Où s’en sont allés nos héros ?

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C’était en 1660. Montréal, Ville-Marie à l’époque, peinait à survivre, subissant les raids incessants des Iroquois. Ayant eu vent d’une attaque planifiée visant à anéantir une fois pour toute l'établissement français, une poignée de Montréalais entreprirent une expédition dont ils n’allaient pas revenir: Dollard-des-Ormeaux et ses compagnons, en sacrifiant leurs vies, effrayèrent les Iroquois et sauvèrent la colonie.

Notre histoire nationale est truffée de faits d’armes similaires, sinon d’initiatives audacieuses de la part d’hommes politiques ayant, de diverses façons, fortifié l’esprit canadien-français. Esprit fortifié de manière à assurer notre présence en tant que peuple dans cette partie du monde. Nous voilà donc avec une histoire dont nous pouvons être fiers, une histoire que nous nous devons de connaître et de faire connaître.

Malheureusement, force est de constater que cette épopée qu’est notre histoire nationale a été remisée, mise de côté au profit de l’histoire universelle et négligée – d'abord par nos institutions scolaires, système depuis longtemps noyauté par l’idéologie marxiste qui tend par cette sournoiserie à supprimer la conscience identitaire, pilier de notre nationalisme; ensuite, vint l'entrisme marxiste visant les organisations et les médias nationalistes,ceux-ci étant les principaux adversaires des projets gauchisants qui pullulèrent dans la province de Québec au fil des années. Toutes les chances de voir un jour revenir le concept de l’éducation nationale furent donc considérablement réduites.

Nous voilà donc aux prises avec de jeunes générations inconscientes de l‘histoire, de l’identité et de la culture de leur nation. Lorsqu’on constate que lors d’une année scolaire dans les cégeps, seulement 5% des élèves de la province suivent un cours d’histoire nationale (données du SRAM et du SRAQ pour l’année 2008-2009), on peut bel et bien déclarer « mission accomplie » pour les marxistes.

Pourtant, l’esprit nationaliste subsiste toujours au Canada-français. Les vestiges d’une forteresse autrefois puissante mais désormais pénétrée et quasi-vaincue se dressent dans le tumulte des menaces, anciennes et nouvelles. Qu’y a-t-il donc pour guider cette jeunesse? Où puiseront-ils leur inspiration? Laissés dans l’ignorance mais quand même en marche, comme par instinct, ils ne peuvent que se tourner vers les exemples historiques d’outre-nation. Les exploits étatsuniens, européens peut-être? Ces nationalismes qui, par leurs origines, diffèrent naturellement du nôtre et, bien que légitimes, sont adaptés pour un autre pays dans un autre contexte social. Toutefois, ceux-ci demeurent les seules références aux faits patriotiques, faute de connaissance de notre propre histoire.

Beaucoup de jeunes organisations et quelques anciennes ne sont pas encore marxisées. En eux réside l’espoir. Elles ont le devoir de prendre en main l’idéal nationaliste québécois, de rappeler aux jeunes militants que même si les exploits patriotiques d’autres peuple à travers l’histoire peuvent nous sembler exemplaires, il demeure impératif que les premiers hommages soient voués à nos héros nationaux.

C’est pourquoi la Fédération des Québécois de souche s’engage à faire connaître notre histoire et nos héros d’abord. Que ceux-ci nous servent de modèles dans chacune de nos initiatives et de nos actions ! Nous ne sommes pas des nationalistes étatsuniens, nous ne sommes pas des nationalistes allemands, nous ne somme pas des nationalistes britanniques… Nous sommes des nationalistes canadiens-français, des nationalistes québécois. C’est avant tout le caractère héroïque de notre histoire nationale, fondement de notre culture et de notre identité, qui se doit d’être la source de nos inspirations premières. Et c’est avec cet esprit seulement que nous verrons un jour le bout du tunnel dans cette guerre contre l’oubli.

FQS
Pour la préservation de notre peuple

 

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