Entrevue avec Robert S. Griffin

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Dans une société de consommation et de spectacle comme la nôtre, le sport est devenu omniprésent, particulièrement le sport professionnel, transformé en une véritable industrie bien loin de ses origines olympiques. Pour discuter du sport, de ce qu’il est devenu et ce qu’il représente, nous avons posé quelques questions à Robert S. Griffin, un professeur d’université américain. Celui-ci est l’auteur de Sports in the Lives of Children, de One Sheaf, One Vine et de plusieurs autres livres touchant au sport ou au nationalisme. Ses écrits sur une variété de sujets peuvent être consultés sur son site personnel, http://www.robertsgriffin.com.
 

Le Harfang – Au Canada, le sport, particulièrement le hockey, a été très unificateur, surtout si on pense à la Série du siècle contre la Russie. C’est en fait un aspect très important du mythos canadien en tant que nation. Est-ce que cette frénésie entourant le sport international est bonne pour les nationalistes ? Est-ce que cela aide à solidifier le sens d’unité nationale ou est-ce simplement superficiel ?

Robert S. Griffin – Il me semble que les compétions sportives entre les nations peuvent solidifier l’unité nationale. La victoire des Américains contre les Soviétiques lors des Olympiques de 1980 et la victoire de l’équipe féminine de soccer lors de la Coupe du Monde de 1999 ont semblé revigorer le nationalisme dans ce pays. Par contre, nous devons garder en tête que tous les événements sportifs n’ont pas ce résultat. Nous devons les examiner individuellement pour identifier les conséquences particulières : par exemple, je crois que la victoire olympique au hockey, « le miracle sur glace » comme on l’appelle, a eu un effet plus grand et plus long sur les affinités nationales que la victoire au soccer féminin. D’un autre côté, la victoire au soccer a eu un impact majeur dans d’autres domaines : cela donna une plus grande visibilité au soccer féminin et promeut la participation des femmes et des filles dans le sport aux États-Unis. Vous êtes en meilleure posture que moi pour juger de l’impact de la série entre la Russie et le Canada.

De plus, nous devons comprendre ce que cela change que les sentiments nationaux soient plus forts. Plus spécifiquement, en quoi sont-ils modifiés par une compétition sportive,quels changements extérieurs tangibles en résultent et combien de temps cela dure-t-il ? Je n’ai jamais approfondi le sujet et peut-être que l’élévation du nationalisme dans les sports est superficielle, comme vous dites, mais je pense que dans quelques cas, et dans plusieurs pays, la Coupe du Monde de soccer est un exemple de choix où le sport a un impact important sur les loyautés nationales.

Si nous sommes intéressés par un groupe particulier à l’intérieur de l’État, ce qui est le cas de votre organisation avec les Canadiens-français, nous devons regarder l’impact à la fin des compétitions sur ce groupe. J’ai écrit sur des individus et des groupes dans mon pays pour qui le nationalisme a un sens racial, ils se considèrent comme des nationalistes blancs. Même si une compétition sportive contribue à l’unité nationale, ils ne seront pas enthousiasmés de voir leurs compatriotes encourager une équipe olympique américaine composée uniquement de Noirs. Seriez-vous en accord avec votre peuple qui s’excite à propos d’athlètes canadiens-anglais ?

Nous devons garder en tête le fait que peu importent les résultats que peuvent avoir les événements sportifs en général, certains individus risquent d'avoir des réactions totalement opposées. En 1980, par exemple, je fus dégoûté par les cris chauvinistes de « USA ! USA ! » qui accompagnaient les accomplissements de certains joueurs de hockey américains. Cela ne m’a pas rendu plus nationaliste, mais moins.

Egalement, nous devons réaliser que malgré ce qui est en général vrai, certaines personnes ne sont pas affectées du tout par un championnat sportif. Avec votre exemple du hockey Canada-Russie, plusieurs Canadiens se foutent éperdument du hockey et n’avaient même pas remarqué que les parties se jouaient. Et ce groupe inclut inévitablement des personnes avec un statut significatif et du pouvoir dans votre pays et, dans ce cas, leur réponse – ou leur absence de réponse plutôt – est très importante.

