Entrevue avec Jared Taylor

0

Peu connu au Québec, Jared Taylor est un journaliste et écrivain américain se concentrant sur l’immigration et les problèmes raciaux en Occident. Il décrit son attitude sur ces sujets comme étant du "réaliste racial". Il préside American Renaissance, un think tank et site Web renommé, ainsi que la New Century Foundation, qui finance des recherches sur des sujets liés à l’immigration et les relations raciales. Son dernier livre en date, White Identity, démontre comment les Blancs en Amérique n’ont aucune identité ethnique, alors que les autres groupes ont des identités fortes et reconnues par l’État. Puisqu'au Québec, très peu de chercheurs n’osent aborder ces questions taboues, nous avons décidé d’interroger sur les politiques d’immigration canadiennes et québécoises cet homme qui a le courage de défendre publiquement ses opinions.

Le Harfang – Dans les années 60, nous avons assisté à des changements majeurs dans les politiques d’immigration, non seulement en Amérique, mais dans la plupart des pays occidentaux. Alors que les politiques d’immigration étaient très restrictives dans le passé, les portes des pays occidentaux se sont ouvertes à l’immigration massive en provenance des pays du Tiers-Monde. Qu’est-ce qui peut expliquer un changement aussi soudain?

Jared Taylor – C’est une des questions les plus difficiles de toutes et je ne crois pas avoir une réponse satisfaisante. C’est un des changements les plus importants et les plus destructeurs qui eurent lieu au 20ème siècle et il s’ancre dans une perte profonde de confiance chez les Blancs. Les racines de cette perte de confiance remontent à la Première Guerre mondiale, qui fut un massacre d’une telle ampleur qu’elle démoralisa une génération complète d’Européens. Les Européens se sont massacrés une fois de plus 20 ans plus tard et je crois que cela augmenta les doutes que les Blancs éprouvaient envers eux-mêmes. Peut-on vraiment avoir confiance en une race qui s’infligea une telle catastrophe?

En même temps, l’abondance de richesses a changé l’Ouest de façon drastique. À cause de cette abondance, il est devenu possible de mettre l’emphase sur l’individu aux dépends du groupe. Les gens n’ont plus besoin de l’aide de leur famille élargie pour pouvoir survivre, alors ils se lancent dans le « développement personnel » et « l’expression personnelle ». Cette dissolution de liens communautaires a rendu facile la dissolution des liens raciaux et nationaux. Si tout ce qui compte est l’individu, il n’est nul besoin de s’inquiéter de la survie de son mode de vie, de sa nation ou de sa race.

Un des signes les plus dérangeants de la complaisance qui est apparue avec cette augmentation de confort matériel (et avec l’arrivée de la contraception) est l’inhabilité des sociétés blanches d’avoir assez d’enfants pour se remplacer. Nous sommes tellement absorbés dans nos propres désirs et plaisirs que nous ne faisons même pas l’effort de s’assurer que la société puisse continuer.

La dissolution des distinctions raciales est arrivée en même temps que la dissolution des autres distinctions cruciales : homme/femme, homosexuel/hétérosexuel, fort/faible, beau/laid. Une société que ne peut faire ces distinctions souffre de ce que le nationaliste français Guillaume Faye nomme le « SIDA mental ». C’est notre système immunitaire qui a été compromis.

Le dénaturement de l’homme occidental s’est effectué en même temps qu’un changement révolutionnaire de nos valeurs. Dans nos sociétés, les gens se font encensés lorsqu’ils semblent s’en faire pour le faible, l’incapable, l’incompétent, l’étranger, le mésadapté et « l’opprimé ». Historiquement, il n’y a aucun précédent pour une société où la compassion est la plus grande vertu. Nos ancêtres admiraient les prouesses martiales, la bravoure, le sens de l’honneur, le leadership, l’indépendance, la virilité, l’honnêteté, l’honneur, le dur labeur. Le culte de la compassion crée de terribles distorsions, dont une est le besoin de laisser les non-Blancs immigrer dans des pays majoritairement blancs, non parce qu’ils sont des gens forts et admirables, mais parce qu’ils sont démunis.

