Nationalisme et homogénéité

0

L'homogénéité ethnique complète est un fait rare au sein d'un pays. Pourtant, il y a toujours eu des ethnies dominantes et majoritaires en contrôle de leurs territoires, pouvant ainsi transmettre un caractère national qui lui est propre sur la base d’une familiarité/cohésion.

Une nation ainsi constituée, avec une culture, une religion et des valeurs communes à ses membres, est indéniablement cohérente et efficace lorsqu'elle vient à se définir et se défendre, au contraire d’une nation multipolaire qui s'entre-déchire. Pensons à une armée ordonnée et disciplinée, face à des bandes disparates qui rivalisent entre elles.

Ce que nous propose le multiculturalisme et la diversité ethnique avec l'immigration massive est l'absence de territoire propre à chaque peuple puisqu'il élimine la majorité démographique et historique des nations. Pourtant, sans ces deux réalités, définir la nation devient hautement problématique, car la cohérence des origines, de la culture, de l'histoire, des croyances et des identités s'en trouve anéantie alors qu'elle constituait un élément puissant de cohésion.

À long terme, la politique du multiculturalisme, couplée à un accueil massif d'immigrants, provoquera la naissance d'une société multipolaire en conflit perpétuel avec ses divers composantes, diverses ethnies et religions, toutes rivalisant pour une part du gâteau et opposant leurs valeurs à celles déjà existantes. À qui profitera la division, sinon à une oligarchie? Elle régnera soit de manière égoïste par la corruption, ne pouvant plaire à tous les groupes rivaux, soit de manière dictatoriale pour maintenir un ordre dans le chaos. Un groupe contrôlera l'État au détriment des autres, avant de tomber à son tour par le biais de révolutions cycliques. Ce sera à terme la mort de la démocratie.

Un autre corollaire inattendu est le suivant: les nations se retrouvant sans peuple/ethnie majoritaire, mais habitées par plusieurs groupes ayant un attachement à des nations étrangères, seront vouées soit à l'annexion, soit à l'éclatement. L'attachement à l'État et l'idée du bien commun seront nuls. L'individualisme triomphera comme attitude envers l'État et la nation d'accueil, le communautarisme sera par ailleurs la règle pour les citoyens en rapport à leur groupe d'appartenance ethnique. Ce n'est que logique. Les vieux symboles seront inévitablement changés puisque représentant le peuple historique devenu minoritaire qu'il faut évincer plus que tout autre. Qui voudrait être représenté par un drapeau à forte teneur identitaire ou culturelle, si ce n’est pas son identité ou sa culture?  Qui luttera pour défendre les intérêts d'un pays avec lequel il ne partage rien et dans lequel son propre peuple ne s'incarne pas ou peu? Cette situation est déjà démontrable par le faible taux de minorités visibles au sein des Forces armées canadiennes.

Pour subsister, un peuple doit prendre intensément conscience de lui-même et se démarquer. Il ira jusqu'à provoquer des frictions et des lignes de séparation sociale et territoriale pour maintenir son intégrité et entretenir cette conscience. Nous pouvons montrer l'exemple de certaines communautés adoptant des tenues vestimentaires uniformes et entretenant des attitudes hostiles envers les autres. Il s'agit de maximiser la solidarité communautaire par le rappel des vexations subies dans l’histoire, des persécutions dans le passé. Les confrontations idéologiques, culturelles, sociales, religieuses, linguistiques et malheureusement, parfois, physiques sont nécessaires pour que les nations se maintiennent, aussi politiquement incorrect que ce soit de le remarquer. Loin de nous l'idée de provoquer ou de valoriser de tels conflits, mais vouloir à tout prix éviter la confrontation, c'est abdiquer et abandonner son authenticité et permettre à d'autres d'être « maîtres chez nous » à notre place. La nature est ainsi faite: ceux qui ne résistent pas se font assimiler ou disparaissent physiquement. Ceux qui se ferment les yeux seront réveillés devant un fait accompli et il sera trop tard.

Même les Nations Unies ont déclarées le « droit des peuples de disposer d'eux-mêmes ». Voila à quoi s'attaquent le multiculturalisme, la diversité et l'immigration massive.

Voilà l'erreur du « nationalisme civique » du Parti Québécois. En effaçant toute connotation ethnique, culturelle et religieuse au combat nationaliste, il réduit les points de frictions, abat les barricades et laisse le champ libre au rouleau compresseur du multiculturalisme et de l'immigration de masse. Il désarme notre peuple face aux immigrants bien munis d’identité ethnique, culturelle et religieuse. Des immigrants, qui, par leur nombre sans cesse grandissant, amplifient leurs revendications.

Jamais à cours d’idées aussi ineptes que martyrisantes pour notre nation, certains péquistes prônent la régionalisation de l’immigration (comme Tania Longpré). Cela augure tout aussi mal, car si l'immigration est déjà problématique à Montréal, elle est isolée d'un point de vue territoriale et géographique. La régionalisation systématique de l'immigration, avec les taux actuels, pourra nous rendre minoritaires comme peuple dans chaque centre urbain de la province, ce qui rendra impossible une sécession territoriale. Aucune ville ne sera majoritairement québécoise et de culture « canadienne-française », aucune ville pourra se prétendre ville « française d'Amérique ». Avec la diminution de son poids démographique, la majorité historique ne pourra rivaliser nulle part face aux autres peuples aussi nombreux et installés en nombre équivalent, voire supérieur, à l'échelle du territoire québécois. Qu'en sera t-il de nos intérêts politiques?

Exigeant de la culture native qu’elle s’oblitère par souci de tolérance envers les groupes nouvellement venus, le multiculturalisme laisse place à une société clanique et tribale où seule la population native se voit privée de son identité. Osons le dire : ce n’est pas juste.

Nous affirmons aussi sans crainte:

L'absence d'homogénéité provoque la mort de la nation. Cela pave aussi le chemin de la mondialisation par la réalisation du glocal, comme l’expliqua Pierre Hillard lors de sa conférence. Sur chaque territoire local se reflète le global. Il faut prendre conscience de la gravité d’un tel projet.

Pour la préservation de notre peuple,
F.Q.S.

Graphique: homogénéité ethnique territoriale du Québec vs diversité local Monréalaise.

9fdb3a481f373ba006291ad22e1d6b0a

Graphique: Diversité ethnique généralisé sur l'ensemble du territoire. Perte de cohésion, de pouvoir d'assimilation et de poids éléctoral/démographique totale.

18472da7a1fad179cda033e8b0830919

Références:

Partager.

Les commentaires sont fermés.