Campagne contre la liberté d’expression dans les universités

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F. Roger Devlin, American Renaissance, 17 janvier 2014

liberteexpressionEn 1998, le professeur Alan Charles Kors et l’avocat Harvey A. Silvergate publièrent un article sur les atteintes à la liberté d’expression sur les campus. The Shadow University fut un best-seller et les lecteurs, par le biais de leurs propres expériences horribles et leurs appels, aidèrent les auteurs à fonder laFoundation for Individual Rights in Education (FIRE) dans le but de protéger la liberté d’expression.

En 2001, M. Greg Lukianoff fut nommé directeur responsable de la sensibilisation du public et des questions légales. En 2006, il devint président de FIRE. Unlearning Liberty (Le désapprentissage de la liberté) est le récit de ses 11 ans de travail avec la FIRE durant lesquels il examina des milliers de cas de censure universitaire et représenta des centaines d’étudiants et de professeurs.
 

Un tour de force typiquement occidental

M. Lukianoff nous rappelle que le système de liberté d’expression, de la communication publique et du débat n’est pas universel, mais un fruit spécifique de la civilisation occidentale qui est le résultat d’une évolution sur plusieurs siècles et qui est donc encore très vulnérable.

La liberté d’expression est basée sur deux principes : premièrement, personne n’a le dernier mot. Une controverse n’est jamais complètement réglée, car il est toujours possible de contester et de réfuter un point de vue. Deuxièmement, personne ne peut avoir une autorité irréfutable. Toute personne peut être soumise à la critique et son autorité intellectuelle peut être contestée.

Personne n’est omniscient, ni infaillible, et donc nous sommes tous contraints à nous défendre par la logique, les preuves et la persuasion.

Selon M. Lukianoff, aujourd’hui les étudiants ne comprennent pas l’importance de ce système. Une majorité pense que les gens doivent être muselés de façon à ce que les personnes de divers horizons puissent s’entendre. Une enquête en 2014 révéla que les collégiens sont plus portés que les adultes à penser que l’on ne peut permettre au citoyen d’exprimer des pensées impopulaires et que le gouvernement devrait avoir un rôle dans la censure des articles de journaux.

Les restrictions du droit de parole imposées par les universités furent déclarées anticonstitutionnelles par les tribunaux presque toutes les fois qu’elles furent contestées depuis 1989 et cela, au moins une douzaine de fois. Ceci créa l’impression que le problème avait tout simplement disparu. Cependant, de nouveaux règlements universitaires ressurgissent plus vite qu’ils ne disparaissent — parfois dans le même campus où les anciens furent éliminés.

La FIRE nous indique que 62 % des institutions de hautes études américaines ont des règlements qui limitent « clairement et substantiellement » la liberté d’expression. Dans les autres écoles, la situation est mitigée. Seulement 3,7 % des écoles protègent le droit d’expression sans ambiguïté. Plusieurs codes de conduite contiennent des prohibitions contre « l’incivilité, le manque de respect, le langage offensant ou qui peut embarrasser autrui ».

Les universités utilisent souvent une interprétation élastique du concept légal de harcèlement pour restreindre la liberté d’expression. Comme le souligne M. Lukianoff, la Cour suprême a limité le harcèlement aux cas «où le comportement inopportun discriminatoire, dirigé vers une personne à cause de sa race ou de son sexe est si grave, omniprésent, objectivement blessant, distrayant la victime de son éducation, que cet harcèlement de facto empêche l’étudiant d’accéder aux ressources et possibilités offertes par l’institution ».

Cependant, les universités considèrent souvent des choses triviales comme du harcèlement : « des généralisations stéréotypées », « des mots qui incommodent une personne », « des expressions jugées inappropriées », « des blagues qui avilissent la culture ou l’histoire de la victime », « des gestes, des commentaires ou des actions inappropriés qui sont fondés sur le sexe » et finalement « l’utilisation du masculin pour désigner des personnes des deux sexes ».

