Entretien avec Vic Survivaliste

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Que ce soit dans le domaine économique, culturel ou politique, la faillite de la plupart des gouvernements occidentaux est désormais impossible à nier; ils sont tout simplement incapable de faire face aux problèmes qu’ils ont souvent eux-mêmes engendrés. Un des domaines dans lequel l’État faillit de plus en plus, c’est celui d’assurer la sécurité des citoyens qui lui ont pourtant transféré le rôle d’assurer leur protection (abandon du droit de porter des armes à l’État). Face à cet état de chose, un nombre croissant de gens décident de reprendre le contrôle de leur vie et de ne plus se fier sur un gouvernement dont l’inefficacité est notoire. Ils se préparent, développent leur autonomie et apprennent à ne compter que sur eux-mêmes et sur leurs propres ressources. Ce sont les survivalistes. Au-delà des titres accrocheurs souvent mensongers, cette mouvance n’a rien d’extrémiste, ce sont des hommes normaux qui décident simplement de ne pas compter sur l’État lorsque les choses se dégraderont. Leur représentant québécois le plus célèbre, Vic Survivaliste.

Le Harfang – Le survivalisme à l’heure qu’il est une question de préparation. Se préparer, d’accord, mais se préparer à quoi ? Quels sont les scénarios catastrophes qui vous semblent crédibles ?

V – La préparation, c’est un résultat, ce n’est pas une fin en soi. Dans le survivalisme, oui il est question de préparation, c’est indéniable. Mais le but premier, ce n’est pas de se préparer à quelque chose, c’est de développer notre autonomie. Cette autonomie, une fois atteinte ou en bonne voie, nous permettra d’affronter tous les aléas de la vie, y compris des catastrophes mais aussi le chômage, la maladie prolongée, un accident d’automobile. Alors oui, le développement de l’autonomie passe par la préparation. Par exemple, si je veux être autonome en matière de premiers soins, je vais me former en la matière et m’équiper en conséquence. Ainsi, si un de mes enfants, un voisin, un inconnu dans la rue, un automobiliste se blesse sérieusement, je serai en mesure de pouvoir intervenir et peut-être lui sauver la vie ou prévenir de graves séquelles en attendant les premiers répondants. C’est un état d’esprit en fait qui consiste à faire toutes les démarches, prendre tous les moyens, pour faire face à un maximum de situations sans devoir compter sur de l’assistance ou de l’aide extérieure. Un peu comme nos premiers colons devaient faire, étant isolés et sans infrastructures. Sauf que nous, maintenant, nous avons un bagage de connaissances considérablement plus développé qu’à l’époque, des moyens techniques incomparables et une opulence que nos ancêtres n’avaient pas.

Quant aux scénarios catastrophes, beaucoup, énormément sont crédibles mais chacun d’eux a un degré de probabilité variable. La météorite géante qui détruira un hémisphère c’est crédible, ça s’est déjà produit, idem pour les super-volcans. Mais la probabilité que nous connaissions ça est infime, infinitésimale. Bien entendu les catastrophes naturelles sont possibles, il en survient à chaque année partout sur la planète mais encore là, les probabilités qu’elles soient graves et qu’elles provoquent des bouleversements énormes, chez nous, sont faibles. Le facteur humain est de loin ce qui nous affecte le plus. Crime, finance, économie, géopolitique, tout cela nous affecte chaque jour. Pour le moment, le plus probable est l’arrivée de la prochaine crise économique, car dans nos systèmes dits capitalistes, il y a toujours des crises. La question est de savoir son ampleur, celle de 2008 a été énorme et est venue à deux cheveux de tout emporter, provoquant une situation jamais connue dans l’histoire moderne. Heureusement, ça ne s’est pas produit mais nous avons été à 12 heures de tomber sur des guichets automatiques vides… Toutefois, nous allons vers un effondrement global de l’économie. L’effondrement moral est déjà commencé depuis plusieurs décennies et s’est accéléré dans les derniers 10 ans. C’est la première étape qui annonce tout le reste.


