Un rabbin dans mon garde-manger

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Le sujet des certifications casher sur les aliments produits au Québec et au Canada nous a été ramené récemment par les médias. Le cas en question concernait des producteurs de viandes qui procédaient à l’abattage rituel sans en aviser les consommateurs.

Nous ne pouvons que saluer le fait qu’une autre de ces machinations scandaleuses soit mise en lumière, mais il semble bien que les médias, par ignorance ou par complaisance, aient décidé de présenter le problème de l’abattage casher comme un cas unique et isolé. Comme s’il n’y avait pas d’autres influences judaïques, de nature plus économique que culturelle, dans le secteur de l’alimentation de la province.

Il suffit donc de repérer les différents symboles de certification casher sur les articles à l’épicerie. L’exercice fait, il est surprenant pour la majorité de constater qu’une bonne partie de la nourriture et des accessoires d’emballages, si ce n’est pas la majorité, portent le sceau d’un des différents conseils rabbiniques en charge de la certification des entreprises de production alimentaire.

Un producteur québécois peut avoir à payer des dizaines de milliers de dollars afin d’obtenir la certification casher pour que son produit se retrouve finalement sur les tablettes des grandes chaînes – augmentant ainsi le coût de production et du même coup, le prix au détail.

Étant moi-même au courant depuis longtemps de ce racket étonnement ignoré par la masse populaire, j’ai voulu faire état du problème. J’ai donc tenté l’expérience en rassemblant puis photographiant une bonne partie du contenu de mon garde-manger selon les diverses certifications casher.

Je ne suis pas de confession juive et je ne prête aucune attention aux nombreuses certifications affichées sur les emballages quand vient le temps de choisir un article. Pourtant, celui qui jetterait un bref coup d’œil sur les photos du reportage sans connaissance de cause croirait probablement avoir affaire à un juif orthodoxe. Il réaliserait ensuite, en reproduisant l’exercice sur sa propre épicerie, l’ampleur du problème.

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Les emballages marqués de la lettre K dans un cercle sont certifiés par « OK Kosher certification », qui est un organe du Comité pour l’avancement de la Torah. Actifs dans l’industrie de l’alimentation des États-Unis depuis les années 30, la « OK » certifie aujourd’hui plus de 400 000 produits distribués par plus de 2 200 compagnies.
Ces informations sont disponibles sur le site internet du comité juif en question. (
http://www.ok.org)

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Ces aliments de nature variée portent le logo du « Montreal Kosher ». Le « MK », avec le Beth Din (Tribunal religieux juif à Montréal) et l’institut Ruth (programme de conversion au judaïsme) forment le Conseil de la communauté juive de Montréal. Établi en 1922 et se proclamant chef de file dans le domaine de la certification casher au Canada, le conseil est aujourd’hui représenté par 10 rabbins. Il organise et finance une partie de l’activité des communautés juives du Québec. Visitez le http://www.mk.ca/ pour plus de détails.

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Qui aurait cru que le bon vieux « Nutella » était préparé selon les normes juives du kacherout. Marqués d’un U encerclé, ces aliments ont été certifiés par l’Union orthodoxe. Basée à New York, l’Union a lancé une véritable armée de rabbins à l’assaut des marchés d’alimentations à travers le monde. On parle ici de plus de 600 représentants rabbiniques et de 500 000 produits certifiés dans 6 000 usines situées dans 80 pays. Les profits de l’ « UO » servent entre autres à financer l’ « IPA ».
L’Institut des Affaires publiques est un immense regroupement de communautés juives américaines faisant la promotion des valeurs judaïques dans les lobbys, au gouvernement et dans les médias. Ces informations sont disponibles sur leurs sites officiels : (
http://www.oukosher.org/ et http://advocacy.ou.org).

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C’est au tour de la farine « Robin Hood » de passer sous la loupe des fanatiques du kacherout. Il s’agit de l’organe de certification du Conseil kacherout du Canada. Aujourd’hui, 70 000 produits portent le symbole « COR » et le secteur d’activité du Conseil est similaire à celui des autres organes de certification. Plus de renseignements figurent sur le site officiel. (http://www.cor.ca)

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 La certification cachère ne se limite pas aux aliments comestibles comme en témoigne les produits nettoyants tel que le savon à l’huile Murphy, le Tide, Le détergent No Name, le détachant Président’s Choice, le Mr. Cleanpour salle de bain, le C.L.R., et plusieurs autres. Si la certification cachère est uniquement une série de règles alimentaires et sanitaires comment expliquer les produits non-comestibles qui portent la certification ?

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Il existe encore des centaines de certifications casher aux symboles variés et la majorité des gens, bien qu’ils aient une petite notion de « casher/halal », ignorent que la quasi-totalité de leur liste d’épicerie a été produite conformément aux normes d’alimentation de la religion juive. Et encore, cela peut paraître anodin lorsque le fait suivant est mis de côté. Le coût des modifications que le producteur a été contraint d’apporter à son procédé pour répondre aux normes juives du kacherout ainsi que le simple coût du processus de certification payé directement à l’organisation casher concernée ne peuvent que gonfler le prix du produit sur les tablettes.

Inversons les rôles et imaginons un Québec contemporain où l’Église catholique tirerait profit d’un accommodement duquel le producteur et le consommateur auraient à assumer les frais. Nous aurions droit, sans aucun doute, à une explosion de scandales. Les extrémistes de la laïcité (lire anti-catholiques) partent en guerre pour bien moins que cela lorsqu’il s’agit d’affronter la confession religieuse de la majorité.

Vous qui êtes perplexes, qui pensez que j’exagère, qui croyez que j’ai pris le temps de choisir, de remplir mon panier d’épicerie d’articles casher pour donner de la crédibilité à mon article, c’est à vous que je suggère de reproduire l’activité – sinon de prêter une attention particulière aux logos de certifications de vos aliments. Vérifiez aussi votre réfrigérateur et votre congélateur. Il ne vous restera qu’à constater.

Pourquoi la population majoritairement catholique devrait-elle foncer tête baissée dans un projet sociétal de laïcité à sens unique? Elle continuerait de financer l’organisation des communautés juives, même un coup dénudée de ses propres croyances patrimoniales.

Pour la préservation de notre peuple,
F.Q.S.

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