Sous la dernière rubrique, on peut conclure que la phrase « Les étudiants doivent tous stationner leur voiture dans le terrain numéro B » est du harcèlement. Si un tel règlement était appliqué, presque tous les étudiants seraient coupables quotidiennement. Évidemment, ce règlement n’est pas appliqué avec rigueur, mais seulement lorsque quelqu’un critique ou se moque des autorités : « Tous les avocats qui s’occupent de cas concernant le premier amendement de la constitution savent très bien que la liberté de parole débarque en premier lorsqu’un discours critique agace ceux qui sont responsables de décider ce qu’est la liberté de parole. » Lorsqu’une étudiante de l’université de l’État du Michigan envoya un courriel dont le but était de critiquer des décisions administratives, l’école décida de la punir tout en déclarant que « les services de courriel ne sont pas un babillard conçu pour l’expression d’une opinion personnelle ». Mais nous savons qu’ils le sont, tant que l’opinion ne contient aucune critique de l’université.

L’université St-Augustin de Raleigh, en Caroline du Nord, subit l’effet d’une tornade en avril 2011. Le surlendemain, les autorités annoncèrent que les cours reprendraient le jour suivant. Beaucoup d’étudiants étaient toujours sans électricité. Après l’annonce d’une réunion publique pour discuter du problème, un finissant encouragea les étudiants de se présenter à la réunion avec documents à l’appui. Cet étudiant fut radié de la cérémonie de remises des diplômes, car, soi-disant, tous les étudiants se doivent de défendre la réputation de l’université.

De nombreux cas de censures sont idéologiques. Le journal du campus de l’université Tufts publia une annonce d’un étudiant qui avait eu des doutes concernant la représentation idyllique de l’islam durant la « semaine de sensibilisation islamique ». Son annonce citait des vers du Coran tels que : « Frappez donc (les non-croyants) au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts. » Cette annonce mentionnait l’application de la peine capitale pour l’homosexualité dans certains pays musulmans et citait un théologien musulman qui opinait que « le mariage est une forme d’esclavage auquel les femmes doivent se contraindre, les maris étant les maîtres et les femmes leurs esclaves soumises et obéissantes ». Un autre étudiant déposa une plainte de harcèlement et Tuft devint la première université américaine à déclarer quelqu’un coupable de harcèlement pour avoir énoncé des faits dirigés contre personne en particulier.

Les autorités administratives inventent des règlements qui leur permettent de harceler les groupes jugés indésirables. Un collège communautaire bloqua une représentation du film « La Passion du Christ » par un groupe chrétien prétextant que le film portait trop à la controverse et avait reçu la cote américaine R (restricted). Cependant, il appert que le collège avait promu la présentation d’un film coté R l’année précédente et était l’hôte d’une production intitulée « Fucking for Jesus » — film décrit comme étant « une pièce de masturbation à l’image du messie chrétien ».

Étudiants et professeurs peuvent être punis pour avoir parlé des armes à feu ou de la violence sous prétexte que de tels propos sont une « menace ». Par exemple, un étudiant qui avait fait une présentation en classe sur les avantages qu’apportent des lois sur le port caché des armes à feu fut dénoncé à la police par son professeur.

Une technique à la mode pour écraser la liberté d’expression est la création de zones spéciales pour s’exprimer librement (free speech zone). Ces zones sont souvent des coins obscurs sur le campus. À l’université de 28 000 étudiants Texas Tech, cette zone est un minuscule belvédère où, selon un mathématicien facétieux, les étudiants pourraient tous y être à la condition de s’entasser et de former une masse dont la densité serait celle de l’uranium 238!

Beaucoup d’universités inculquent aux étudiants de la propagande sur la race et le sexe durant la période d’initiation. Dans certains cas, les étudiants de première année doivent défiler dans un soi-disant « tunnel de l’oppression ». Ils doivent visiter une maison où chaque pièce présente des thèmes comme « Les parents religieux haïssent leurs enfants homosexuels », « Les musulmans ne peuvent trouver d’amis dans un campus majoritairement blanc » et « Les Blancs pensent que toutes femmes noires sont "des mamans sur le BS" ». Un témoin décrivit les visages sans espoir et honteux des étudiants qui furent soumis au tunnel de l’oppression — sans aucun doute dans un état qui plaît aux autorités.