H – Pour les débutants, l’important est-il de stocker ou d’apprendre diverses techniques ?
V – Stocker c’est un moyen. Apprendre, c’est un moyen mais aussi une fin en soi. On a beau avoir toute la panoplie d’électriciens, si on ne sait pas comment l’électricité circule, d’où et vers quoi, ça ne sert à rien. Connaissances d’abord, expériences ensuite et après, stockage. Si on stocke des aliments, le premier réflexe du nouveau survivaliste sera d’acheter des conserves. Ça fera le boulot, mais c’est nettement incomplet. Il faut savoir ce qui se conserve ou non, comment on préserve la nourriture, pendant combien de temps on peut la conserver, quelles sont les différentes techniques de conservation, etc. Pour notre part, nous devons avoir pour environ 12 à 15 jours de nourriture en boîte de conserve mais pour une année et demi en nourriture sèche entreposée à l’abri de la lumière et surtout de l’oxygène, principal élément qui détériore la nourriture. Le gros de nos réserves se conservera 25 ans sans problème.

Cela, le survivaliste débutant ne le sait pas. S’il décide de s’équiper de conserves pour pouvoir durer six mois, ça lui coûtera une fortune et il passera à côté de solutions moins onéreuses et offrant une plus grande variété alimentaire.

Quand on commence, la chose à éviter, c’est de se précipiter au magasin ou au supermarché. On s’assoit, on réfléchit à nos besoins réels, on fait des recherches, on lit, on cogite, on refait des recherches et on commence à stocker et s’équiper, lentement, progressivement. On met à l’épreuve nos achats et on recommence toutes les étapes en vue de se perfectionner.


H – D’ailleurs, quand on commence à s’intéresser au survivalisme, quel est le « cours 101 » pour bien se préparer ?
V- Hélas, il n’y a pas grand chose d’utile qu’on peut trouver sur Internet ou ailleurs. J’ai développé une formation d’une journée que j’ai dispensée souvent qui s’intitule « Développer 21 jours d’autonomie ». Selon mes recherches, les 3 jours d’autonomie que prône la Sécurité Civile sont nettement insuffisants et si quelqu’un doublait ou triplait le nombre de jours de réserves en vertu de ce mode de préparation, cela serait toujours insuffisant pour faire face aux difficultés quotidiennes.

De mon point de vue, 21 jours de préparation est un minimum pour qui se dit survivaliste. Cela suppose un degré de préparation qui dépasse l’improvisation. Tous ceux à qui j’ai donné cette formation étaient comme assommés de réaliser à quel point ils avaient négligés des aspects importants car ils pensaient que 21 jours, c’est seulement sept fois trois jours, ou trois fois une semaine. Et non! Certains besoins croissent exponentiellement avec le temps et si on peut les ignorer sur une courte période, ils deviennent inéluctables après un certain temps.

L’autre raison pour laquelle j’ai développé une formation pour atteindre trois semaines d’autonomie, c’est que si on peut vivre trois semaines en pleine autonomie ou à peu près en pleine autonomie, c’est qu’on peut, dans ce cas et simplement en multipliant les réserves, atteindre trois mois ou même trois ans avec peu ou prou la même préparation. Les besoins sur trois semaines sont sensiblement les mêmes que les besoins pour trois mois ou trois ans.

On trouve plein de trucs sur Internet mais je n’ai pas vu encore une approche systématique, complète et surtout réaliste, suffisamment détaillée pour bien aider des nouveaux survivalistes à se préparer.

Alors, désolé si je me fais de la publicité mais à date, il n’y a que moi qui offre un « cours 101 » suffisamment étoffé pour que les personnes qui le suivent et qui l’appliquent puissent bien se lancer dans la voie de l’autonomie. On ne s’improvise pas survivaliste compétent. Cela s’apprend, généralement par essais/erreurs, ce qui en soi est très formateur, si on a le temps de faire de telles erreurs et de les corriger et si on a les moyens de faire beaucoup de dépenses inutiles. Sinon, il y a « Développer 21 jours d’autonomie » avec moi.


