Le véritable coût de votre café

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Pour nombre de Canadiens et Québécois, les matins de semaine commencent avec un café frais du Tim Horton’s qui est devenu, au fil des ans, un véritable symbole identitaire de la classe moyenne canadienne. Pourtant, malgré une image de marque qui se veut près des travailleurs canadiens, le bilan de Tim Horton’s est très négatif. Suite à la publication de l’article « L’immigration à la rescousse du capitalisme sauvage », un lecteur nous a fait parvenir certaines données intéressantes de Ressources humaines et Développement des compétences Canada, une agence gouvernementale fédérale.

Il semble en effet que le cas des restaurants MacDonald’s d’Alma et de Val d’Or, dont nous traitions dans cet article, ne soient que la pointe de l’iceberg, car entre le 1er janvier 2007 et le 31 août 2012, la chaîne Tim Horton’s aurait importé un total 14 195 travailleurs non-qualifiés pour combler des postes dans ses succursales. La plupart de ces employés importés de l’étranger (10 888) proviendraient des Philippines, alors que les autres viendraient du Mexique, d’Inde, de Jamaïque et d’autres pays. Nul besoin de reproduire notre analyse présentée le mois dernier, mais le fait que cette pratique semble répandue est pour le moins troublante, surtout qu’à l’échelle canadienne, le taux de chômage officiel chez les jeunes est de 14% (2012), et cela est sans compter les gens en recherche d’un premier emploi ou les étudiants souhaitant s’assurer un petit revenu, mais qui ne se trouvent pas de travail. Quant à ceux qui oseraient dire que Tim Horton’s ne pourrait se permettre d’augmenter ses salaires pour les rendre concurrentiels? Le chiffre d’affaires de la compagnie a grimpé de près de 13% l’an dernier, atteignant 2,86 milliards de dollars.

Sources : Ressources humaines et Développement des compétences Canada

Pour la préservation de notre peuple,
F.Q.S.

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