FQS donne la parole aux immigrants et aux homosexuels censurés!

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La démocratie et la liberté sont deux produits actuellement exportés idéologiquement et militairement à travers le monde. C'est supposément ce qui distingue nos sociétés dites occidentales et « civilisées » des autres pays et nations du globe. Par contre, de nombreux sujets sont complètement occultés du débat public ainsi que des médias. Cette situation impose un consensus à la population qui s'apparente à une forme de censure non-officielle. Cette censure est celle du « politiquement correct ». La transgresser, c'est se voir banni de représentation politique et médiatique, c'est être relégué aux marges de la société. En bout de ligne, elle est tout aussi efficace, quoique plus sournoise et hypocrite que la censure officielle que l'on retrouve en pays non-démocratiques. Nous travaillons fort à briser le silence et le consensus des élites qui règnent au Québec et c'est pourquoi nous sommes sensibles aux discours qui eux aussi sont absents du débat public. Occasionnellement, nous recevons des lettres d'appui de ces personnes et le résultat est toujours des plus intéressants. À titre d'exemple, nous vous offrons le courriel d'un immigrant qui nous fait part de ses préoccupations concernant l'immigration de masse au Québec et une entrevue avec un homosexuel qui critique les positions du lobby Lesbiennes, gays, bisexuels et trans (LGBT). Les opinions qui suivent sont loin d'être marginales, mais ne vous serons jamais présentées par la gauche bien-pensante.

C'est alors un plaisir pour nous de leur donner une voix.

Entrevue avec un homosexuel opposé au lobby LGBT

FQS: Bonjour. Présentez-vous s'il vous plait brièvement et expliquez-nous quelle a été votre interaction avec la communauté gaie et le lobby LGBT?

Jean-Michel (JM): Je m’appelle Jean-Michel, j’ai 40 ans. Lors de mon arrivée dans le « milieu gai » dans les années 80, le lobby LGBT était pratiquement inexistant. Depuis, il s’est intégré partout et à part donner de la visibilité sur le « cas » de l’intolérance face aux gais et lesbiennes afin de faire avancer les mentalités, c’est un lobby qui est là dans son propre intérêt: l’argent.

FQS: Quelle est votre opinion sur le débat actuel autour du mariage gai?

JM: L’union civile (conjoints de fait) procure déjà la plupart des droits civiques. Deux hommes ou deux femmes vivant ensemble depuis plus d’un an sont considérés comme conjoints de fait et profitent déjà des mêmes avantages légaux et sociaux que les couples hétérosexuels. De nos jours, plusieurs questions se posent déjà sur la crédibilité ou l’importance du mariage entre hommes et femmes et ça ne diffère pas du côté gai. « Est-ce qu’un bout de papier garanti que nous allons vieillir ensemble? » Non. C’est aussi vrai du côté hétérosexuel que du côté homosexuel. Toutefois, je crois que le débat du mariage gai n’est qu’une excuse pour faire changer certaines lois en ce qui concerne la famille. Les lois se tiennent les unes les autres et, souvent, il faut en changer quelques-unes pour en faire changer d’autres.

Pour ma part, je ne le soutiens pas, car je trouve ça complètement inutile.

FQS: Selon vous, la majorité des gais réclament-ils/utilisent-ils ce droit ?

JM: Le milieu gai est un milieu fait d’extrêmes et d’artifices. Je crois que les homosexuels qui voudront se marier le feront pour faire un gros party et pour pouvoir être la vedette d’une journée. Les romantiques me diront que non, qu’il s’agit plus d’une démonstration d’amour, mais je leur répondrai que nous vivons dans une société libertine sexuellement et que c’est encore pire dans le milieu gai. Rares sont ceux qui réussiront leur vie à deux de façon honnête et respectueuse à 100%. Il n’y a pour ainsi dire aucune valeur morale dans le milieu gai alors… La plupart des gais au Québec ne s’intéressent même pas à ça.

FQS: Quelle est votre opinion sur la parade gaie?

JM: Très heureux de pouvoir répondre à cette question, car je trouve que c’est tout à fait inutile. Des gais et lesbiennes qui veulent dire au monde qu’ils sont gais et fiers de l’être, qu’ils veulent être acceptés de la société en leur jetant à la figure ce qui est le plus détestable et moralement répréhensible: la sexualité à outrance. Je ne crois pas que l’on fasse avancer quoi que ce soit en se montrant ses fesses devant les caméras. De plus, c’est la même chose chaque année et le message ne change pas. Les gens sont là pour parader, se montrer, fêter et baiser – point à la ligne. Il y a cependant énormément d’argent à faire! Et probablement que c’est pour ça que le lobby LGBT encourage ces parades. Des magasins spécialisés en cuir et en latex sortent pour des centaines de milliers de dollars en quelques jours pour cette occasion! Imaginez les retombées! Moi, je dis que tant qu’à faire une parade de la gay pride, qu’ils embarquent tout le monde. Au moins, les gais et lesbiennes pourront alors prouver qu’ils veulent vraiment faire partie de la société et non pas se marginaliser encore plus.