H – Quelles lectures proposeriez-vous à un débutant ?
V – La lecture la plus importante à mon avis, ce serait « Survivre à l’effondrement économique » de mon ami Piero San Giorgio, (Éditions Le Retour aux sources, 2011), traduit en plusieurs langues mais écrit initialement en français. C’est un best-seller qui a donné ses lettres de noblesse au survivalisme dans la francosphère. C’est un ouvrage d’éveil, d’explications, de démonstrations que l’inimaginable est possible et même certain et qui contient des conseils de base pour commencer à développer son autonomie afin de cheminer vers la Base Autonome Durable (BAD).

Beaucoup de nouveaux survivalistes se lancent dans la lecture de livres sur la survie. Si vous devez, par nécessité, faire un jour de la survie, c’est que tous vos plans et vos protocoles survivalistes ont échoué : vous êtes alors un mauvais survivaliste ou un survivaliste malchanceux. On ne veut pas cela!

Une fois que les débutants auront lu un livre comme « Survivre à l’effondrement économique », ils auront développé un bien meilleur portrait d’ensemble et déjà commencé à se préparer plus intelligemment et plus complètement. Certains aspects de la préparation ne coûtent rien, comme le développement du lien social ; d’autres nécessitent des fonds et surtout des connaissances ainsi que de la mise en pratique.

Pour le reste, à part le livre de Piero, je dirais d’éviter les lectures de trucs et astuces, c’est de la perte de temps. Youtube est très populaire chez les survivalistes débutants, certains y passent de dizaines et des dizaines d’heures afin de trouver, par exemple, LE couteau survivaliste par excellence. Ça n’existe pas. Allez à l’essence des choses. Ne cherchez pas le meilleur « couteau survivaliste », cherchez plutôt à comprendre quels sont les attributs d’un couteau et quels sont les critères qui font un bon couteau, comme je l’expliquais dans un billet : http://preparationquebec.blogspot.ca/2016/08/couteau-de-survie-pour-survivaliste.html

J’invite évidemment les débutants à fréquenter mon blogue qui est atypique pour un blogue survivaliste : je n’y fais pratiquement pas de revue d’équipements mais par contre j’aborde le survivalisme sous les angles analytiques, stratégiques, globaux et pragmatiques, dans tous ses aspects y compris les aspects politiques, idéologiques ou sociétaux.


H – Les milieux ruraux semblent être davantage appropriés pour une préparation solide. Est-il possible de bien se préparer dans un environnement urbain ?
V – Est-il possible de bien se préparer en milieu urbain ? Certainement. La question cruciale à laquelle on doit répondre, c’est : pour durer combien de temps ? Les villes existent depuis que les civilisations existent et elles continueront toujours d’exister. Cependant, les villes ont besoin de ressources alimentaires et énergétiques qu’elles sont incapables de produire. Elles paient ces ressources avec des biens manufacturés, des services ou des connaissances que les campagnes ne possèdent pas. Il faut donc, si on envisage le long terme en situation dégradée, que nous puissions comme survivaliste urbain, pouvoir continuer à produire une activité économique en demande. Cependant comme la majorité des citadins sont salariés et que même les propriétaires de commerces ne sont pas assurés de pouvoir fonctionner s’ils ne sont plus approvisionnés en cas de crise grave ou s’ils n’ont carrément plus de marché faute de clientèle capable de payer, être un survivaliste urbain soulève presque toujours des difficultés à long terme, l’une des plus critiques étant la sécurité.


