L’immigration à la rescousse du capitalisme sauvage

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Avec des salaires médiocres, aucune réelle possibilité d’avancement, beaucoup de pression et aucune revalorisation personnelle, les restaurants McDonald’s ont réinventé l’emploi et un mot pour décrire le phénomène fut inventé : les McJobs. Les McJobs, qui ne permettent pas à une famille de vivre décemment, sont particulièrement l’apanage des grandes chaînes multinationales comme McDonald’s, Wal-Mart, Burger King et autres. Dans les grands centres urbains, ces emplois sont principalement occupés par des étudiants qui ne cherchent pas une profession ou une carrière, mais qui travaillent à temps partiel parallèlement à leurs études pour survivre avant d’entrer sur le marché du travail dans leur domaine respectif. Puisque ces emplois très peu enviables aident des jeunes à gagner un peu d’argent, cela a permis à ces chaînes de continuer leurs politiques d’emploi sans jamais les remettre en question. Le fait reste que ces emplois ne sont pas des emplois décents ; le salaire est médiocre, il n’y a aucun avantage social offert et c’est un travail très peu gratifiant. Le but des chaînes comme McDonald’s est simple : optimiser les profits en abaissant le coût de production et la main-d’œuvre représente la principale dépense de fonctionnement.

Les conditions de travail offertes par McDonald’s ne sont pas compétitives (un terme que les grands capitalistes aiment pourtant employer) et ne répondent pas aux besoins des travailleurs québécois. Impossible d’élever une famille et de subvenir à ses besoins en travaillant chez McDonald’s. Refusant de couper dans ses profits nets de 4,9 milliards de dollars (données de 2010) et de s’adapter au marché de l’emploi en offrant des meilleures conditions à ses employés, McDonald’s a commencé à importer du cheap labor provenant de l’étranger pour combler des postes que les Québécois refusent d’occuper. C’est dans cette optique que les restaurants McDonald’s d’Amos et de Val-d’Or ont fait venir 21 travailleurs marocains, défrayant des coûts de 3 000$ par tête, afin de pouvoir continuer à offrir des salaires médiocres et des conditions de travail minables. L’administration de ces restaurants a affirmé que c’était dû à une pénurie de la main-d’œuvre, ce qui est surprenant, considérant un taux de chômage de près de 7% en Abitibi-Témiscamingue.

L’importation de travailleurs étrangers permet donc aux multinationales et autres grosses industries de continuer à maltraiter leurs employés. Les Québécois refusent de travailler pour un faible salaire et de piètres conditions ? La solution serait d’offrir de meilleurs avantages, mais cela augmenterait les dépenses de production et diminuerait la part des profits, ce que les actionnaires ne veulent pas. Combien d’employeurs emboîteront le pas en offrant des salaires minables que les Québécois ne peuvent accepter et ensuite diront qu’il y a pénurie de main-d’œuvre ? Le fait que le gouvernement appuie tacitement ces mesures et refuse de s’impliquer laisse présager le pire. Les employeurs se serviront-ils des travailleurs étrangers pour imposer des salaires médiocres aux Québécois de souche, qui n’auront qu’à se plier ou à se faire remplacer par de la main-d’œuvre bon marché ? Il est impératif que les Québécois soucieux de leur avenir cessent d’encourager les compagnies qui ont de telles pratiques. Les citoyens de l’Abitibi doivent cesser de consommer au McDonald’s et ceux du reste du Québec doivent emboîter le pas.

Fédération des Québécois de souche
Pour la reconquête de notre peuple

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