FQS: Selon vous, est-ce nécessaire d'avoir des jeux gais comme les Outgames ou est-ce que les homosexuels devraient simplement intégrer les équipes sportives normales ?

JM: Je n’ai jamais compris le « trip » des Outgames. Il me semble que tant qu’à être un athlète, je voudrais me mesurer au reste du monde, non? Les Noirs n’avaient pas de jeux seulement pour eux… C’est encore un coup de publicité pour attirer les touristes gais. C’est encore une question d’argent.

FQS: Croyez-vous que le concept de « communauté gaie » avec son drapeau et ses quartiers est nécessaire ?

JM: Encore là, c’est de la marginalisation volontaire. Pourquoi demander les mêmes droits et vouloir être acceptés de tous si c’est pour aller s’enfermer dans un ghetto? Ces quartiers avaient une grande utilité, il y a quelques décennies, pour ceux et celles qui voulaient se retrouver entre eux sans être vus, de façon confidentielle, et partager leur quotidien. C’est peut-être encore le cas pour certains, mais aujourd’hui, c’est beaucoup plus une place pour sortir, se pavaner et baiser. Rien de plus.

FQS: En tant que gai, sentez-vous qu’il y a une homophobie ambiante qui justifie des dépenses gouvernementales comme des publicités et des cours de sensibilisation dans les écoles?

JM: Oui, totalement. Surtout en région, il y a encore des homophobes aussi enragés que ceux que l’on peut voir dans les manifestations anti-gaies en Europe! C’est bien sûr une question d’éducation et c’est dans les écoles que tout commence. C’est là qu’on apprend le respect de l’autre et si c’est bien enseigné, l’homophobie perdra toujours du terrain. Pour ça, il ne faut pas que ce soit une passade, mais que cet apprentissage soit permanent dans certains cours de formation sociale. C’est indispensable.

FQS: Concernant l’adoption par les couples homosexuels, plusieurs argumentent que les enfants ont idéalement besoin d’une mère et d’un père pour équilibrer l’éducation d’un enfant. Qu'en pensez-vous?

JM: Je n’évolue pas dans le monde de la recherche ni de la psycho-orientation, mais je dirais que l’enfant a besoin de modèles féminins et masculins dans son entourage immédiat pour créer sa « base de données » qui lui servira au long de sa vie. C’est un fait.

FQS: Peut-on garantir que ces modèles soient satisfaisants dans un couple hétérosexuel ou dans un couple gai?

JM: Difficile à dire… Pour moi, l’enfant se développera normalement même avec deux mamans s’il y a un homme dans l’entourage immédiat, et vice-versa. C’est aux parents de voir, c’est leur responsabilité.

FQS: Un autre argument est que la situation et les choix de leurs parents adoptifs risquent d’être un fardeau (ostracisme) pour ces enfants. Quelle est votre opinion à ce sujet ?

JM: Oui, de la même façon qu’un enfant venant d’une minorité.

Échange avec un immigrant

Par échange de courriels. Voici celui que nous avons d'abord reçu:

Bonjour,
Je suis immigrant depuis 6 ans au Québec, bien installé au Saguenay-Lac Saint-Jean, marié, tout ce qu'il faut pour me rendre heureux. J'ai pris connaissance de votre existence en lisant l'article qui vous était consacré dans Le Réveil. Mais lisez mon message jusqu'au bout avant de vous dire que « c'est un autre immigrant qui (vous) écrit pour (vous) faire la morale ». Ce n'est pas mon objectif, bien que j'aie de la difficulté avec le qualificatif de « Québécois de souche » – terme ambigu à mon avis. Je souhaitais juste vous dire que je comprends malheureusement votre démarche. Oui, malheureusement, puisqu'il faudrait admettre que l'immigration massive comporte en tout pays, que ce soit en Europe, Amérique ou Afrique, des conséquences à la fois sur les nationaux et sur les immigrants eux-mêmes. En Europe, force est de constater que l'immigration massive a été une arme pour tirer les salaires à la baisse en mettant les travailleurs en concurrence directe. L'immigration est ce que Marx appelait autrefois « l'armée de réserve du capital » (je cite Marx même si je suis plutôt aux antipodes). Les progressistes, idiots utiles du système, soutiendront l'immigration par humanisme, faisant le bonheur des grands patrons qu'ils détestent pourtant. C'est une alliance dont ils ne se vanteront pas vraiment. Pour conclure, l'immigration massive est à la fois préjudiciable aux Québécois et aux immigrants qui auront cru au discours officiel vantant le Québec comme le paradis terrestre. Pour en revenir à mon cas, je compte rester au Québec toute ma vie, mais je dois moi-même avouer pâtir un jour de l'immigration massive et de la radicalisation de votre discours.

Cordialement, X

P.S. Je ne peux moi-même exprimer mon point de vue sans craindre les représailles. Si mon témoignage peut apporter du nouveau au débat, alors oui je suis ravi qu'il puisse être utilisé, à la condition de l'anonymat bien sûr.