H – Justement, parlons d’immigration. Comment peut-on prédire le succès des immigrants?

JT – Le succès futur des immigrants est facile à prédire : plus ils sont semblables à la population d’accueil, plus ils seront enclins à s’assimiler. Pendant plus d’un siècle, la grande majorité des immigrants qui s’installèrent en Australie arrivaient des îles Britanniques. L’immigration et l’assimilation étaient sans heurts et naturelles.

Les immigrants qui s’assimilèrent le plus facilement aux Etats-Unis étaient également des Britanniques qui étaient racialement, culturellement et linguistiquement semblables aux Américains. Il y eût des frictions lorsque des Européens non-anglophones commencèrent à arriver au début du 20ème siècle, mais ils apprirent rapidement l’anglais et s’assimilèrent. L’intégration est plus difficile lorsque les immigrants et la population hôte sont de races différentes. Il n’y a pas de pays dans lequel l’assimilation a réussi à transcender les barrières raciales.

H – Au Québec, le principal critère utilisé pour la sélection des immigrants est la langue, plus spécifiquement la connaissance du français. Pourtant, la plupart des immigrants provenant des pays francophones (Haïti, Maghreb) s’assimilent et réussissent moins bien que plusieurs Européens provenant de pays non-francophones. La langue est-elle un critère de sélection valide pour les futurs immigrants?

JT – Parce que dans l’esprit des Québécois, la langue est ce qui les distingue du Canada anglais,il est facile de comprendre pourquoi la langue est le critère principal de sélection des immigrants. Pourtant, ce critère fait abstraction de la déplaisante réalité de la race. Contrairement peut-être aux instincts des Québécois, si la province est réellement convaincue qu’elle a besoin de plus de personnes, elle devrait se tourner vers les Européens.

Presque tous les anciens pouvoirs coloniaux ont fait l’erreur de penser qu’une langue commune garantit l’assimilation. Les Français ont admis beaucoup d’Africains francophones du Nord et de l’Ouest, mais leur inhabilité à s’assimiler s’est démontrée de façon spectaculaire dans les émeutes de 2009 et sont manifestes dans la violence continue et l’auto-ségrégation qui a fait de certaines banlieues des zones de non-droit pour les Français ordinaires et même pour la police.

Plusieurs anglophones de l’Inde, du Pakistan et d’autres anciennes colonies ont immigré en Grande-Bretagne, mais leur inhabilité à s’assimiler devrait être un avertissement pour les Québécois. Une même langue est une faible base pour l’assimilation.

Les expériences américaines, australiennes et canadiennes avec des immigrants européens allophones démontrent que si les nouveaux venus sont de la même famille des peuples européens, ils peuvent transcender les barrières linguistiques et devenir un seul peuple. À long terme, si le Québec oblige le français à l’école et au travail, les immigrants européens seront des citoyens du Québec heureux, productifs et loyaux d’une façon inégalée par les francophones non-Blancs. L’histoire le prouve.

H – Un des buts de l’immigration est d’assurer une augmentation perpétuelle de la population, mais est-ce vraiment une bonne chose?

JT – Non. Quand fut la dernière fois où vous conduisiez sur la route et vous vous êtes dit : « Mon Dieu, il n’y a pas assez de voitures sur la route; j’aimerais qu’il y en ait d’autres »? Quand fut la dernière fois où vous étiez dans une forêt ou la campagne et que vous vous êtes dit : « C’est laid et ennuyant; j’aimerais qu’il y ait un centre commercial ici »?

Le Canada est autosuffisant pour de nombreux matériaux premiers, mais pas pour tout. Une population plus importante rendra le pays plus dépendant à l’importation. Le Canada est béni par des parcs et zones sauvages magnifiques. Des populations sans cesse grandissantes affecteront ces zones et feront qu’il sera toujours plus difficile pour les Canadiens de profiter de l’immensité de son environnement naturel.

En même temps, autant que possible, le Canada et le Québec devraient encourager la natalité chez leurs citoyens. Une diminution drastique de la population entraîne de nombreux problèmes, mais le fétiche de la croissance continue est encore plus dangereux.

