23 février – Journée de conscientisation

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Alors que les syndicats de toute la province mobilisent leurs membres pour contester les nouvelles politiques du Parti Conservateur concernant l’assurance-emploi, la Fédération des Québécois de souche entame la suite de sa campagne « Démystifier l’immigration ». 

L’argumentation des partisans du désordre social au sein des mouvements syndicaux est simple. Elle consiste, plus souvent qu’autrement, en quelques phrases élémentaires qui sont choquantes, certes, mais généralement bien loin de la réalité démographique, sociale et économique actuelle. Une bonne partie des affiches qu’ils trimbalent lors des grandes manifestations qu’ils organisent comportent des insultes et les refrains qu’ils scandent sont presque toujours des chansons dégradantes à l’égard du premier ministre et du Parti Conservateur. Les vieux instincts d’agitateurs ressurgissent de ces mouvements qui se retrouvent alors dépourvus d’argumentation solide.

Les revendicateurs ont pourtant plus d’un point en commun avec le gouvernement de Stephen Harper. Ni les syndicats, ni le Parti Conservateur, ni les partis d’opposition n’ont critiqué et ne critiqueront jamais les politiques d’immigration et de multiculturalisme établies au niveau fédéral. Il s’agit pourtant d’un problème réel, mais aussi d’un tabou qui coûte très cher à défoncer lorsqu’il s’agit de capital politique.

La FQS désire donc exposer quelques faits intéressants qu’un mouvement le moindrement honnête n’hésiterait pas à mettre de l’avant lorsqu’il s’agit de défendre les acquis de la population en terme de politiques d’assurance-emploi.

Les lois du marché, qu'on appelle plus communément "l'offre et la demande", n'ont plus aucune signification en 2013. On ne produit plus l'offre en réponse à la demande populaire; on produit l'offre massivement et la publicité intensive se charge de générer la demande à tout prix. C'est à ce problème que l'on assiste lorsque la chaîne McDonald's tente de s'implanter dans une région où le marché ne s'y prête pas. L'administration se voit donc forcée de maintenir le commerce en vie artificiellement en important de la main-d’œuvre bon marché des pays du Tiers-Monde.

C'est ce que dénonçait en premier lieu le député du NPD Claude Patry de Jonquière/Alma en entrevue radiophonique. Il s'est rétracté rapidement lorsqu'il s'est aperçu qu'il avait outrepassé la ligne de la rectitude. Parions qu'il ne la franchira plus dans sa carrière.

Selon l’étude intitulée « A Meta-Analytic Assessment of the Effect of Immigration on Wages » des économistes Simonetta Longhi, Peter Nijkamp et Jacques Poot, parue dans le Journal of Economics Surveys en 2005, une hausse de la proportion des taux d’immigrants entraîne inévitablement une baisse des salaires moyens au Canada. Des résultats qu’il serait significatif d’exposer dans les revendications syndicales, mais que nous n’entendrons jamais de la bouche d’un syndicaliste pur et dur.

Même chose lorsqu’il s’agit directement d’assurance-emploi. Selon les données disponibles chez Statistique Canada, le taux de chômage au Québec dépasse les 11% pour les immigrants, alors qu’il reste aux alentours de 5% chez les Québécois de souche. Résultats encore plus choquants lorsqu’on constate, toujours selon les données de Statistique Canada, qu’un immigrant paie 39% moins d’impôts qu’un Québécois de souche.

Si Harper cherchait l’argent qui lui manquait pour maintenir les politiques d’assurance-emploi du Canada, voilà où il aurait pu le trouver.

Il est bien clair qu’aucun de ces mouvements contre Harper n’ira puiser ses arguments parmi les études et les statistiques qui démantèlent le mythe de l’immigration bénéfique. C’est pourquoi, pendant qu’ils marcheront dans les rues, criant leur haine dans un tintamarre infernal, les yeux injectés de sang et exorbités par la colère, les activistes de la Fédération des Québécois de souche poursuivront leur campagne de conscientisation – de ville en ville, de maison en maison, de succès en succès.

Pour la préservation de notre peuple,
FQS

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