Notre réponse:

Cher X,

Merci pour votre ouverture. Une compréhension mutuelle est possible grâce à ce dialogue. Et en effet, nous découvrons combien nous sommes d'accord. Il y a peut-être l'expression « Québécoise de souche » que vous trouvez ambiguë. Il est sûr que nous l'avons choisie un peu faute de mieux, bien qu'elle nous définisse assez bien. Pour nous le qualificatif « Québécois de souche » est synonyme de Canadien-français et fait référence aux descendants des quelque 2600 à 3000 colons et fondateurs de la Nouvelle-France qui, selon le programme de recherche en démographie historique de l'Université de Montréal, constituent aujourd’hui la majorité de la population québécoise, soit environ 6 millions d’individus qui peuvent retracer leur origine à ses fondateurs. Mais l'immigration massive de populations étrangères pose un problème d’identité, en plus du problème économique que vous évoquiez. Voici selon nous ces difficultés: depuis les changements en matière d’immigration, notre identité a été élargie par nos « élites » pour tenter d’y greffer n’importe qui de n’importe où, réduisant ainsi notre identité à un concept tellement flou qu’il en perd toute sa valeur. Cette situation laisse également la population de « souche » sans identité, alors qu'on donne la sienne à qui veut bien l'avoir peu importe sa langue, sa culture, sa foi et ses origines. On laisse alors notre population sans repère identitaire et nous ajoutons sans foi puisqu'on l'a laïcisée à outrance.

Imaginons la situation contraire. Des milliers de Québécois débarquent au Cameroun en gardant leurs coutumes, leurs identités, leurs traditions et leurs habitudes. Ils tendent aussi à se rassembler et espèrent que le gouvernement et la société en général reconnaissent leur apport à la nation. Ils s’approprient aussi l’identité camerounaise dans ses manifestations superficielles, comme les symboles nationaux et peut-être même la langue. Ces Québécois sont ensuite suivis par des Chinois et des hindous qui font de même. Que veut dire être Camerounais par la suite ? Si n’importe qui devient Camerounais, alors le Camerounais « de souche » devient quoi ? On lui nie en quelque sorte non seulement son identité, mais aussi son histoire propre. On lui dira même qu’il n’existe pas, voire qu'il n'a jamais existé, vu que son identité n’est plus reliée à sa foi, son ethnicité et ses traditions. C’est un vol d’identité pure et simple. Je crois que vous serez d'accord avec ceci: les nations ont été fondées sur des concepts ethniques, identitaires et religieux, depuis le début des temps. Si on déconstruit la nation pour la redéfinir en simple territoire pour faciliter la gestion d’une population, on la purge de toute spécificité et surtout de sa cohérence. L’homme devient un « bien que l’on doit gérer », une simple ressource dans un système qui n'accorde de l’importance qu’à l’argent. Nous rejoignons votre opinion: l’immigration massive, c’est la marchandisation de l’homme, un homme considéré comme une ressource que l’on peut déplacer selon les besoins des marchés. Nous nous opposons fermement à cette conception de l’homme.

Le drame est donc double; les natifs se font voler leur identité et les immigrants et leurs descendants sont pris dans une confusion identitaire profonde. L’identité devient alors multiple, cédant peu à peu au concept de « citoyen du monde » sans racine et sans attache – le consommateur/travailleur parfait pour une économie mondialisée. Des populations de souche européennes peuvent parvenir à se greffer à notre nation, ayant plusieurs points identitaires communs. Mais la problématique s’accentue lorsque l’on tente de jumeler des populations aux antipodes les unes des autres. Le nombre, la démographie et la quantité fait également son chemin empêchant toute assimilation et créant des petites nations dans l’originale. Pour nous, le terme « Québécois de souche » n’est pas un rejet de l’autre, mais une affirmation de soi pleine et entière. Constater qu’un Chinois est chinois, ce n’est pas l’insulter, pas plus qu’il s’agit d’une insulte pour celui qui ne l’est pas. Pour nous, il s’agit d’une question de respect et de reconnaissance mutuelle entre les peuples.

Nous sommes totalement d'accord, il y a alliance de la gauche et des patrons sur la question de l'immigration. Et c'est vrai, la situation risque de dégénérer. Il faut redouter le jour où la réaction des peuples se radicalisera, c’est pourquoi il faut briser la rectitude politique et le silence sur ces questions pour en débattre. Malheureusement, le politiquement correct réprime toute contestation du dogme de l’immigration. Lorsqu’un parti politique prend trop d’ampleur et veut prendre des mesures pour renverser la vapeur, trop souvent on tente de l’interdire ou de rendre un tel gouvernement ou parti ingérable par toutes sortes de manœuvres frôlant le totalitarisme. Ce fut observé récemment en Autriche, en Belgique, en Allemagne et même en Grande-Bretagne, où les multinationales n’ont pas hésité à brandir la menace de pressions économiques si le Premier ministre Cameron osait baisser les seuils d’immigration. Malheureusement, de telles mesures ne peuvent qu’augmenter la grogne populaire et faire dégénérer des situations qui seraient autrement possibles de régler de manière pacifique et démocratique. Nous sommes vivement intéressés à entendre vos commentaires sur ces quelques précisions.

Pour la préservation de notre peuple,
FQS

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