Un dernier point que nous devons mentionner est la possibilité que d’autres phénomènes puissent être des conséquences de ce dont nous parlons. Par exemple, alors que les joueurs de hockey frappent la rondelle, des gens sont actifs sur les médias sociaux, s’exhibant sur leur profil Facebook, tweetant et textant, et cela peut altérer le sens et l’impact que les parties de hockey ont pour eux, et même l’obscurcir, voire l’éliminer complètement.

H – La commercialisation tue-t-elle le sport ?

RSG – Ces jours-ci, lorsque nous parlons de sport, nous parlons principalement de compagnies privées à but lucratif dont le produit est le spectacle sportif. Ces compagnies misent sur les loyautés que les gens ont envers leur région où ils habitent en nommant leurs équipes au nom des villes (plutôt que le Johnson Sport Shows Incorporated, c’est les Yankees de New York ou les Blue Jays de Toronto). Ils créent des ligues, des positions, des séries éliminatoires et des championnats pour donner à leur spectacle une ligne narrative et dramatique, et pour rendre chaque partie importante, mais ce qui ce passe vraiment, c’est que ce sont les employés d’une compagnie de spectacle sportif qui jouent une partie contre les employés d’une autre devant des clients payants (ou comme ils les ont brillamment rebaptisés, des fans et des supporters), et ils refont ça à chaque fois, année après année.

Je ne dirais pas que la commercialisation du sport le tue, mais ça forme la façon dont la culture perçoit le sport et participe aux sports. Cela laisse croire que certains sports sont plus importants, notamment ceux qui se prêtent mieux au spectacle, dont le hockey. Et ça promeut la façon de l’industrie de jouer aux sports : des athlètes d’élite faisant tout pour gagner, gagner et perdre sont ce qui façonnent le schéma narratif sportif, en face d’une audience prête à payer pour le privilège de les voir.

Je pense à un livre que j’ai récemment lu à propos de la façon dont les sports étaient abordés à l’Université d’Harvard en 1890. L’idéal à l’époque était que tout le monde participe ; vous pratiquiez les sports, vous ne les observiez pas. Le sport était une façon de balancer l’existence et n’était pas une préoccupation qui vous faisait négliger d’autres implications ou intérêts. L’idée était que les sports contribuaient au développement des gentilshommes, faisant d'eux des personnes d’action dignes et honorables, physiquement élégants et responsables, efficaces dans les domaines qui comptent : la famille, le travail, la communauté et la nation. A ce moment, si vous preniez le sport trop sérieusement, si vous mettiez toute votre énergie là-dedans et que vous tentiez d’être très performant dans un sport, ça laissait supposer que quelque chose n’allait pas bien dans votre vie. Particulièrement, si vous étiez âgé de dix-huit, vingt ou vingt-deux ans, et que vous étiez toujours obsédé par les sports, c’était considéré comme immature, mal avisé et même pathétique. Et il n’y avait certainement rien de louable dans l’idée de jouer à un sport pour gagner sa vie.

Comme les temps ont changé. La mentalité des sportifs (très logique selon eux), de faire tout ce que tu peux pour être le meilleur dans ton sport, même couper les coins ronds et même tricher, se répand sur le reste de la population. Des jeunes de quatorze ans jouent comme les pros : ils se donnent à fond, jouent chaque jour, toute l’année, avec des entraîneurs professionnels, pensent aux sports jour et nuit, mettent tout le reste en veilleuse, font du sport leur monde et des sportifs leur groupe de référence. Pour plusieurs jeunes de notre époque, autant les filles que les garçons et que les jeunes hommes et femmes d’âge universitaire, le sport est plus que simplement quelque chose qu’ils font, c’est qui ils sont : des athlètes, des étudiants-athlètes (notez les deux termes mis sur un pied d’égalité).