H – Les Bases autonomes durables, mirage ou avenir possible ?
V – Ni mirage, ni avenir : réelles et présentes ! Il suffit d’aller en régions éloignées pour réaliser que les gens qui vivent là sont déjà survivalistes sans le savoir. Ils ont tous au moins une arme à feu, ils ont toujours des réserves alimentaires très développées car parfois leur région peut être isolée longtemps, voire tout un hiver. Beaucoup chassent et trappent, pêchent, cultivent un potager et élèvent des animaux tout en ayant un boulot ou une entreprise et se chauffent au bois bûché localement, souvent par eux-mêmes. Leur faiblesse se situe au niveau de la dépendance énergétique à l’hydroélectricité et au pétrole mais de plus en plus, les gens s’autonomisent en cette matière.

En région moins éloignée : Beauce, Montérégie, Laurentides, Lanaudière, Mauricie, etc, les BAD sont à développer mais je connais des gens qui s’y sont mis. Elles sont encore rares, mais il est tout à fait possible d’en développer. Il y a même un début de « mode » grand public vers les maisons autonomes. Qu’on y rajoute des terres en cultures et des élevages et voilà autant de BAD.


H – Les tenants du survivalisme semblent davantage provenir de la droite que de la gauche. Comment expliquer ce phénomène ?
V – Parce que la gauche, c’est la dépendance. Parce que la gauche, c’est le refus de l’Ordre Naturel et partant de la Réalité et parce que la gauche est en constante tentative de définir, à partir de leurs critères vertueux, ce qu’est l’Homme et le Monde, au détriment de leur Nature réelle.

La gauche n’est possible que lorsqu’on peut harnacher la production collective de richesse et la redistribuer de différentes manières. Je ne suis pas libertarien, je ne suis pas contre l’État et les impôts, au contraire. J’apprécie grandement le réseau hospitalier et le système de santé universel, ce sont des avancées formidables. Toutefois, la pensée gauchiste tue l’initiative individuelle, le sens du devoir envers sa Patrie et même sa famille, la générosité authentique, la collaboration intra-communauté et bien d’autres choses louables.

Or, en survivalisme, la famille est à peu près la seule unité de base valable sur laquelle on peut édifier un plan survivaliste conséquent et durable. Il faut plusieurs compétences et plusieurs ressources, y compris humaines, pour accomplir une réelle autonomie et on les trouve réunies plus fréquemment dans une famille, où chacun développe des champs d’expertise particuliers tout en offrant la capacité de travailler en groupe, quand les enfants sont assez grands. Mais la gauche tue la famille pour établir le Je, Moi-Même et Moi universel.

En survivalisme, la gauche est donc une antithèse. La gauche n’a que le mot « droits » en bouche. Ça n’existe pas, des droits, en survivalisme, ni dans la réalité. Il n’y a pas de « droit à la survie ».  – Vic Survivaliste

Il n’y a pas de « droit à la survie ». Il n’y a que la réalité et la réalité est souvent dictée par les nécessités économiques, micro et macroéconomiques. Il faut cultiver la terre, même seulement un potager, pour comprendre le travail que ça représente de se nourrir. Je ne connais aucun survivaliste qui accepterait de se laisser déposséder, en situation dégradée, du fruit de son travail par des parasites, au nom de leur « droit à la survie » ou de la « solidarité sociale ».

Le gauchisme est donc incompatible avec le survivalisme. Cela n’exclut pas les initiatives collectives et communautaires, l’entraide gratuite et généreuse, le partage, bien au contraire. D’ailleurs, en étudiant les communautés rurales québécoises d’un passé pas si éloigné que ça, l’entraide et le fort sentiment communautaire étaient la norme.

Dans les faits la grande majorité des survivalistes que je connais se préparent pour eux, pour leur famille mais aussi pour d’autres proches qui bien souvent se moquent de leur préparation. Ils la font quand même. Un gauchiste ne se préparerait pas pour autrui : il ferait des manifs pour demander au gouvernement de le faire à sa place ou pour le forcer à passer des lois pour que les survivalistes partagent leurs ressources !


