Avant l’État Islamique: le Kosovo!

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Le monde occidental est préoccupé de nos jours avec la création d’un état islamique en Iraq et en Syrie. Cette attention est surprenante, car si cet état où l’islam radical foisonne est au cœur de l’actualité, nombreux sont ceux qui oublient que l’OTAN a aidé à la formation d’un état où la mafia et les islamistes font leur loi au cœur même de l’Europe.

Il y a seulement quelques années de ça, les Occidentaux appuyaient les indépendantistes albanais du Kosovo, une terre anciennement catholique, qui deviendrait un véritable bastion du crime organisé et de l’Islamisme radical. Alors que nous nous inquiétons de cet état islamique au Moyen-Orient, retour sur la création par l’Amérique d’un état quasi islamique au sein de la Chrétienté. 

La question est comment le Kosovo qui ne comptait que 2 % de musulmans au XVe siècle est devenu un pays musulman ne comptant plus que 100 000 Serbes retranchés dans quelques enclaves où leurs droits les plus élémentaires sont bafoués et leur vie menacée.

Aujourd’hui l’Islam radical s’y implante sous influence saoudienne ; les rois du pétrole y envoient missionnaires et y construisent mosquées et écoles où la forme la plus radicale de l’Islam wahhabite y est prêchée. 

C’est également un bastion de la mafia albanaise, véritable plaque tournante où se transigent chaque année des milliards de dollars de drogue.

Comment donc, le Kosovo et la Métochie, cœur de la Serbie en est-il arrivé là?

Tout d’abord, il faut savoir que le Kosovo actuel est en fait composé de deux régions, le Kosovo et la Métochie qui signifie « Terre d’église ». Le nom de cette région fut simplement abandonné après la Seconde Guerre mondiale par les communistes qui regroupèrent ces régions sous le seul nom de Kosovo.

Au XIIe siècle, le Royaume de Rascie (Serbie) prend le contrôle du Kosovo moderne âprement disputé par les Bulgares chrétiens et l’Empire byzantin. Bien qu’à cette époque le terme commence à apparaître dans les chroniques de l’époque, ils ne semblent pas présents au Kosovo et leur peuple ne semble pas jouer de rôle déterminant dans l’histoire des Balkans.

Sous le règne de Stefan Dusan (1331 – 1355), la Serbie s’étend sur le nord de la Grèce, l’Albanie, la Macédoine et le Monténégro. Le centre tant politique que religieux de cet empire est le Kosovo – Métochie, une terre comportant tellement d’églises qu’elle est surnommée la Jérusalem de Serbie.

Suite au règne de Dusan, l’Empire serbe affaibli ne réussit pas à endiguer l’invasion musulmane de l’Empire Ottoman. Le 28 juin, lors de la très meurtrière bataille de Kosovo Polje, le roi Lazare fut décapité par les forces ottomanes. Il sera plus tard sanctifié par l’Église Orthodoxe. 

Cette bataille sera un évènement majeur de la conquête ottomane qui se parachèvera au XVIe siècle. C’est ironiquement grâce à un rapport des autorités ottomanes locales qu’on apprend que le Kosovo-Métochie ne compte à l’époque que 2 % d’Albanais, qui sont toujours chrétiens à cette époque.

La domination islamique sera dure ; les Chrétiens serbes voient nombre de leurs garçons recrutés de force dans les Janissaires, ils sont également victimes de massacres et doivent payer un lourd tribut. Malgré ce joug oppressif, nombreuses seront les révoltes et soulèvements. La plus fameuse fut celle effectuée après l’échec du siège de Vienne. Malheureusement, les victoires serbes ne durèrent pas et les Ottomans durcirent leur règne.

Au XVIIe siècle, les Albanais chrétiens commencèrent à se convertir à l’Islam pour jouir d’un statut privilégié. Les Musulmans, comme les Britanniques au Québec, exigeaient des administrateurs qu’ils partagent leur foi. Les Albanais se convertirent donc et furent encouragés par les Ottomans à s’établir au Kosovo-Métochie où ils furent plus tyranniques envers les Serbes que les Ottomans eux-mêmes. 

