Entretien avec Laurent Ozon du Mouvement pour la remigration

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Depuis quelques temps bat en France une campagne médiatique portant sur la remigration. L'objectif? Inverser les flux migratoires, ni plus ni moins. Derrière cette campagne audacieuse se trouve le groupe Mouvement pour la remigration. Nous avons interrogé Laurent Ozon, son dirigeant, pour mieux comprendre le concept de remigration.


Laurent_ozonLe Harfang – Avant toute chose, que signifie concrètement la remigration?

Laurent Ozon – La remigration, c'est un mot-slogan pour définir l'inversion des flux migratoires dans un cadre politique et l'anticipation et la préparation de cet objectif. L'origine de ce mot est anglaise (attestée vers 1646 dans la littérature scientifique anglaise) dans son acception actuelle. Ce mot a le mérite d'être un « virus efficace, facile à répliquer, facile à mémoriser et facile à comprendre sans être dévalorisant pour le porteur ».


H – Dans un contexte où l'Occident subit une immigration de masse, ne devrait-on pas axer sur l'arrêt de l'immigration avant la remigration?

LO – Bien sûr, mais notre travail est pour la suite. Nous n'avons aucune utilité à dire qu'il faut arrêter l'immigration. Cette idée est largement majoritaire. Seuls les rapports de force politique nous empêchent d'y arriver. Question de temps et d'alternance, mais pas de conviction. Nous n'avons rien à apporter à ce sujet hors du champs politique électoral et des rapports de force qui doivent restituer cette majorité, si les acteurs de ce renouvellement et les porteurs de ce constat sont efficaces (ce qui est une autre question). Notre travail est de déboguer la question suivante qui sera l'inversion des flux migratoires. En effet, même si beaucoup pensent que c'est souhaitable dans l'absolu, la presque totalité des gens ne voient pas comment faire, comment répondre à ceux qui affirment que c'est impossible. C'est notre travail. Si nous réussissons ce travail, nous pourrons espérer que ce sujet soit « déminé » et traitable politiquement.


H – Hormis les déplacements de population massifs qu'a connus l'Europe au XXème siècle, existe-il des précédents historiques?

LO – Des centaines d'exemples historiques. Le plus connu des Français est la fin de la guerre d'Algérie et le rapatriement manu militari de plus d'un million de Pieds-Noirs, nous pourrions évoquer la décolonisation de l'Inde et la création du Pakistan ou la remigration des Irlandais de Nouvelle-Zélande pour prendre des exemples très différents. Gandhi est une figure qui nous plaît beaucoup. Un homme qui lutta pour la décolonisation et la remigration, mais aussi pour le localisme (swadeshi) pour son peuple. 


H – Votre proposition de renvoyer les populations extra-européennes dans leur pays d'origine touche également des immigrés de deuxième ou troisième génération. Comment renvoyer des gens qui n'ont pas connu leur pays d'origine?

LO – Simplement, l'art du politique n'est pas d'empiler les contextes individuels pour se retrouver impuissant à agir, mais d'avoir prise sur les destins collectifs pour le moindre mal commun. Il y aura des exceptions et nous ne reviendrons pas au statu quo ante, mais l'immense majorité devra repartir. Un petit exemple pour mémoire, à la fin de la décolonisation de l'Algérie, certaines familles de Pieds-Noirs étaient depuis sept générations en Algérie…


H – Votre mouvement créé en septembre dernier est-il parrainé ou financé par un groupe ou parti politique?

LO – Nous sommes financés par les dons de nos adhérents et sommes indépendants des partis politiques. Nous pensons néanmoins que le FN est la seule force politique susceptible de faire avancer ces questions dans le bon sens dans les mois et années à venir. Nous nous abstenons donc de toute action susceptible de lui nuire.


H – La campagne Bienvenue chez nous est d'un professionalisme qui ferait rougir les spécialistes marketing de plusieurs boîtes de publicité. Comment a-t-elle été reçue en France? Les gens visés ont-ils réagi publiquement?

LO – Merci. Nous savons qu'elle est prise au sérieux puisqu'il y a un blocus complet de l'information à son sujet. Il giornale, par exemple, le quotidien italien de centre-droit, y a consacré un large article, mais aucun média français n'en parle. C'est vraiment bon signe. Nous prenons cela pour un encouragement à continuer. La suite, ce sera en février et mars des campagnes d'affichages dans les rues françaises. Il nous faut préparer cela, financièrement surtout. 


H – Sans entrer dans les détails, peut-on s'attendre à d'autres campagnes du genre prochainement?

LO – Oui, notre travail est d'activer l'immunité de notre peuple et de mettre l'adversaire sur la défensive. En plus du travail de proposition et diplomatique que nous réalisons, nous prévoyons d'autres opérations.

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Un commentaire

  1. Mathieu L. le

    C’est très possible, voir l’operation Wetback aux États-Unis…

    «Overall, there were 1,078,168 apprehensions made in the first year of Operation Wetback, with 170,000 being rounded up from May to July 1954. In addition, many illegal immigrants fled to Mexico fearing arrest; over half a million in Texas alone.[39] The total number of apprehensions would fall to just 242,608 in 1955, and would continuously decline by year until 1962, when there was a slight rise in apprehended workers.»

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