndon LaRouche. On l’a boycotté, ses opposants ont reçu de grosses sommes d’argent et, éventuellement, on lui a fait un procès après avoir été faussement accusé d’être un antisémite par l’ADL.

D’autres astuces souvent employées par cette ligue sont la culpabilité par association et la recherche de « squelettes » dans le passé d’une personne. Un grand nombre de dissidents ont été attaqués non pour ce qu’ils ont dit ou fait, mais à cause des gens avec qui ils ont été en contact. Ainsi, même si quelqu’un change ou évolue, il ne pourra jamais trouver grâce aux yeux des juges de l’ADL. David Duke, par exemple, sera toujours un leader du KKK de la Louisiane, même s'il a quitté cette organisation depuis des générations et que son discours à largement évolué depuis.

Il y a environ 2000 ans, Jésus enseignait : « Que le premier qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. » Ainsi, si l’ADL peut s’attaquer à quelqu’un à cause de ses fréquentations ou de son passé, on devrait s’attendre à ce qu’elle soit elle-même irréprochable.

Or, Kaiter Endless qui a étudié l’histoire de cette organisation tristement célèbre a une version complètement différente.

Sa fondation même démontre un manque évident de moralité. La ligue a été créée après le procès de Leo M. Frank qui avait été reconnu coupable du viol et du meurtre d’une de ses employées de 13 ans, le 26 avril 1913 à Atlanta. Après avoir essayé en vain de faire accuser un autre employé, de race noire soi-dit en passant, Frank fut trouvé coupable et condamné à mort pour ce viol d’une extrême brutalité. En faisant pression sur les autorités, des associés juifs ont réussi à faire commuer la peine de mort en réclusion à perpétuité, provoquant la colère d'un segment de la population. Une foule de lyncheurs ont mis à morts Frank devant sa maison.

L’Anti Defamation League a donc été fondée par l’organisation juive du B’nai Brith non pas pour combattre le racisme et l’antisémitisme, mais pour défendre Frank dont la culpabilité, face à des preuves accablantes, ne faisait aucun doute.

La première campagne officielle de l’ADL fut lancée contre l’industriel Henry Ford, l’auteur de quatre livres publiés en un intitulé Le juif international, et le propriétaire du Dearborn Independent, un journal critique du pouvoir juif. C’est Aaron Sapiro, un réformateur agricole, qui a lancé la croisade judiciaire contre Ford qui s’est tout simplement rétracté, laissant la question juive à d’autres militants. Se faisant passer pour une malheureuse victime de l’antisémitisme violent de Ford, il s’avère que Sapiro fut arrêté en connexion avec Al Capone. La malheureuse victime était en effet impliquée dans la pègre.

Ce lien avec la pègre revient régulièrement dans l’histoire de la ligue. Par exemple, durant la Deuxième Guerre mondiale, à la demande du truand Meyer Lansky, dont la fille fait parti du conseil d’administration de l’ADL, la pègre de New York a déclenché une guerre meurtrière contre le Bund allemand et ses sympathisants. Lansky n’était pas la seule superstar de la pègre reconnue et appréciée par la ligue. Moe Dalitz reçut la torche de la liberté en 1982 et plus tard, le prix du philanthrope de l’année. Plus récemment, l’ADL a soutenu son ami March Rich, responsable du scandale de l’évasion fiscale la plus importante de l’histoire américaine. Rich, un ami personnel du clan Clinton et d’Abe Foxman, l’ancien directeur de l’ADL, fut éventuellement gracié, mais encore une fois, cela prouve bien qu’en termes de moralité, l’ADL n’a aucune leçon a donner à personne.

Au cours de son histoire, l’ADL fut régulièrement accusé d’interférer avec les enquêtes fédérales et de faire pression sur le FBI. De fait, l’ADL était impliqué dans le cercle d’espions de Jonathan Pollard qui a fuité des secrets d’État à Israël. Ils l’ont aidé non seulement après sa capture, mais avant. Ainsi va la patine patriotique de la Ligue.

De plus, en 1993, une enquête du FBI a trouvé que l’ADL était une agence d’espionnage agissant illégalement. Plus de 10 000 personnes et 600 organisations civiques ont été espionnées par l’ADL, qui avait cumulé sur elles des dossiers énormes. Ces dossiers, bourrés d’informations obtenues illégalement, ciblaient non seulement des gens de la droite, mais aussi des gauchistes comme Noam Chomsky et des organisations comme La Raza, la National Association for the Advancement of Colored People (en français : Association nationale pour la promotion des gens de couleur) et l’Asian Law Caucus. Prise la main dans le sac, l’ADL, après avoir été réprimandé pour la forme, a repris ses activités comme si de rien n’était.

En termes d’immoralité, Endless aurait pu inclure l’histoire de Cathy Ainsworth, l’institutrice enceinte tuée dans un guet-apens organisée par l’ADL. Mais l’auteur a décidé de ne pas inclure tous les méfaits de la ligue, car le livre aurait été deux fois plus épais.

Depuis 1985, l’Internet est devenu une priorité pour l’ADL. Depuis, l’organisation s’est consacrée à la mise en place d’une censure en ligne afin de vaincre « la toile de la haine ». En partenariat avec Google, YouTube et d’autres joueurs majeurs de l’Internet, elle a son mot à dire sur quel contenu peut être vu, ce qui devrait être censuré et ce qui devrait être complètement occulté sans laisser aucune trace. Mais comme le dit, Thomas Jefferson, la liberté d’expression, sans restrictions, est la base même d’une saine démocratie. La persécution et le bâillonnement des dissidents, à la façon des Soviétiques, de même que l’imposition du langage orwellien dans le discours public donnent un aperçu sinistre du futur qui nous attend si rien n’est fait pour arrêter l’ADL et son agenda totalitaire.

Fédération des Québécois de souche
Pour la reconquête de notre peuple

Kaiter Enless, Defamation Factory, Reconquista Press, 2018, 150 p. 

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