L’hypocrisie mexicaine sur l’immigration

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Mexico n'aime pas voir ses propres citoyens revenir

Le parcours de la nouvelle loi sur l'immigration, signée en 2010 dans l'Arkansas, montre la difficulté pour un État occidental de se doter d'une législation raffermissant le traitement des cas d'immigration illégale. Le tollé fut immense à l'échelle nationale. Des groupes religieux s'y opposèrent, des menaces de boycott de l'économie de cet État américain ont été lancées. Le président Obama, le Congrès et les médias l'attaquèrent sans réserve. Tout cela relève de l'hypocrisie la plus complète.

Cette loi punit un employeur qui utilise une personne sans documents valides. Elle oblige aussi les corps policiers à vérifier le statut migratoire de chaque personne arrêtée. Cette dernière disposition fut maintenue par la décision de la Cour suprême en juin dernier.

En janvier 2008, neuf législateurs de l'État de Sonora, au Mexique, en visite à Tucson (la capitale de l'État qui a légiféré), se plaignirent de cette nouvelle loi qui fait en sorte que ces illégaux retournent dans leur pays, ce qui ne fait pas leur affaire. Si les États-Unis se doivent d'accueillir ces gens comme un enrichissement, il n'en va donc pas de même de leurs propres milieux d'origine!

La représentante Leticia Aparano Gamez, s'exprimant en espagnol, eut le culot de sermonner la législature de l'Arizona, lui reprochant de renvoyer des gens sans emploi, alors que justement, ce sont les sommes d'argent envoyées à leur famille qui supportait l'économie de Sonora. Elle ajouta que le peuple de Sonora et de l'Arizona forme une seule famille.

"Comment l'Arizona peut-il passer une telle loi (…) Il n'y pas une personne vivant dans Sonora qui n'a pas un ami ou un parent travaillant en Arizona (…) Le Mexique n'est pas préparé pour ça, un problème aussi considérable."

En mai 2010, le président du Mexique, Felipe Calderon, s'adressa au Congrès et parla de violation des droits humains par l'Arizona – ce qui est faux, bien entendu. Il reçut une ovation debout. Durant une conférence à la Maison blanche, il qualifia la loi de discriminatoire, prétendant qu'elle criminalise l'immigration et traite les immigrants comme des animaux. C'est bien le processus d'immigration illégale, encouragé par les entreprises, qui engendre la dégradation humaine qui s'ensuit. Il accusa aussi cette loi d'utiliser le profilage racial, omettant de reconnaître que la loi interdit spécifiquement le profilage racial et que le statut d'immigrant n'est vérifié qu'après qu'une personne soit arrêtée pour d'autres offenses. Obama, qu'il visitait, se joignit à lui pour attaquer ensemble l'État américain.

La vérité est que les États-Unis sont souverains et ne doivent rien au Mexique. La loi controversée ne rend pas l'immigration illégale. Est illégale l'immigration dépourvue de documents pertinents. La loi cherche à rendre illégale l'embauche de gens vivant aux Etats-Unis dans l'illégalité. Les opposants à cette loi veulent donc rendre sans conséquence un comportement illégal.

Le président du Mexique, à l'émission de Wolf Blitzer, dût admettre que le Mexique a aussi des lois restrictives en matière d'immigration, qu'il faut remplir une forme, établir son nom propre et voir son passé criminel investigué. L'animateur lui demanda si la police mexicaine se promène pour demander leurs papiers aux gens qu'ils soupçonnent d'être illégaux. Calderon répondit « bien sûr! », prenant un plaisir apparent à le démontrer. Se faisant plus précis, Blitzer évoqua le cas d'une personne s'introduisant au Mexique, demandant si cette personne pourrait avoir un travail. Son invité de marque répondit : "Non, non (…) si quelqu’un fait cela sans permission, nous le retournons (dans son pays)."

Les lois mexicaines disent spécifiquement:

  1. Il n'y aura pas de programme bilingue à l'école.
  2. Tous les scrutins se dérouleront en espagnol.
  3. Toutes les affaires gouvernementales se dérouleront en espagnol.
  4. Les non-résidents ne pourront pas voter, peu importe le temps depuis lequel ils sont là.
  5. Les non-citoyens ne pourront occuper de fonction dans le gouvernement.
  6. Les étrangers ne pourront être un fardeau pour les payeurs de taxes. Pas d'assistance sociale, pas de bons alimentaires, pas de soins médicaux ou autre assistance gouvernementale. Tout fardeau sera déporté.
  7. Les étrangers peuvent investir dans ce pays, mais il doit s'agir d'un montant d'au moins 40 000 fois le revenu minimum journalier.
  8. Si des étrangers viennent ici pour acheter de la terre, certaines options seront restreintes. Certaines parcelles donnant sur l'eau seront réservées aux citoyens nés naturellement dans le pays.
  9. Les étrangers ne peuvent protester, ni faire de démonstrations, ne doivent pas porter un drapeau étranger, ni avoir d'organisation politique, ni dire du mal du président ou de ses politiques. Ceci mènerait à la déportation.
  10. Si on vient dans ce pays illégalement, on sera activement poursuivi et, lorsque pris, envoyé en prison jusqu'à ce que la déportation soit arrangée. Tous vos biens seront saisis.

Comme nous le voyons, le système deux poids deux mesures est flagrant, institutionnalisé et supporté par les médias. Combien de temps un peuple peut-il survivre à une telle injustice?

Référence: http://factreal.wordpress.com/2010/05/08/mexico-vs-united-states-mexican-immigration-laws-are-tougher/

Pour la préservation de notre peuple,
F.Q.S.

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