L’hypocrisie des lobbies juifs sur l’immigration

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Les russophones devraient avoir à prouver leur appartenance au peuple juif par le biais de tests d'ADN s'ils veulent émigrer en Israël, révéla le journal Maariv le 29 juillet dernier. C'est le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu qui en fit l'annonce la veille. Cette mesure s'applique aux Juifs nés en dehors des liens du mariage et dont l'appartenance doit donc être déterminée.

La loi de retour s'applique en effet à toute personne née de parents juifs. Déterminer qui est Juif donna lieu à un "système quelque peu bysantin", selon les mots de notre source, et à des contestations de la part de requérants à la citoyenneté, particulièrement dans le cas des convertis.

Une jeune fille russe de 19 ans de l'ex-Union soviétique se fit exiger un tel test avant de pouvoir faire son "retour" en Israël.

Mashah Yakerson ayant eu une naissance enregistrée après l'âge de 3 ans, sa juiveté était sujette à caution et donc sa participation au programme Birthright, donnant droit à 10 jours gratuits en Israël pour de jeunes Juifs âgés de 18 à 26 ans. Son père confirma que sans le test d'ADN, sa fille ne pourrait participer au programme. Shimon Yakerson dénonce alors ce racisme envers la communauté juive russe (racisme qui touche aussi le reste du monde entier, mais ça, qui le dénoncera?).

Toujours selon la loi du retour, les convertis peuvent aussi accéder à la citoyenneté. Mais lorsque l'on sait qu'Israël fut largement fondé par des Juifs non-religieux et athées, il faut soupçonner que le caractère religieux prend le second rang devant l'importance de la race. M. Netanyahu ne trahit nullement l'esprit de l'État qu'il gouverne par sa nouvelle règlementation, ni même celui de sa nation au sens large. En septembre 2011, un article du USA Today révéla aux Américains que 50% des Juifs religieux ne croient pas en Dieu. L'autre moitié ne s'en fait pas trop avec ce fait et fréquente la synagogue avec des athées. D'ailleurs, à la synagogue, selon le même article, il y a de nombreux membres actifs et même des dirigeants clamant ouvertement leur athéisme. L'article cite les auteurs Robert Putnam et David Campbell. Selon eux, l'important est l'appartenance ethnique et la participation au groupe en tant que tribu unie par le sang.

Appliquons ces propositions à la religion catholique et à la citoyenneté québécoise. S'il était dit que des athées participent à l'Église et que 50% de ses membres ne croient pas en Dieu, voilà qui serait étrange. Ou alors, pour conserver une citoyenneté québécoise/canadienne, des tests d'ADN sont maintenant requis. Voilà qui indignerait notre gauche bien pensante – sans parler de la communauté juive.

Comme pour tout autre peuple, il serait bien sûr mal advenu pour nous de critiquer le droit du peuple juif de défendre son identité et de vouloir maintenir sa cohérence, alors que nous réclamons le même droit ici au Québec, mais il est de notre devoir de dénoncer la mauvaise foi flagrante et le double standard appliqué par les organismes autoproclamés représentants de la communauté juive au pays. Si les organismes et lobbies juifs tiennent à défendre une identité floue et civique, le droit des minorités, ainsi qu'un droit inaliénable à l'immigration chez nous, ils devraient commencer par le faire envers Israël et faire pression contre ce pays dans la matière. Sinon quoi leurs condamnations et leurs reproches envers les tentatives du peuple québécois de préserver ses intérêts seront au minimum risibles, mais surtout vus comme de la mauvaise foi et un double standard scandaleux qui méritent d’être dénoncés.

À titre d'exemple, selon l'agence QMI, le B'nai B'rith, par le biais de Frank Diamant, a menacé de contester la Charte des valeurs le 26 septembre 2013, pour « protéger les droits de toutes les minorités dans la province de Québec» et comme quoi celle-ci menace la «continuité des groupes minoritaires, religieux et culturels dans la province». Nous pouvons également noter l’opposition au projet de loi sur l’identité québécoise en 2007 par le Congrès juif canadien ainsi que par le B'nai B'rith, qui renchérit et traite ce projet de loi (qui exige la connaissance du français pour obtenir la citoyenneté québécoise) de xénophobe digne des partis d'extrême-droite et pousse l’audace jusqu’à une plainte aux Nations Unies alors que les lois d'immigration en Israël exige obligatoirement des origines juives.

Alors si on comprend bien, selon les lobbies juifs du Québec, ce qui est bon pour Israël est mauvais pour les autres peuples? Et si ce n'est pas le cas, qu'attendent-ils pour dénoncer ces politiques qui sont appliquées en Israël?

Références:

Zeiger Asher (2013, 29 juin). «Russian speakers who want to make aliya could need DNA test». The Times of Israel (Jerusalem).

Winston Kimberly (2011, 26 septembre), «Judaism without God: Yes say American Atheists», sur le site USA Today News. Consulté le 05 janvier 2014. http://usatoday30.usatoday.com/news/religion/story/2011-09-26/jew-atheist-god/50553958/1

Pour la préservation de notre peuple,
F.Q.S.

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