Ce dont nous ne voulons pas

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Au dessus de la tombe d'un peuple ou d'une civilisation disparue, rien ne flotte qu'une incurable mélancolie, la mélancolie de la mort sans résurrection possible. – Lionel Groulx

La fin de nos valeurs

Que reste-t-il des valeurs que nous avons développées et accumulées au cours de la croissance nationale des Canadiens-Français? Bafouées, puis remplacées en douce, elles ne perdurent aujourd’hui que dans le cœur des plus fidèles.

Les valeurs occidentales se définissent par les vertus, ces réflexes moraux acquis lors des expériences historiques de notre civilisation. Ces attributs varient entre les différents peuples, selon la particularité de leurs cheminements géographique et politique, et consolident ainsi leur unicité.

Qu'y a-t-il de plus aberrant que de constater l’innocence avec laquelle les générations contemporaines ont adopté, en grande partie, des modes de pensée et de vie complètement étrangers à ceux de nos ancêtres colonisateurs? Nous n’avons pas grandi en manipulant, ni en profitant. Nous avons travaillé sans relâche et nous avons élevé des familles droites et solides. Nous avons aimé par-dessus tout notre patrie, l’ensemble de notre bien commun, fruit d’une persévérance exemplaire guidée par le patriotisme et par la foi catholique des ancêtres.

Nos valeurs nous sont infiniment précieuses, car elles forment ensemble le plus coriace des remparts face aux attaques incessantes des ennemis de la particularité culturelle et de l’identité nationale, pour qui le cœur se situe dans la bourse ou dans le portefeuille.

Le maintien d’un monopole anti-national dans nos institutions

Pour rentabiliser une masse, pour en profiter économiquement au niveau international, il est préférable que l’ensemble des individus oublie qu’ils participent à quelque chose d’exceptionnel, soit l’avancement d’un peuple distinct. Ce qui fut expérimenté lors des grandes tragédies communistes, entre autres l’éradication de toute trace d’identité, est aujourd’hui appliqué sous des formes plus sournoises.

Presque chacune de nos institutions publiques, ainsi qu’une bonne majorité des entreprises privées (médias et autres), ont désormais tendance à propager les nouvelles variantes du courant marxiste. Courants d’idées importés au Québec et maintenus principalement par certains groupes chez qui profiter, manipuler puis encaisser sont des habitudes doctrinales.

Que ce soit dans nos institutions scolaires, dans lesquelles un système gauchiste établi s’assure une continuité de représentants dans des postes clés pour un maximum d’endoctrinement;

Que ce soit dans les médias, qui ridiculisent chaque initiative véritablement nationaliste pour ensuite glorifier la dégénérescence de notre société et le chaos multiethnique;

Que ce soit au gouvernement, par lequel sont subventionnées de véritables farces, d’horribles projets et émissions qui n’ont rien à voir avec le mode de vie et les valeurs des Canadiens-Français, mais qui travaillent à nous faire assimiler la culture étrangère avec acharnement…

Partout dans nos institutions, la machine de la dénationalisation est en marche. À grands coups de discrimination positive et d’accommodements raisonnables, l’objectif est de casser ce qui reste de conscience nationale et identitaire chez la majorité de souche.

L’enseignement du désordre social

Le système de l’enseignement, passé aux mains des partisans du multiculturalisme à l’échelle mondiale, est assurément l’une des plus grandes pertes de la nation canadienne-française. Depuis la préparation pour la révolution tranquille, vers la fin des années cinquante, des associations étudiantes chapeautées par des membres du personnel influents s’acharnent avec une énergie destructrice à répandre, dans le Québec, une passion aveugle pour la lutte des classes.

Endoctrinés dès la première session collégiale ou universitaire, les esprits les moins éclairés finissent, après un mois ou un an, par devenir les grands promoteurs du pouvoir prolétarien et de la lutte des classes.

Est-ce que la lutte des classes peut sauver le Québec de la situation dans laquelle il s’enfonce? Qu'y a-t-il de plus insensé que de se lancer dans une série de querelles sociales visant à persécuter, sinon éliminer les classes les plus réfractaires aux politiques gauchistes?

Alors que les partisans d’un gouvernement mondial cherchent à briser ce qu’il nous reste de commun, ce qui nous maintient encore et toujours sous les définitions de peuple et de nation, ne devrions-nous pas plutôt détourner notre regard de la quête du profit individuel, afin de serrer les rangs dans l’unité nationale et la conscience identitaire?

Stagnants dans le vide d’une société qui priorise l’étranger et le médiocre au détriment du national, c’est la voie commune d’une nation assumée et d’une culture traditionnelle et féconde que nous devons emprunter.

N’y a-t-il pas de marche plus sûre et prometteuse que celle d’un peuple uni par l’héritage?

N’est-ce pas la meilleure alternative à un effondrement national dans une lutte sociale fratricide organisée par les partisans d’une doctrine étrangère?

Peut-on l’éviter?

Nous sommes donc tous impliqués dans cette grande course où vérité et mensonge, national et étranger, individualisme et unité s’affrontent pour l’avenir du Québec, de l’Amérique et de l’Occident tout entier.

Notre premier devoir est de semer à nouveau la gerbe de la conscience identitaire. Les valeurs engendrées par celle-ci font les arguments que nous déployons chaque jour dans notre lutte pour la primauté du national. C’est de ce mouvement énergique et intellectuel que naît déjà le nouvel espoir du retour des forces nationalistes aux rênes du pouvoir.

Les ennemis du national ont une longueur d'avance, car nous avons dormi trop longtemps. Le cancer des idées post-marxistes s’est répandu dans la population. Ils ont stratégiquement mis en place, depuis belle lurette, les critères de cette sélection idéologique qui nous barrent encore les portes de bien des milieux.

Cependant, le point de non-retour dans la dégradation de notre mode de vie est loin d’être atteint. C’est plutôt le seuil de tolérance de bien des Québécois de souche qui est franchi à chaque accomplissement de nos détracteurs.

Nous prônons d’abord la grandeur de l’être et de l’esprit, les vertus que sont l’honnêteté, la fidélité, la sincérité, ainsi que la conscience ajoutée à l’unité nationale et identitaire. Nos opposants se trouvent aux antipodes de tout cela et nous donnent aujourd’hui, lors de leurs agitations, une excellente démonstration de leurs idées destructrices, soit la division sociale appliquée.

Gageons donc que le choix ne sera pas difficile à faire pour les héritiers du peuple fondateur quand tout ce en quoi ils croient aura été bafoué et bafoué encore. Chaque jour, de nouvelles voix se lèvent pour dénoncer ce dont nous ne voulons pas.

Peut-on l’éviter?
Nous l’éviterons!

Fédération des Québécois de souche

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