Marche aux flambeaux pour les Patriotes 2013

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Le 15 février dernier se déroulait, comme à chaque année, la marche aux flambeaux en mémoire des douze patriotes pendus à la suite des rébellions de 1837-1838, organisée par les Jeunes Patriotes du Québec. Comme l'année précédente, la Légion Nationale et la Bannière Noire ont fait un appel aux militants et nous avons décidé, pour la première fois, de nous joindre à eux et de participer à cet événement en souvenir de nos ancêtres morts pour la patrie, le tout dans une ambiance de respect et de commémoration.

Le combat des Patriotes et l'indépendance, un combat réservé aux progressistes ?

Certains semblent penser que le combat des Patriotes n'était motivé par rien d'autre que des valeurs progressistes et cosmopolites. Cette vision de l'histoire suppose une révolution entièrement bourgeoise et progressiste qui est tout à fait fausse. Que parmi tous ceux qui sont morts, par les armes ou la potence, l'idée de patrie, de préservation des siens ou même de religion était absente. Les Patriotes seraient tous de fervents «lettrés» adeptes des philosophies des Lumières… Cette perception nous démontre l'importance de notre présence aux événements soulignant le combat des Patriotes, car ces raccourcis semblent faire oublier d'une part, une partie du discours des Patriotes, et d'autre part, ce qui est encore plus désolant, ces pères de familles, cultivateurs, miliciens et tous ceux qui sont morts pour notre peuple plutôt que pour quelque idée que ce soit. Nous affirmons que les Patriotes ont avant tout combattu en réaction au sentiment d’écœurement face au pouvoir anglais écrasant, souhaitant redonner à leur peuple la liberté de destin du siècle passé.

La marche

La marche silencieuse d’une centaine de personnes a débuté à la Place Émilie-Gamelin, près du métro Berri-UQÀM, pour se diriger jusqu’à la Maison Ludger-Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Nos militants furent encore une fois irréprochables dans leur comportement, faisant preuve d’une discipline hors pair. Nos activistes se situaient stratégiquement à l’arrière de la marche, suite à la demande des organisateurs, pour protéger les participants plus âgés placés au centre en raison des menaces proférées par des militants d’extrême-gauche, ces derniers n’acceptant pas de voir des nationalistes défiler dans les rues montréalaises. Nous souhaitons également faire remarquer que nos militants n’étaient pas identifiés et qu'aucune bannière n’a été déployée, vu que le contexte pour le moins « funéraire » n’y portait guère.

La confrontation des anarchistes et leur intimidation

Au coin des rues Sainte-Catherine et Saint-Laurent, la marche fut confrontée par un petit groupe d’une vingtaine d’individus masqués, visiblement surexcités et scandant des slogans anarchistes en espagnol. Ils avaient clairement très peu de respect, ni pour le cortège silencieux, ni pour les morts de 1839. Ils arboraient une bannière avec l'inscription No Pasaran, la même que celle qu'ont utilisée les casseurs le 9 février au Palais des Congrès, protestant contre le Plan Nord.

Suite à cette confrontation à l'intersection, les anarchistes ont souhaité continuer de provoquer le défilé et ont tenté de ruiner le reste de la marche silencieuse avec leurs slogans. Heureusement, ils ont été interceptés par la police peu de temps après et n'ont pas pu accomplir leur dessein. Le cortège a donc pu poursuivre dans le calme jusqu'à sa destination.

 

 

Céder au chantage

Par peur d'attirer les trouble-fêtes antinationalistes et ce, malgré notre comportement irréprochable et notre absence complète de symboles ou de bannières partisanes, des représentants de la Société Saint-Jean-Baptiste ont préféré que nous n'entrions pas dans les locaux de l'édifice. Nous nous devons de faire remarquer que cette attitude est fort éloignée de l'esprit qui animait les Patriotes de 1837-1838, qui se sont tenus contre l'adversité jusqu'à la fin. Dans le contexte de l’époque, nous nous demandons quelle aurait été l’attitude de la Société Saint-Jean-Baptiste face aux Patriotes…

Les représentants de la SSJB ont choisi de céder à la violence d'une quinzaine de criminels masqués malgré le nombre de marcheurs presque dix fois supérieur aux agresseurs. Ce sont les même signes de faiblesse politique dont nos élites font preuve quand elles préfèrent flancher plutôt que d'essuyer les critiques de gens qui rejettent l'idée même de nation. Nos militants présents pour rendre hommage aux Patriotes ont donc quitté sans protestation et dans l’ordre le plus complet suite à la demande des organisateurs, notre but n’étant pas de perturber l'événement.

