Élections 2018 : Nationalistes : pour qui voter ?

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Élections 2018 : Nationalistes : pour qui voter ?
Le jeudi 23 août dernier, les élections provinciales furent déclenchées et c’est ainsi que le 1er octobre prochain, les Québécois se rendront aux urnes. D’ici au moment du vote, chaque nationaliste devra se questionner sur l’approche qu’il prendra face à ces élections. Doit-il prendre part à la mascarade électorale ? Et si oui, quel parti politique est le plus apte à défendre l’identité, la culture et la survie de la nation canadienne-française ? Ces questions sont d’une importance capitale, puisque nous sommes présentement face au remplacement de notre peuple par l’immigration de masse, écrasé sous les vagues successives d’immigrants légaux comme illégaux. Si la Fédération des Québécois de souche a toujours favorisé les initiatives se produisant en dehors de la politique politicienne, c’est que les responsables politiques qui seront élus le 1er octobre n’auront jamais le courage nécessaire pour utiliser les leviers permettant de ralentir les vannes de l’immigration. Cependant, il convient d’affirmer qu’il est de notre devoir à tous de nous assurer que les questions qui nous sont chères obtiennent une couverture maximale, particulièrement à une période où l’ensemble de la population est tourné vers le spectre politique afin de déterminer son avenir.

Pour cette raison, ce sur quoi les nationalistes doivent s’entendre, c’est qu’il est essentiel d’exercer une pression maximale sur les politiciens. Les enchère sur une réduction de l’immigration entre le Parti Québécois et la Coalition Avenir Québec dans la première semaine de septembre (LaPresse, 7 septembre 2018), l’attaque soutenue de Maxime Bernier contre le multiculturalisme Canadien du 12 août (Global News, 13 août 2018) et la crise d’hystérie de Justin Trudeau à St-Jean sur Richelieu le 18 août dernier (Journal de Montréal, 20 août 2018) montrent qu’il est possible d’influencer les politiciens dans l’arène nationaliste, tant ceux qui nous appuient que ceux qui nous détestent. Plus les politiciens comprendront qu’une large portion de l’électorat a une sensibilité importante aux enjeux de l’immigration et de l’identité, plus nous aurons la chance de voir ces questions débattues, non pas seulement à l’assemblée nationale, mais également dans les médias et dans le reste de la société en général. Le vote devient alors une façon de récompenser le parti ayant porté le plus d’attention à la survie de notre peuple.

Pour faire barrage à la rectitude mondialiste, imposons la rectitude nationaliste !
L’heure est venue de renverser la vapeur. Puisque les Québécois de souche sont mis en minorité par les politiques d’immigration actuelles, il temps qu’ils commencent à agir comme un bloc électoral monolithique afin de défendre leurs intérêts. C’est donc à nous qu’il revient de forcer les politiciens à entrer dans une surenchère de faveurs envers NOTRE groupe ethnique. Forçons les politiciens à se positionner en notre faveur : réduction des niveaux d’immigrations défense de la langue française, fin des accommodements « raisonnables » *, défense de l’identité canadienne-française, etc.

Nous les nationalistes ; nous devons nous assurer que notre vote soit toujours représentatif de nos intérêts, tant pour punir ceux qui ont fait leur profession de foi mondialiste que pour encourager ceux qui s’aventurent dans notre direction.  Si le monolithique vote ethnique a pu agir de sorte que chaque parti politique est entré dans une surenchère irresponsable pour répondre à ses intérêts ; un vote monolithique sur la survie de notre peuple pourrait lui aussi servir à renverser ces décisions.  

*Le terme « accordement raisonnable » n’est qu’une appellation orwellienne visant à modeler la pensée.

Alors, pour qui voter ?
S’il est évident que le parti libéral n’obtiendra aucun de nos votes, le choix n’est pas nécessairement évident. En ce qui concerne Québec Solidaire, le parti ne diffère pas particulièrement des libéraux en ce qui touchent aux questions de l’immigration et de l’identité – ceux-ci n’ayant absolument rien à faire de la survie du peuple qu’ils souhaitent représenter – malgré leurs prétentions indépendantistes. Comme le soulignait Pierre-Falardeau, la souveraineté du Québec est le dernier point de leur programme – ils n’en ont rien à cirer – c’est donc une option définitivement rejetée.

Les nationalistes ont donc le choix entre le Parti Québécois, la Coalition Avenir Québec ou d’autres partis plus marginaux, notamment Citoyens au pouvoir du Québec.  S’il est clair qu’un parti comme Citoyens au pouvoir ne gagnera pas les élections, il peut tout de même représenter une excellente alternative aux partis principaux, surtout pour montrer notre désapprobation face à ce qui est proposé ou encore lorsque nous savons que les candidats politiques de notre circonscription ont des tendances anti-nationalistes.