H – Aux Etats-Unis, les immigrants chinois sont un cas unique, parce que même s’ils sont arrivés avec des ressources limitées et sans aucune connaissance de l’anglais, ils réussissent mieux que les autres groupes d’immigrants et même mieux que la population moyenne américaine. Quelle conclusion peut-on tirer de ce phénomène?

JT – Je crois que la bonne conclusion est la suivante : les Chinois sont, en moyenne, plus intelligents et peut-être plus disciplinés que les Européens. Peu importe où ils vont, que ce soit aux Etats-Unis, au Canada, en Malaisie, en Thaïlande ou en Australie, ils réussissent mieux que la population hôte. Est-ce que ça signifie qu’ils devraient être encouragés à immigrer? Non.

Premièrement, ils pourraient dominer le Canada, alors qu’ils occupent les postes clés dans les universités et qu’ils entrent massivement dans certaines professions. Nous observons le début de ce phénomène aux États-Unis où les Asiatiques représentent 5% de la population. Le Los Angeles Times du 2 septembre 2012 citait Toby Chaudhuri, un immigrant de l’Inde qui travaille comme consultant politique. Il dit à propos de l’augmentation des politiciens asiatiques aux Etats-Unis : « Voici la chance de définir un nouveau siècle. Ces candidats asiatiques peuvent prendre en charge la conversation sur ce qu’est l’Amérique. »

Je suis désolé, mais je ne souhaite pas que les Asiatiques prennent « en charge la conversation sur ce qu’est l’Amérique ». Les Canadiens aussi ont toutes les raisons du monde de s’opposer à ce que les Asiatiques prennent « en charge la conversation sur ce qu’est » le Canada – ou le Québec. Vous préservez votre nation comme héritage pour vos petits-enfants. Vous n’avez pas le droit de la donner à d’autres.

H – Plusieurs mesures, comme des quotas et la discrimination positive, ont été mises en place pour favoriser les membres des communautés qui réussissent moins bien. Ces mesures ont-elles efficaces? Quel est l’impact de telles mesures sur le reste de la population?

JT – Un des mythes les plus surprenants véhiculés dans les populations occidentales est l’idée que des préférences peuvent être institutionnalisées en faveur de certains groupes sans discriminer un autre groupe. Depuis un certain temps, du moins aux Etats-Unis, les préférences raciales pour les Noirs étaient justifiées comme des compensations pour des discriminations passées. Maintenant que la plupart des Noirs qui bénéficient de ces préférences sont nés après l’abolition d’une forme quelconque de ségrégation ou de discrimination, cet argument est clairement ridicule.

Maintenant, la justification pour les préférences est qu’elles permettent la « diversité ». Mais quel avantage est-ce que la présence de non-blancs offre qui peut justifier la discrimination ouverte contre les blancs? Personne ne peut répondre à cette question.

En général, je crois que les préférences raciales permettent aux administrateurs et directeurs blancs de se sentir supérieurs. C’est la seule façon de faire en sorte que les non-Blancs ne fassent pas office de figurants sur les campus ou dans les compagnies, et les gens qui ne souffrent pas eux-mêmes des conséquences de la discrimination utilisent la « diversité » comme preuve de leur bonne vertu.

L’injustice des préférences est particulièrement évidente dans le cas des immigrants. Quelle justification peut-on invoquer pour donner des préférences à quelqu’un qui vient juste d’arriver? Pourquoi a-t-il plus d’importance qu’un citoyen? Et pourtant, ce genre de discrimination est pratiquée comme si c’était le gros bon sens. Ça me renverse de voir que les majorités blanches ne se sont pas soulevées d’indignation devant cette grossière injustice.

H – Dans Color of Crime, une étude publiée par votre fondation, une corrélation est faire entre le crime et l’ethnicité, mais très peu de politiciens osent en parler. Qu’est-ce qui peut expliquer ce tabou, surtout que la plupart des Occidentaux font déjà ce lien dans leur tête?