En ce moment, l’idée d’amateurisme n’est pas seulement considérée comme archaïque, elle est ridiculisée. Bien sûr, les Olympiques devraient être une compétition d’athlètes professionnels, pourquoi pas ? Sinon quoi ? Je pense à Roger Bannister, un coureur britannique qui fit la compétition olympique de 1952 (et qui, quelques années plus tard, fut le premier à courir un mille en quatre minutes). Ses périodes d’entraînement pour les Olympiques étaient ses heures de dîner pendant son internat en médecine. Ce petit entraînement, coincé au milieu d’une journée de travail complète, et sa vision du sport comme subordonné à quelque chose d’autre et bénévole, serait aujourd’hui absurde. Est-ce que les choses sont mieux aujourd’hui, alors que des coureurs professionnels prennent des vacances du circuit professionnel pour courir aux Jeux ? La réponse dépend des valeurs de chacun. Pour moi, je préfère la façon dont c’était fait à l’époque de Bannister : aller à l’école médicale et courir quand on peut se le permettre. Guérir les malades est plus prioritaire que courir autour d’un ovale entre deux publicités télé.

Si les gens veulent donner leur argent durement gagné pour regarder les athlètes professionnels performer et qu’ils en retirent du plaisir, ça me va. Mon problème est quand les sports commerciaux sont présentés comme étant les sports et on en est très proche aujourd’hui. Pour moi, une partie de hockey, de softball ou de basketball informelle au parc a autant d’importance que la Série mondiale ou que la Coupe Stanley du sport corporatif, sinon plus. Mais encore, ça revient aux valeurs de chacun, de ce que vous pensez que la vie devrait être et chacun doit avoir sa réflexion personnelle sur le sujet.

H – Au Canada avec le hockey et en Europe avec le soccer, la classe ouvrière semble plus intéressée par le destin de son équipe locale que par le destin de son pays. Karl Marx référait à la religion comme l’opium du peuple il y a plus de cent ans. L’opium du peuple serait-il le sport professionnel ?

RSG – Pour plusieurs personnes, le sport professionnel est une activité plaisante occasionnelle, aller à un match ou le regarder à la télévision avec des amis et de la famille, et c’est tout, alors que pour d’autres, le point de vue de Marx s’applique. S’intéresser à la façon dont « ton » équipe se débrouille peut te distraire de ce qu’il se passe collectivement et dans ton existence, et oui, cela peut devenir un monde fantasmagorique dans lequel vivre et cela te drogue dans un certain sens. Mais encore, ce n’est pas toujours mauvais. Pour certaines personnes, les fantasmes, les fictions et l’imagination sont de meilleurs mondes que les circonstances réelles malheureuses de leur vie. La religion, la drogue, l’alcool et, oui, les sports professionnels (au même titre que les sports universitaires, qui sont essentiellement la même chose) peuvent rendre la vie moins morose. Marx utilisa le terme opium dans sa référence à la religion. Pour être certain, vous payez un prix pour consommer l’opiacé, mais en même temps, cela peut t’aider à passer ta journée, comme une partie de sport professionnel, quand il n’y a vraiment rien de bien qui se passe dans ta vie.

Si on revient à l’exemple dans la question, même si les sports poussent les gens à se désintéresser de l’État et du destin de leur pays, il faut savoir ce que ça change que ces gens y soient plus intéressés. Cela nous amène à quel pouvoir les gens de la classe ouvrière ont sur des choses autres que ce qui se passe dans leur vie immédiate, sans égard aux perspectives, idéaux et prédilections qu’ils possèdent. Si on regarde attentivement, nous pourrions voir que ce pouvoir est nul ou quasiment nul, et qu’ils peuvent donc avoir la satisfaction qu’ils ont en s’inquiétant du sort d’équipes et d’athlètes qui ne savent même pas qu’ils existent, tout en faisant la promotion de compagnies de spectacle en portant leurs gilets et casquettes.