S’en suivirent des exodes massifs où des milliers de Serbes orthodoxes et Albanais catholiques fuirent leur patrie pour les contrées plus accueillantes de l’Europe de l’Ouest, créant un vide qui serait comblé par des Albanais récemment islamisés. La coexistence entre les deux peuples est histoire d’oppression et les Serbes vivront amèrement cette domination sanguinaire.

En 1878, la Serbie se libère du joug ottoman, mais la Bosnie-Herzégovine est rattachée à l’Empire austro-hongrois alors que la Macédoine, le Sandjak, le Kosovo et la Métochie ressentent sous domination ottomane. Fuyant les territoires nouvellement indépendants, des dizaines de milliers de Musulmans albanais s’installent au Kosovo et font payer aux Serbes l’humiliation de leur défaite. À cause de ces persécutions, en 1850 et 1912, la population serbe diminuera de moitié.

Suite à la Guerre des Balkans (1912-1913), la Serbie retrouve le Kosovo et la Métochie. À l’issue de la Première Guerre mondiale, des milliers de Serbes regagneront la terre de leurs aïeux au Kosovo-Métochie sans pourtant garder rancune contre leurs anciens oppresseurs albanais. 

La Seconde Guerre mondiale permettra aux Albanais de reprendre leur colonisation du Kosovo au nom d’une grande Albanie. La colonisation se fit avec violence, massacres et exactions envers les civils serbes, cibles de la violence déchainée des Albanais.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, c’est Tito le communiste qui prendra le pouvoir dans une Yougoslavie multiethnique. Souhaitant affermir son pouvoir, celui-ci se lança dans une campagne visant à diluer l’élément serbe d’une part tout en exaltant le nationalisme albanais dans le but d’éventuellement annexer l’Albanie. Les Albanais du Kosovo jouirent donc de privilèges et les Serbes furent interdits de retour. L’interdiction du retour et un taux de natalité élevé chez les Albanais fit que sous le régime communiste devint à 74 % albanais.

Dans les années 80 et 90, les tensions entre les Serbes qui commencent à revendiquer leurs droits et les Musulmans albanais culminent avec la création de l’UCK, l’Armée de libération du Kosovo, un groupe albanais qui se lance dans une série d’attentats terroristes. Dans le plus grand secret, ceux-ci furent entrainés et financés par Berlin, Paris et Washington.

La campagne de terreur de l’UCK vise les civils serbes, les forces de l’ordre, mais également les Albanais suspectés de collaboration. Pour l’année 1998, on compte 1885 attaques qui tuent 123 civils, 145 policiers en plus de centaines de gens blessés ou enlevés.

La région est en véritable guerre civile et les Albanais refusent de payer leurs impôts et services. Si la Serbie réussit à reprendre le contrôle du Kosovo sans violence excessive, les médias occidentaux entament une campagne anti-serbe. Des escarmouches entre terroristes armés de l’UCK et militaires yougoslaves furent présentées au public occidental comme des massacres de civils, le cas de désinformation le plus célèbre étant celui de Raçak où durant des combats 45 terroristes armés avaient été tués. Malgré les rapports internationaux accréditant la thèse des Serbes, le ministre canadien Lloyd Axworthy avait alors parlé d’une « écœurante persécution de civils ! » Une analogie pourrait être faite avec Michael Zehaf Bibeau et Martin Rouleau tous deux abattus par des policiers canadiens. Imaginerait-on un ministre étranger parler de ces deux morts comme étant la preuve « d’écœurantes persécutions de civils »  musulmans?

C’est dans ce contexte de désinformation massive que l’OTAN en vint à imposer à Milosevic des conditions irréalistes que celui-ci refusera inévitablement. Pour l’OTAN, le Kosovo représente à la fois un enjeu géopolitique crucial dû à sa localisation au carrefour du monde musulman et de l’Europe, mais en plus, son sous-sol renferme des minerais en abondance, une richesse évaluée à plusieurs centaines de milliards de dollars, ce que convoitent évidemment les compagnies minières occidentales. 