JT – Encore une question difficile. La réponse facile est qu’ils ont peur de se faire taxer de « racisme ». Simplement souligner certains faits avérés revient à courir ce risque. Et pourtant, pourquoi est-ce que se faire taxer de « racisme » crée-t-il une telle terreur? Ça nous ramène à la question initiale sur ce qu’est devenu l’homme occidental.

Le poète américain Robert Frost dit un jour qu’un libéral est quelqu’un qui n’est pas capable de défendre ses propres intérêts dans un débat. Les Blancs ne peuvent pas défendre leurs intérêts dans un débat; ils ne sont même pas supposés savoir qu’ils ont des intérêts. Cela signifie qu’ils peuvent simplement agir en tant qu’individus devant la pression exercée par des groupes bien organisés de non-Blancs.

Lorsqu’un non-Blanc est critiqué ou simplement questionné par un Blanc, les membres de son ethnie le défendent. Lorsqu’un Blanc est critiqué par des non-Blancs, les membres de son ethnie se joindront à la critique pour prouver qu’ils ne sont pas « racistes ». Cette asymétrie est fatale. Tous les autres groupes cultivent une conscience raciale et agissent ensemble pour promouvoir leurs propres intérêts. Pour les Blancs, s’empêcher d’avoir une quelconque conscience raciale – et de la dénoncer comme le pire des maux – est un désarmement unilatéral dans un monde dangereux.

Les Blancs se sont faits mystifier et croient que les étapes les plus élémentaires nécessaires à protéger leur héritage sont intrinsèquement mauvaises. Ils ont perdu les instincts communs à tous les peuples sains. Ils ne peuvent plus dire : « Nous vous aimons et nous vous respectons, mais ce pays est le nôtre. » Ils ne peuvent plus dire : « Vous devez vous épanouir là où vous avez été plantés et faire de votre pays ce qu’il y a de mieux. » Ils ne peuvent plus dire : « Nous avons le droit d’être nous-mêmes, et seuls nous pouvons être nous. » Ils ne peuvent plus dire : « Nous voulons seulement être laissés en paix, pour profiter de la société que nos ancêtres ont bâti et transmis à leurs descendants. »

Aussi longtemps que les Blancs croiront que ces choses sont « racistes » et donc immorales, ils n’auront aucune défense contre les forces de l’oubli.

H – Les défenseurs de l’immigration utilisent principalement des raisons économiques pour justifier leur support aux politiques d’ouverture, mais quel est l’impact de l’immigration massive sur le tissu social?

JT – Pour commencer, il est clair qu’aux Etats-Unis, la plupart des arguments économiques sont faux. Nous avons présentement 50 millions d’Hispaniques dans notre pays qui sont en retard académiquement, qui sont disproportionnellement pauvres et qui ont un appétit gargantuesque pour tout ce qui s’appelle services sociaux. C’est impossible de qualifier leur présence de gain économique. C’est la même chose pour les Haïtiens, les Africains et beaucoup d’Asiatiques du Sud-Est. Ils prennent plus de la société qu’ils en redonnent.

Plusieurs Asiatiques contribuent certainement de façon économique, mais une nation, c’est beaucoup plus qu’une simple économie.

La cohésion nationale, culturelle et raciale est définitivement plus importante. Cela devient évident lorsqu’on pense à d’autres pays. Les Chinois envoient délibérément des milliers de colons au Tibet pour tenter d’effacer la culture et l’identité tibétaines. Bien sûr, ils augmentent le niveau de vie du Tibet, mais les Tibétains préfèrent conserver leur culture et leur héritage plutôt que la prospérité fabriquée en Chine. Plusieurs sont prêts à mourir pour préserver leur héritage. Si des centaines de milliers de Blancs s’installaient en Nouvelle-Guinée, au Sierra Leone ou au Paraguay, cela augmenterait le niveau de vie dans ces pays, mais les libéraux blancs seraient les premiers à qualifier cela d’impérialisme culturel et même de génocide. Pourquoi sont-ils incapables de voir qu’ils imposent un génocide à leur propre peuple?

Partager.

Donnez votre avis