Jusqu’à l’avènement d’un parti politique qui défendra bec et ongle nos intérêts, la stratégie du vote nationaliste ne devrait jamais être partisane – elle devrait plutôt se laisser porter par les offres des partis politiques en poussant les partis à surenchérir l’offre nationaliste – en votant finalement pour ceux qui en offriront le plus.

Si cette affirmation peut paraitre curieuse pour une partie de nos lecteurs qui se demandent pourquoi le Parti Québécois ne représente pas, de facto, le parti à la défense des intérêts de notre peuple, nous les invitons à lire ce texte. En effet, si historiquement le PQ s’est porté à la défense de la langue française et a fait de la souveraineté son cheval de bataille, celui-ci a depuis longtemps embrassé le nationalisme civique et abandonné toute défense de la nation historique ainsi que son identité ethnoculturelle. La CAQ, quant à elle, a fait du nationalisme un des thèmes phare de son parti tout en définissant mollement ce en quoi cela consistait ; le peu de controverse soulevé par leurs choix et propositions jusqu’à maintenant démontre que le parti ne s’est nullement engagé dans des propositions réellement courageuses.
 

Mais finalement, on vote pour qui ?
Dans vos circonscriptions respectives, informez-vous sur le passé des candidats, puis faites la comparaison ; gardez aussi un œil sur les partis alternatifs, il est toujours possible que des candidats réellement nationalistes se présentent près de chez vous ! Inversement, il est essentiel de connaître minimalement les candidats pour lesquels vous votez, même si vous souhaitez offrir votre vote au parti politique dans lequel ils sont impliqués, car ceux-ci pourraient être des éléments anti-nationalistes au sein de leur propre parti. Prenons par exemple, le cas d’Alexandre Cloutier aux élections précédentes dans la circonscription de Lac-Saint-Jean. Alors que celui-ci est au Parti Québécois, il s’est montré, lors de la course à la chefferie du PQ, un ardent défenseur du multiculturalisme à la manière d’un Justin Trudeau péquiste et ce, bien au-delà des dérives habituelles auxquelles le Parti Québécois nous a maintenant habitué. De la même manière, plusieurs candidats de tous les partis politiques ont appuyé la pétition appuyant une enquête sur le racisme systémique à Montréal. Si les candidats n’ont pas de particularités en faveur ou en défaveur d’une réduction de l’immigration et de la promotion de notre identité – nous vous invitons à communiquer avec eux pour leur faire part de vos appréhensions afin de les faire pencher d’un côté ou de l’autre.

Vous êtes probablement, comme nous, très cyniques de notre démocratie et de notre système parlementaire. Par contre, ne sous-estimez pas le pouvoir du vote ; les politiciens feront tout pour se faire élire, profitez-en ! Pour contrer le vote ethnique, nous devons opposer le vote nationaliste ! Les mondialistes se servent de la rectitude politique pour agiter les politiciens comme les marionnettistes utilisent la ficelle pour agiter des pantins ; installons nos propres ficelles sur les politiciens, servons-nous de la rectitude nationaliste ; la rectitude politique nationaliste doit s’opposer à la rectitude politique mondialiste ! 

Ainsi, il est d’une absolue nécessité de faire sortir le vote nationaliste. Plus notre vote sera fort, plus les politiciens feront des pieds et des jambes pour nous courtiser. 

Pour la reconquête de notre peuple !
Fédération des Québécois de souche

 

Références

FQS (3 juin 2017), « « Rencontres Maîtres Chez Vous 2017 » : Orgie intellectuelle de la jeunesse mondialiste », http://quebecoisdesouche.info/conferences-maitres-chez-vous-jeunesse-mondialiste/

Global News (13 août 2018), “Maxime Bernier slams Justin Trudeau’s ‘cult of diversity’ in Twitter rant”, https://globalnews.ca/news/4385065/maxime-bernier-twitter-diversity-justin-trudeau/

Journal de Montréal (20 août 2018), « Le vrai visage de Justin Trudeau », https://www.journaldemontreal.com/2018/08/20/le-vrai-visage-de-justin-trudeau

Le Peuple (31 juillet 2018), « La CAQ se tire dans le pied au sujet du racisme systémique », http://le-peuple.ca/politique/article-2963-1533030211

Lapresse (7 septembre 2018),  « Lisée pense pouvoir accueillir entre 35 000 et 40 000 immigrants par année », http://www.lapresse.ca/actualites/elections-quebec-2018/201809/07/01-5195678-lisee-pense-pouvoir-accueillir-entre-35-000-et-40-000-immigrants-par-annee.php 

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