H – Quel impact cela a-t-il sur la société ?

RSG – Nous devons faire attention à ne pas confondre des abstractions, des mots, des idées, des conclusions et des idées avec la réalité. La société est une construction mentale, un mot et un sens qui y est associé et il est utile, il nous aide à organiser notre pensée et à diriger nos actions. Mais nous devons nous rappeler que cette construction, ce concept, ne capture pas la complexité de la réalité à laquelle il réfère. La société américaine et la société canadienne incluent des gens différents vivant des vies très différentes : des gens riches, pauvres, urbains, ruraux, éduqués, non-éduqués, professionnels, ouvriers, intelligents, lents d’esprit, décents, immoraux, capables, incompétents, socialement connectés, isolés, puissants, sans pouvoir, en santé, malades, des hommes, des femmes, des Blancs, des Noirs, des Asiatiques, des Latinos, des Amérindiens, des immigrants, etc. Donc, tout être humain est différent de l’autre. Vous et moi pouvons être dans la même catégorie (nous sommes tous deux des hommes blancs éduqués de descendance européenne), mais ce qui est vrai et préférable pour moi ne l’est pas nécessairement pour vous. Je ne suis pas vous et vous n’êtes pas moi. Bien que nous devons respecter les abstractions, nous devons être fermement ancrés dans la réalité derrière ces abstractions.
Franchement, je vois les sports professionnels comme un divertissement répétitif, tout comme le cirque, le rodéo et les concours de tir de tracteurs. Je préfère lire un bon livre ou visionner un bon film plutôt que de regarder des étrangers jouer à un jeu et faire comme si ça allait changer quelque chose qu’ils gagnent ou perdent. Cette perspective sur le sport commercial, ce biais, me pousse à penser que la société et la culture américaines seraient mieux sans ça. Mais bien que je pense cela, je réalise qu’il se peut que vous croyiez le contraire et que vous pourriez conclure avec une logique autre que le Canada, ou un sous-groupe auquel vous donnez de l’importance, se porterait mieux sans l’existence des Canadiens de Montréal.

H – En tant qu’Occidentaux, les événements sportifs ont toujours fait partie de notre culture (jeux olympiques, gladiateurs, tournois médiévaux). Les sports professionnels actuels sont-ils la continuité de cette tradition ?

RSG – En fait, les anciens jeux olympiques et les gladiateurs furent victimes des mêmes abus (d’après moi) que les jeux modernes : spécialisation, élitisme, professionnalisme, emphase sur la victoire plutôt que sur la participation, triche et promotion du « spectateurisme », du voyeurisme. Je ne connais pas assez les joutes médiévales pour les commenter. Que les sports modernes continuent cette malheureuse tradition ne devrait pas nous surprendre. Les entrepreneurs font de leur mieux pour faire de tout ce qu’on fait dans nos vies un produit et pour le vendre sous sa forme la plus raffinée et attirante. Nous mangeons de la nourriture, alors il y a les restaurants. Nous faisons de la musique, alors il y a l’industrie musicale. Nous avons des relations sexuelles, alors vient la pornographie et les séries osées de HBO. Et nous jouons à des sports et aussi sûr que le soleil se lève le matin, quelqu’un va enrober nos jeux et prendre notre argent pour avoir le privilège de regarder d’autres y jouer. Il y a l’envers de tout cela; bien sûr, les sports professionnels peuvent être des passe-temps amusants, mais toute chose à son aspect négatif. Dans les exemples que j’ai mentionnés, la nourriture, la musique, le sexe et le sport, nous pourrions développer une penchant pour la malbouffe, de la mauvaise musique, du sexe aliénant, déprimant et bizarre, s’asseoir sur le sofa en engloutissant des nachos et de la bière devant son téléviseur alors que notre ventre déborde de façon de plus en plus alarmante par-dessus notre ceinture.

