Le fardeau de la francisation

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Depuis quelques années, le gouvernement québécois se targue de toujours accueillir un plus haut taux d’immigrants francophones. Cet énoncé, qui sert souvent à défendre et justifier l’immigration, est pourtant démenti par les statistiques sur la langue qui démontrent que la plupart des nouveaux arrivants ne parlent pas et ne choisissent pas le français. Mieux encore, la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles dément elle-même cette affirmation en annonçant que le gouvernement allait investir 57 millions pour l’intégration des immigrants dans les trois prochaines années, dont un nouveau 13,5 millions pour la francisation de ces immigrants.

Cette mesure du nouveau programme péquiste Un Québec fort de son immigration signifie donc que les nouveaux immigrants ne sont pas aussi francisés que le gouvernement aimerait nous le faire croire et que la francisation des immigrants, qui nous coûte une fortune, n’est pas aussi efficace qu’on voudrait nous le faire croire.

En fait, cette annonce soulève la question du fardeau de la francisation. Si de nombreux pays exigent une connaissance de base de la langue locale avant que l’immigrant ne devienne citoyen, le Québec exige de ses citoyens de payer pour que les nouveaux immigrants apprennent leur langue. Il est clair que les coûts attachés à l’apprentissage de notre langue devraient être payés par les immigrants et non par la population hôte.

En fait, pour paraphraser, nous sommes littéralement en train de nous endetter pour payer aux nouveaux arrivants des cours de langue. Le gouvernement, qui est dans le rouge, devrait sérieusement se questionner sur la facture des cours de français. On nous répète souvent qu’immigrer dans un nouveau pays requiert beaucoup de réflexion et de préparation. Si cela est vrai, il serait naturel que les immigrants apprennent la langue avant de venir s’installer ici.

Pour la préservation de notre peuple,
F.Q.S.

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