Cela s'avéra suffisant pour que certains représentants des Jeunes Patriotes du Québec nous accusent d’être présents par opportunisme et d'avoir désirer provoquer des guerres de clochers. Notre groupe a uniquement souhaité marcher pacifiquement en mémoire de nos ancêtres, sans slogan, sans bannière et sans logo. Nous avons fait le nécessaire pour nous joindre à l'esprit de la marche de la façon la plus totale. Alors de quoi sont coupables nos militants ? De défendre les intérêts d'un peuple pour qui personne ne va plus au bâton? Nous ne pouvons être coupables que de délit d'opinions. Il ne faut pas oublier que ce sont ces mêmes trouble-fêtes qui feront des histoires lorsque n'importe quelle organisation souhaitera organiser un événement ou faire venir un conférencier qui irait soi-disant à l'encontre de leurs principes.

L'agression d'un jeune couple

Après s'être vu refuser l'entrée dans la Maison Ludger-Duvernay, un jeune couple a été agressé sur le chemin de leur véhicule. Le couple a eu le malheur de croiser un groupe d'une quinzaine de personnes, dont plusieurs étaient masqués, qui semblaient faire partie des contre-manifestants croisés plus tôt. Les agresseurs ont reconnu les participants à la marche et se sont mis à les poursuivre dans les rues en les traitant de fascistes, insulte habituelle pour tout ce qui n'est pas cantonné à gauche. Tentant de réfugier sa femme dans un commerce, le jeune père de famille fut tiré en bas des marches et projeté au sol pour que les quinze assaillants l'agressent à coup de bottes au visage et au corps. L'homme se releva et se défendit comme il put devant ses attaquants avant que ceux-ci ne s'enfuient. Pour ajouter un fait cocasse à cette histoire tragique, plusieurs des agresseurs ont culbuté au sol en tentant de prendre la fuite en raison des plaques de glace. Pas moins de huit véhicules de police sont arrivés sur les lieux, les policiers avouant avoir régulièrement des problèmes de ce genre avec l'extrême-gauche dans ce secteur.

Le combat des oubliés

La Fédération des Québécois de souche est une organisation militante nationaliste identitaire, chose que nous assumons pleinement, tout comme chacune de nos positions. Positions ayant été partagées, soit dit en passant, par un grand nombre de personnalités et d'organisations nationalistes dans le passé, passant de Lionel Groulx à la Société Saint-Jean-Baptiste elle-même. Malheureusement, nous sommes les seuls à braver aujourd'hui des sujets aussi politiquement incorrects que l'immigration et le multiculturalisme sans tabou et nous en payons quotidiennement le prix par des campagnes de salissage et des agressions, alors que les organisations longuement établies longent les murs pour éviter d'aborder ouvertement ces sujets. Céder à la rectitude politique et au chantage de nos opposants et livrer notre peuple à sa lente disparition n'est pas une voie pour nous.

Nous sommes donc coupables de dire que notre peuple existe bel et bien ethniquement et non uniquement en tant qu'idée abstraite. Une nation se fait pour un peuple, non pour une idée. De même que le combat des Amérindiens sans Amérindiens perd tout son sens, lorsque le Québec ne sera plus majoritairement d'origine française, il cessera d’être le Québec. Jamais nous n'avons dénigré qui que ce soit et nous avons marché aux côtés de gens de différentes origines et orientations politiques, sans qu'il n'y ait problème ou confrontation.

L'époque de la rectitude politique est définitivement terminée; nos opposants devront abdiquer, car nous comptons bien faire partie du paysage politique pour les années à venir. Nous ne souhaitons pas être complices de notre lente et pénible disparition et savons qu'un jour, les organisations souverainistes et indépendantistes seront mises devant ce fait accompli. Par peur d’être traînés dans la boue, ils passeront alors à l'histoire la tête basse ou en niant tout simplement que nous avons déjà existé comme peuple, cédant alors au culte du citoyen du monde.

Pour la préservation de notre peuple,
FQS

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