Je ne crois pas qu’il va se passer quelque chose à ce sujet au niveau collectif ou social. La seule chose à laquelle je pense qui pourrait faire une différence positive est que si les individus commencent à prendre leur vie en main et décident de faire ce qui est le mieux pour eux, mangeront-ils au MacDonald’s ou cuisineront-ils un bon repas à la maison ? Achèteront-ils le plus récent album pop ou joueront-ils une pièce traditionnelle au piano ? Iront-ils sur des sites porno ou feront-ils tendrement l’amour à la personne qui leur est chère ? S’inscriront-ils au programme plus du câble ou l'abandonneront-ils ? Et s’ils ont une voix publique, comme vous avec votre site, inviteront-ils les autres à faire de même ?

H – Vous avez souvent parlé des bénéfices des sports pour une éducation saine des enfants et avez même écrit certains conseils à ce sujet. Quel est l’impact du sport commercial sur les enfants de nos jours ? Est-ce positif ou négatif ?

RSG – Là-dessus, je suis un extrémiste. J’ai une fille de huit ans. Je vois les sports commerciaux comme un poison pour elle et je fais tout ce que je peux pour l’éloigner de ce poison. Les sports pour elle sont le ski, le soccer ou le volleyball de façon informelle avec ses amis ou les quilles une heure ou deux, camper, faire du bateau, de la randonnée, de l’escalade ou de l’ornithologie. Je préfère qu’elle prenne des cours de danse, joue au ping-pong, lise un bon livre ou fasse de la peinture, plutôt qu’elle s’assoit anonymement dans un stade ou devant la télévision pour regarder quelqu’un essayer de frapper une balle.

Ceci étant dit, j’espère ne pas oublier que c’est à elle de vivre sa vie et que ce n’est pas à moi d’en dicter la conduite. Si elle veut donner toute son énergie pour être dans l’équipe de basketball, de porter un numéro, d’avoir un coach qui l’envoie et la retire des matchs et lui dit comment jouer – bref, de devenir un fantassin de cette armée, c’est à elle de choisir et bien que je lui donne mon point de vue, je respecterai également son droit de faire ce qu’elle veut et m’assurerai que c’est une expérience gratifiante et productive pour elle.

H – Dans plusieurs sports commerciaux comme le football, le soccer et le basketball, les athlètes qu’on présente comme des héros sont souvent noirs. Cela peut-il avoir un impact sur la conscience ethnique des enfants blancs ?

RSG – Bien que cela dépende du jeune, oui, je crois que la conscience ethnique ou raciale est découragée et déviée par l’idolisation des personnalités sportives non-blanches, mais aussi par les célébrités musicales et de l’industrie cinématographique. Peu importe qui tu admires, mets sur un piédestal, peu importe les histoires de qui tu suis ou du destin de qui tu te préoccupes, tu tends à t’identifier avec cette personne et à émuler ses comportements. Les gens qui sont en ce moment en contrôle n’aiment pas l’idée d’une conscience, d’une solidarité, d’un engagement et d’une action collective chez les Blancs, alors ils adorent l’idée de jeunes Blancs encourageant des athlètes non-blancs et basant leur vie sur les manières de faire du hip hop et, à propos d’un film qui joue au moment de faire l’entrevue, regardant des Blancs se faire massacrer par des Noirs dans « Django Unchained. »

J’ai l’impression que vous n’êtes pas satisfaits des choses promues par les élites dominantes dans votre province. Ce que vous faites à ce sujet, s’il y a quelque chose qu’on peut réellement faire, ce qui arrivera si vous faites quelque chose, est ce à quoi vous devez vous concentrer. En fait, il y a une bonne façon de résumer cette entrevue : ce qui compte le plus n’est pas ce que je pense des sports ou de quelque autre sujet, c’est ce que vous pensez et surtout ce que vous allez faire en fonction de ce que vous pensez. Pour employer une métaphore sportive, la balle est dans votre camp.

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