Le plus célèbre des programmes d’orientation de ce calibre est celui de l’université du Delaware — un programme obligatoire pour les résidents du campus. On y apprend par le biais de ce que l’université appelle un traitement.

Soit que les étudiants doivent identifier l’oppression systématique qui existe dans notre société et reconnaître les avantages inhérents au démantèlement des systèmes d’oppression et aussi acquérir les compétences nécessaires pour devenir un agent de changement pour la justice sociale.

Les étudiants de première année sont questionnés sur des sujets très personnels — par exemple ont-ils des amis homosexuels, noirs ou du Moyen-Orient et avec qui voudraient-ils avoir des relations intimes. L’endoctrinement est réalisé par des « upperclassmen » appelé Resident Assistants (RA) qui sont tous soumis à un dépistage et entraînement durant la saison estivale. M. Lukianoff nous apprend que tout scrupule au sujet de cet endoctrinement est accueilli avec hostilité, intimidation et menaces.

Les RA sont aussi entraînés à la « confrontation » en cas de résistance de la part des étudiants, résistance qui se fait rare de toute façon. Les enquêteurs n’ont trouvé qu’un seul cas où une étudiante avait résisté au « traitement ». Cette étudiante a affirmé en riant qu’on lui avait lancé des cailloux à cause de ses goûts concernant l’opéra. Lorsque son RA lui demanda : « Quand as-tu découvert ton identité sexuelle ? », elle répondit : « Mêle-toi de tes oignons! » Le RA déposa un « rapport d’incident » à son égard.

M. Lukianoff soutient que les RA ont reçu d’autres entraînements qui sortent de l’ordinaire :

« Si un RA entend des étudiants discuter de politique ou de religion, il se doit d’intervenir et de prendre contrôle de la situation. Le RA donne à chaque étudiant l’opportunité d’exprimer son opinion et leur demande de se disperser. On ne peut poser de question, échanger des opinions, sonder les autres ou demander des explications. Les RA sont formés pour écraser de telles discussions jugées impolies. » 

Lorsque la FIRE critiqua publiquement le programme « Delaware’s Residence Life Program » en 2007, le recteur de l’université abolit le programme, mais garda quand même les deux employés qui l’ont conçu, Kathleen Kerr et Jim Tweedy. La Dr Kerr, qui est encore la directrice des dortoirs sur le campus, essaya maintes fois de le redémarrer. L’ American College Personnel Association (ACPA) donna même un prix au programme et continua de le présenter comme un modèle à suivre même après son abolition. Dr Kerr devint par après présidente de l’ACPA.

Quelques mois après la suspension du programme, une réunion secrète de l’ACPA fut infiltrée et décrite par cette personne. Durant cette réunion, une administratrice du défunt programme alluma une chandelle qui représentait selon elle « la responsabilité et la connaissance que nous avons en tant que professionnels des affaires étudiantes et des dortoirs universitaires ». De plus, elle plaça de petites chandelles qui symbolisaient les étudiants à qui on se doit de passer la connaissance représentée par ces chandelles.

M. Lukianoff nous signale ce qui s’est passé ensuite :

Soudainement, elle souffla sur la grande chandelle et, de façon dramatique, s’adressa à l’auditoire :« En automne 2007, les lumières furent éteintes par la haine, la peur, l’ignorance et la stupidité. Par le biais de cette conférence, nous rallumons les feux qui annihileront encore la haine, la peur, l’ignorance et la stupidité. Accompagnez-moi vers une révolution de l’avenir. »

Les étudiants accusés d’avoir violé des codes de comportement vagues sont souvent traités sans aucune sécurité juridique. Les universités ont depuis longtemps des procédures juridiques, mais qui avaient pour but principal de punir la tricherie et le plagiat. La portée de ces codes n’a cessé de croître, si bien que les étudiants sont maintenant punis pour des actes jugés normaux par le commun des mortels. Et dans certains campus, des procédures ouvertes et claires sont considérées comme des obstacles à la justice.