H – Impossible de quitter sans un peu d’actualité : votre opinion sur le registre des armes d’épaule que Québec envisage ?
V – C’est une tentative de plus de contrôle afin d’éventuellement désarmer la population. Aucun policier n’entrerait de force ou même sans utiliser de force, dans une maison sans présumer que le mec à l’intérieur peut être armé. Un registre ne changera rien aux procédures policière ni à la sécurité des policiers. J’avais fait une recherche il y a quelques années sur le taux de criminalité des propriétaires d’armes à feu car je voulais savoir si nous étions si dangereux que ça.

Ce que j’ai trouvé m’a surpris ! Les propriétaires légaux d’armes à feu commettent 2,1 fois moins d’homicides avec une arme à feu que la moyenne des canadiens ! http://preparationquebec.blogspot.ca/2013/11/le-delire-pacifiste.html

2,1 fois moins d’homicides !

Par définition, un criminel, c’est une personne qui ne respecte pas la loi. Pourquoi enregistrerait-il une arme acquise légalement ? Pourquoi acquerrait-il une arme légalement puisque comme criminel, il n’en a pas le droit ? Un criminel se procure des armes illégalement et un tel registre n’y pourra rien.

Conséquemment, malgré les déclarations des politiciens, ce registre ne vise pas à protéger la sécurité publique. Il vise à identifier les propriétaires d’armes, à connaître leurs inventaires à la seule fin de pouvoir les saisir massivement le moment venu. N’oublions pas que tous les partis politiques ayant des élus à Québec sont mondialistes. Tous. Même le PQ. Surtout le PQ. Et l’agenda mondialiste comprend le désarmement des populations. Seuls les esclaves ne peuvent être armés.

Je suis pour ma part un partisan de ce que les américains appellent le Vermont Carry : il n’y a pas de lois dans l’État du Vermont sur les armes et c’est donc le port d’arme libre. Toute personne majeure, sans interdiction judiciaire et sans interdiction
médicale, peut posséder, entreposer, porter de manière visible ou cachée, une arme dans l’État du Vermont.

J’ai vu un jour une jeune famille entrer dans un steak house que j’affectionne à Williston, Vt, Papa portait une arme visible, Maman portait une arme visible, ça n’a dérangé personne et ils ne se sont pas mis à tirer sur tout le monde. Je rêve de ça pour nous ! Examinez le taux de meurtres au Vermont, il est un des plus bas aux ÉTATS-UNIS même si la majorité de la population vermontaise vit en ville et que des gens circulent armés en plein centre-ville de Burlington. Et encore, le tissu social a changé là-bas dans les 20 dernières années et se compose de plus de groupes ethnico-culturels associés à une plus grande criminalité aux ÉTATS-UNIS. Malgré ça, c’est un des taux de meurtre les plus bas aux ÉTATS-UNIS.

N’oublions pas que sous le Régime Français, tous les hommes valides avaient non seulement le droit de s’armer et de porter une arme mais aussi le devoir de la porter en tout temps. Quelle déchéance vivons-nous aujourd’hui ! Nous sommes devenus un peuple de peureux. Nos ancêtres si valeureux et courageux se retourneraient dans leur tombe.  – Vic Survivaliste

Oui, un peuple de peureux mais surtout de peureuses car ce sont les femmes qui ont le plus peur des armes à feu. Mais ça change : de plus en plus de femmes s’arment et j’applaudis.

Quand je jouais au airsoft, ma femme n’a même pas voulu tenir mon arme-jouet dans ses mains – réplique de AK-47 – par dédain et peur des armes. Récemment, elle a passé son examen et est en demande de permis de possession et d’acquisition d’arme. Si vou possédez une arme à feu, légalement j’espère, amenez avec vous une femme pour l’initier. Elle voudra probablement s’armer, elle aussi. Une femme qui est initiée au tir et qui apprend à tirer, réalise qu’avec cet outil dans ses mains, elle n’est plus une victime potentielle, elle n’est plus une proie : elle est en mesure de défendre sa vie et celle de ses enfants contre les trop nombreux prédateurs qui s’en prennent à leur moins grande force physique. En cette matière, une femme armée est réellement égale à un homme armé et c’est bien, tout simplement.

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