Le 23 mars 1999, les forces de l’OTAN débuteront un bombardement massif de la Serbie frappant de façon indiscriminée cibles stratégiques et cibles civiles. Ces bombardements violents dureront jusqu’au 10 juin 1999 et ont pour but de briser le moral serbe et de forcer Milosevic à signer le traité qu’il avait refusé. Cette attaque, illégale au plan du droit international, causera des centaines de morts et 76 milliards d’euros de dommage. 

Le Canada a participé à ce triste carnage en fournissant 18 CF-18 qui auraient réalisé 224 bombardements distincts, un nombre dont le lieutenant-général Ray Hénault s’enorgueillit. Cette participation canadienne aux crimes de guerre de l’OTAN couta aux Canadiens la bagatelle de 700 milliards de dollars. Le premier ministre de l’époque Jean Chrétien n’hésitera pas à affirmer honteusement : « C’est la première fois que nous entrons dans une guerre pour un principe, pour des valeurs humaines, pour la protection des minorités, pour aider les gens à vivre ensemble. C’est le modèle canadien. » Hôpitaux rasés, écoles détruites, ponts rasés, civils tués ; triste modèle que le modèle canadien.

Les États-Unis profiteront de leur intervention pour bâtir une base militaire permanente (Camp Bondsteel) servant à former des terroristes qui seront utilisés dans la lutte contre Bachar Al Assad en Syrie et contre Kadhafi en Libye. Cette base est également un petit Guantanamo, isolé du reste du monde, où les prisonniers peuvent être interrogés de n’importe quelle façon en toute impunité.

La Serbie garde toutefois le Kosovo au grand dam de l’OTAN, mais doit évacuer ses troupes qui seront remplacées par les troupes atlantistes qui s’installent pour apparemment assurer l’ordre. Sous l’œil bienveillant des forces occidentales, l’UCK reprendra ses exactions et se lancera dans un véritable programme de purification ethnique, qui contrairement aux rumeurs sur les nettoyages ethniques commis par les Serbes, est bien réel. Dans les premières semaines suivant l’occupation de l’OTAN, le quart des Serbes du Mosovo fuient leur maison. Au total, 200 000 Serbes abandonneront le Kosovo depuis la fin des bombardements de l’OTAN. Les 100 000 Serbes restants vivront constamment sous la menace d’enlèvements, de meurtres, de vols et de viols.

En 2008, le Kosovo proclamera unilatéralement son indépendance, un geste que le Canada se dépêcha d’appuyer. Le premier ministre kosovar, Hashim Thaci est un ancien chef de l’UCK impliqué dans la célèbre mafia albanaise. Comme son bras droit Xhavit Haliti, il est impliqué dans le trafic de drogue, d’armes, d’organes et dans la prostitution.

Aujourd’hui les Serbes vivent dans des petites enclaves où ils arrivent à survivre soumis constamment à la menace albanaise. Des villes qui comptaient des milliers de Serbes n’en comptent plus aujourd’hui que quelques poignées. L’ONU considère le Kosovo comme un trou noir des droits de l’homme, et ce au cœur même de l’Europe du XXIe siècle. En plus de détruire les habitations serbes, les Albanais détruisent systématiquement les églises et monuments tentant du coup d’effacer les Serbes de l’histoire de cette région considérée comme la vieille Serbie.

L’histoire du Kosovo n’est pas scellée. Si le Canada fait partie de la minorité, des pays qui reconnaissent le Kosovo comme pays indépendant, nombreux sont ceux qui en accord avec les résolutions de l’ONU refusent d’entériner cet état. Récemment, la Russie a décidé de jouer le jeu de l’OTAN en supportant les séparatistes russophones dans certains pays d’Europe de l’Est, rappelant aux Occidentaux que c’est un jeu qui se joue à deux. De plus, les visées expansionnistes de l’Albanie ne sont pas assouvies ; il existe de larges communautés albanaises dans plusieurs pays des Balkans, en Italie et en Grèce et les minorités albano-musulmanes pourraient être tentées de suivre l’exemple kosovar.

FQS
Pour la reconquête de notre peuple

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