M. Lukianoff nous rapporte l’anecdote suivante au sujet d’une présentation de la SAC de Michigan State (Student Accountability in Community) qui eut lieu en 2002 lors d’une conférence nationale :

Avant le début de la session, les intervenants placèrent un graphique sur le tableau blanc. Au bas figuraient des farces et en haut les mots « agression » et « viol ». Alors je me suis dit : « C'est une blague — ils ne peuvent prétendre que les violeurs commencent avec des blagues et que les blagueurs doivent donc être soumis à un traitement de "responsabilisation" ». Croyez-le ou non, c’est bien ce qu'ils ont dit à quelques détails près.

Le genre d’infractions pour lesquelles un étudiant peut être puni comprend « une fille qui claque une porte après une chicane avec son ami » ou encore « un étudiant qui fait preuve d’impolitesse envers la réceptionniste du dortoir ». Les sanctions incluent une amende de 50 $ pour quatre sessions disciplinaires. Ils doivent aussi remplir un questionnaire au sujet de leur infraction plusieurs fois, jusqu’à ce qu’ils aient obtenu les bonnes réponses.

Les étudiants à qui on avait donné une liste d’actes de « violence » durent s’accuser des actes dont ils se croyaient coupables. Ces actes de violence incluent « rabaisser quelqu’un », « utiliser un privilège de la race blanche », « une action perçue comme ayant potentiellement un sens raciste » et même « utiliser le bouche-à-oreille pour transmettre un message ». L’étudiant doit alors reconnaître pleinement sa responsabilité.

Le gouvernement fédéral fait empirer les choses. En avril 2011, le Département de l’Education (Department of Education/DOE), par le biais de son bureau sur les droits civiques, décréta que les universités qui reçoivent des fonds fédéraux, donc la quasi-totalité des universités et collèges postsecondaires, doivent maintenant trancher les accusations de harcèlement en se basant sur un fardeau de la preuve où la prépondérance des preuves suffit. C’est le bas niveau de 50 % +1 utilisé dans les cours civiles. On justifia ce changement par le fait que la procédure contre le harcèlement pouvait aussi inclure le crime sérieux d’agression sexuelle. Cependant, plus l’infraction est sérieuse, plus le fardeau de la preuve doit être élevé avec une confiance de 75 % à 80 % lorsque l’on parle de preuve claire et convaincante — avec une confiance de 99 % lorsque que l’on parle de preuve hors de tout doute raisonnable. L’administration Obama a dit aux écoles que puisque l’agression sexuelle est un crime sérieux, toutes les méthodes sont bonnes pour trouver les coupables. Comme le dit M. Lukianoff, les étudiants peuvent être trouvés coupables de harcèlement en raison d’actes insignifiants.

Les mêmes directives du DOE forcent les écoles qui permettent les appels aux condamnations de consentir aussi aux accusateurs d’en appeler d’un jugement de non-culpabilité. Ceci, bien sûr, viole le cinquième amendement de la Constitution américaine qui interdit la « double incrimination ».

La discipline imposée dans les campus est un système qui, de temps en temps, fonctionne en parallèle avec le système judiciaire et donne des résultats différents. En 2005, Charles Plinton, un étudiant gradué à l’université d’Akron, fut accusé par un autre étudiant de trafic de narcotiques. L’affaire contre lui était sans fondement solide et il ne fallut que 40 minutes pour qu’un jury le déclare innocent.

Dans une procédure juridique sur le campus, après le vrai procès, le même étudiant fut trouvé coupable avec la « prépondérance des preuves » et suspendu. N’ayant pas les moyens de se payer un avocat pour se défendre, il se suicida plus tard dans l’année.

