FQS présente lors d’une demande d’exemption pour le cours ECR

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La Fédération des Québécois de souche a été invitée comme témoin lors d’une demande d’exemption par des parents aux cours d’Éthique et culture religieuse (ECR) devant une commission scolaire durant la dernière année. Nous allons taire leurs noms pour éviter de leur porter préjudice.
 
Une telle demande d’exemption pour ce cours tant décrié est loin d’être une chose simple et nous avons noté plusieurs obstacles que nous croyons délibérés.
 
D’abord, les parents doivent se présenter à plusieurs reprises devant une trentaine de fonctionnaires/commissaires en veston-cravate de la commission scolaire qui sont en pleine réunion protocolaire. Monsieur ou Madame Tout-le-monde peut facilement être déstabilisé par ce milieu peu familier.
 
Il faut premièrement faire part de sa demande d’exemption et revenir ensuite pour assister au vote et au jugement. Dans chacun des cas, les parents devaient faire une courte présentation. Nous avons noté que la deuxième présentation suivie du vote a été tenue moins de 24 heures après la première et cela, en pleine semaine. Il s’agit clairement d’une tactique pour réduire le temps de préparation des parents.
 
Ces derniers ont été prévenus par l'une des responsables, dans les premières minutes suivant leur arrivée, qu'ils ne devaient parler que 10 minutes maximum plutôt que les quinze à vingt minutes prévues – encore une tactique pour limiter la présentation et les arguments de la partie requérante. Nous notons également que la réunion dura au total plusieurs heures et que le sujet suivant consistait en la présentation de plusieurs vidéos YouTube qu’un professeur a présentés aux élèves et qu’il voulait partager avec les fonctionnaires de la commission scolaire. Cette présentation « YouTube » a duré un total de quarante minutes. Est-ce une répartition équitable en comparaison au temps accordé à des parents qui prennent à cœur l'éducation de leurs enfants?
 
Malgré tous les efforts des parents en question pour se présenter à plusieurs reprises et celui d’avoir préparé un dossier volumineux, sur la trentaine de fonctionnaires présents, seulement un a cru bon de poser une question. Aucun n’a demandé à voir leur documentation et seulement deux d’entre eux (qui sont des commissaires-parents non-nommés par le gouvernement) ont jugé pertinent de noter leurs sources. Or seulement trois semblaient avoir déjà entendu parler des études en question et aucun n’était au courant de l’exemption pour la communauté juive et inuit. Plutôt que de s’informer davantage sur ces questions, les commissaires sont passés immédiatement au vote.
 
Le vote a été fait à main levée et non d'une manière anonyme. Seulement dix commissaires ont décidé de se prononcer (sur trente): six contre l’exemption et quatre pour. Le taux d’abstention est très élevé, ce qui sous-entend encore une certaine pression de la part du gouvernement. Il faut remarquer aussi que si l’exemption avait été permise, cela aurait créé un précédent, ce que souhaite éviter à tout prix le ministère de l'Éducation.
 
Une fois le procès verbal imprimé, les parents nous ont fait part que certains commissaires ont demandé à ce qu'une partie de leurs commentaires soient retirés du procès verbal. Plusieurs abstentions ont également été comptées comme un vote contre l'exemption. Pourquoi ?
 
Voilà à quoi se butent ceux qui osent contester le cours d'ECR et selon nous, le gouvernement cherche non seulement à imposer le cours mais, en plus, à faire taire les parents qui cherchent à en soustraire leurs enfants malgré que la majorité de la population est contre ce cours d’endoctrinement.
 
Drôle de conception de la démocratie et de la liberté.
 
 
Pour la préservation de notre peuple,
F.Q.S.

 

 

 

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