La Charte : un instrument de discrimination contre la majorité

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Quand le gouvernement vote unanimement de discriminer sa majorité historique

Choquant ? Irréaliste ? C’est pourtant ce qui c’est produit à l’Assemblée nationale du Québec en 1985, et ensuite le premier décembre de l’an 2000, lorsque nos élus ont voté à l’unanimité pour modifier la Charte des droits et libertés du Québec une seconde fois. En 1985, cette charte fut révisée pour permettre la discrimination des Québécois de « race blanche » par la mise en place volontaire de programmes d’accès à l’égalité (lire discrimination positive), qui instaura des quotas ethniques dans la fonction publique et dans les entreprises. Le premier décembre de l’an 2000 la charte fut modifié une seconde fois, cette fois-ci pour rendre obligatoire les programmes d’accès à l’égalité non seulement dans la fonction publique, mais également dans les organismes publics qui embauchent des employés non-membres de la fonction publique, notamment les organismes scolaires, municipaux, de la santé et des services publics.

Cette loi oblige les organisations publiques qui emploient 100 personnes et plus de se doter d’un programme d’accès à l’égalité. Originalement, la Charte défendait toute discrimination raciale, peu importe le groupe. Ces modifications ont eu lieu pour permettre la discrimination des Québécois de souche dans la fonction publique.

En consultant la Charte des droits et libertés, on peut remarquer l’intention originale que tout programme « d’accès à l’égalité » doit être « approuvé par la Commission à moins qu'il ne soit imposé par un tribunal ». Cette section est maintenant « non en vigueur », ce qui laisse le champ libre à tous les programmes en place qui discriminent la majorité.

À peine 25 ans après notre émancipation économique comme peuple lors de la Révolution tranquille, qui nous a permis d’avoir un accès plus large à l’éducation et de développer une élite canadienne-française/québécoise chez nous, voilà que nos élus nous tapent sur la tête pour nous replacer en qualité de citoyens de seconde zone. Tout cela sous prétexte que nous, peuple minoritaire et longuement opprimé en Amérique du Nord, avons causé un tort quelconque à des « minorités visibles » présentes sur nos territoires depuis moins de trente années ! Le tout mis en place par nul autre que le Parti Québécois et le ministre de l’époque, Joseph Facal.

Après 240 ans de résistance et de lutte acharnée pour nos droits et notre survivance sur le continent, voilà que notre gouvernement pénalise notre peuple par le biais de loi discriminatoire institutionnalisée, à l’unanimité, sans résistance, aucune critique et surtout aucun débat. Une honte totale pour une démocratie et, qui plus est, pour un parti qui prétend défendre les intérêts des Québécois.

Jamais deux sans trois

Nos élus ont remodifié la Charte des droits une troisième fois en juin 2005 et encore là, pour discriminer la majorité historique du Québec. Cette fois, c’est la modification de l’article 41 de la Charte, qui faisait partie de la loi 95, qui fut changé en toute vitesse en 2005. Le but de cette modification ? Instaurer le cours d’Éthique et culture religieuse de manière arbitraire, puisque celui-ci contrevenait auparavant à cette même charte ! Un cours d’endoctrinement multiculturel obligatoire pour nos enfants.

Avant cette modification, le parent avait le droit d’exiger que ses convictions soient respectées dans les institutions d’enseignement. Par cette modification, l’État s’est donné le pouvoir d’être le juge de l’intérêt et des droits de l’enfant plutôt que le parent. Autrement dit, l’État dépasse maintenant l’autorité parentale pour l’éducation morale de nos enfants.

1982: "Les parents (…) ont le droit d'exiger que, dans les établissements d'enseignement publics, leurs enfants reçoivent un enseignement religieux ou moral conforme à leurs convictions, dans le cadre des programmes prévus par la loi."

Modification apportée par la loi 95 (Juin 2005): "Les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d'assurer l'éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs convictions, dans le respect des droits de leurs enfants et de l'intérêt de ceux-ci."

Ainsi, non seulement le vécu scolaire échappe à l’autorité parentale, mais l’éducation à la maison et la vie familiale se ferait globalement sous la tutelle effective de l’État.

D’autre part, avant la modification, l’enseignant avait le droit de ne pas donner un cours ou un programme qui entrerait en conflit avec ses convictions. On lui a retiré ce droit sans consultation. L’enseignant est donc contraint de diffuser les convictions de l’État (article 20 de la loi sur l'instruction publique du Québec, abrogé par la loi 95).

Qui pensez-vous a des exemptions pour le cours d’Éthique et culture religieuse ? Certainement pas des Catholiques, puisque les seuls a avoir droit à des privilèges sont bien entendu des minorités ethniques (la communauté juive et les Inuits de la Commission scolaire Kativik), preuve que ce cours vise la majorité.

Le gouvernement modifie comme il veut la Charte des droits et libertés pour réprimer les Québécois de souche, mais après on nous la présente comme immuable lorsqu'on propose de l’abolir ou la modifier pour ramener un sens de cohésion sociale. Désormais, la Charte est clairement une arme contre notre nation.

 


Sources : 

Ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, rapport annuel 2001, 2.3.2.1 Programme d’accès à l’égalité.

Charte des droits et libertés de la personne

http://coalition-cle.org/media/documents/art41.pdf

 http://www.emploicegep.qc.ca/fr/egalite-en-emploi.html

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