Le mot « discrimination » a été redéfini pour empêcher les étudiants de former des groupes basés sur des croyances partagées. Les premiers visés furent des groupes associés au protestantisme évangélique que l’on força à accepter des non-chrétiens parmi leurs membres. Ceci implique que tout groupe devient vulnérable à la subversion par le biais des opposants qui deviennent membres dans le seul but de lui nuire ou de le détruire. Pourtant, en juin 2010, la Cour suprême, dans un jugement de 5 contre 4, affirma le droit des universités d’utiliser ce nouveau concept pour combattre la « discrimination » supposément pratiquée par certains groupes étudiants.

Plus d’administrateurs

Une des conséquences des intrusions dans la liberté d’expression est l’accroissement de l’administration :

Entre 1975 et 2005, le nombre de collèges, de professeurs, d’étudiants et de permis a augmenté d’environ 50 %. Mais durant la même période, le nombre d’administrateurs s'est accru de 85 %, alors que le personnel de soutien administratif a, quant à lui, augmenté de 240 %!

En 2005, une étape importante a été franchie : le nombre d’administrateurs à temps plein a dépassé le nombre de membres du corps enseignant.

La tendance s’est accélérée. De nombreux administrateurs ont des formations minimales et sont de moins en moins cultivés. Malgré tout, ils usurpent maintenant des pouvoirs que détenaient naguère les professeurs.

Les administrateurs sont bien payés et leurs salaires contribuent à la hausse des frais de scolarité. Entre 1981 et 2011, les frais de scolarité dans les institutions privées ont triplé (taux de l’inflation inclus), alors que dans les universités publiques, ils ont quadruplé. En 2010, les prêts aux étudiants ont dépassé les cartes de crédit comme la plus grande source de dettes personnelles. Beaucoup d’économistes croient que l’industrie de l’éducation au chiffre d’affaires de 500 milliards de dollars par année commence à ressembler à une bulle financière.

De moins en moins d’opinions

M. Lukianoff remarque que durant les 10 dernières années, les sociologues nous confirment que les étudiants hésitent à exprimer leur opinion. Unlearning Liberty nous suggère une raison. L’auteur explique que les étudiants eux-mêmes ne savent plus qu’ils ont le droit d’exprimer une opinion impopulaire. Il dit aussi que dans la majorité des cas, les étudiants ne s’intéressent pas des cas où leurs confrères ont leur liberté d’expression brimée.

Les étudiants ont entendu parler de la liberté d’expression, mais ont une idée faussée du concept. Les étudiants qui musellent les autres vont souvent affirmer qu’ils ne font qu’exercer leur propre liberté d’expression.

La disparition d’un débat sain affecte le climat intellectuel. Sans la liberté d’expression et de discussion, les étudiants n’ont que des préjugés, auxquels ils se sont amarrés émotionnellement sans aucun examen. Peu de personnes défendent leurs propres positions et donc, quand elles sont contestées, les seules réponses sont la haine et l’hostilité.

Rééducation à la chinoise

Un étudiant nous informa d’une autre conséquence des politiques contre la libre expression : « C’est comme s’il n’y avait plus de différence entre la personne et l’argumentation. Critiquer un argument est préjudiciable à l’individu. » Robert Frost, dans un énoncé célèbre, définit l’éducation comme étant « la capacité d’écouter à peu près n’importe quoi sans perdre son sang-froid ou sa confiance en soi. » Dans ce sens, l’éducation a pratiquement disparu des campus américains. Les Américains, ceux qui évitent les campus, ont une liberté d’expression supérieure à celle des citoyens des autres pays occidentaux. Mais s’ils n’exercent pas ce droit, ils le perdront éventuellement.

L’auteur cite le juge Learned Hand : « Une croyance partagée par le peuple quant à l’importance des valeurs inscrites dans la constitution américaine est plus importante que la constitution elle-même. Si la loi promet certains droits que les citoyens ignorent ou si suffisamment de citoyens s’imaginent que ces droits sont inutiles, alors la loi elle-même perd son importance. »
Au sujet de F. Roger Devlin: Dr Devlin est éditeur au Occidental Quaterly et auteur de Alexandre Kojève and theOutcome of Modern Thought.

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