Il y a cent ans, la liberté d’expression

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Il y a cent ans, le Komagata Maru, un bateau en provenance de l’Inde avec à bord 376 Sikhs voulant s’établir au Canada, fut refoulé par le gouvernement canadien, notamment parce que les voyageurs ne remplissaient pas les critères d’éligibilité à l’immigration.

Aujourd’hui, la classe politique fédérale s’excuse unanimement d’avoir refoulé ces immigrants qui ne satisfaisaient pas à nos exigences. Des cérémonies sont organisées, des excuses officielles prononcées et Postes Canada a même dédié un timbre à ce bateau, devenu un symbole de la méchanceté des Blancs envers les autres ethnies.

komagatamaruCette unanimité de la classe politique et également des médias démontre à quel point le discours a évolué en 100 ans, passant du bon sens à une rectitude politique que certains nomment langue de bois, oubliant que ce n’est pas simplement le langage qui a évolué, mais les pensées également qui se sont aseptisées au fil de ce siècle.

Il faut se remémorer Henry Stevens, député conservateur de Vancouver Centre qui, en 1914, parlait de l’immigration hindoue en ces termes :

« Pourquoi, il n’y a pas de peuple qui puisse absorber une, deux, trois, quatre ou cinq fois son propre nombre et je vous le demande, dans quel état serait la Colombie-Britannique aujourd’hui si les immigrants asiatiques avaient été acceptés ? Le Canada serait inondé d’Orientaux et il ne resterait pratiquement plus de vestige de la civilisation dont nous sommes si fiers. »

Cette opinion était loin d’être marginale ou même confinée au Parti conservateur. James S. Woodsworth, du Nouveau Parti Démocratique, abondait dans le même sens :

« C’est vrai qu’ils (les Orientaux) sont capables de faire beaucoup de travail difficile, travail pour lequel il est dur de trouver assez de travailleurs blancs, mais où ils entrent, les Blancs partent et partent de façon permanente. Ils constituent une classe ou caste totalement distincte. (…) Les Orientaux ne peuvent être assimilés. »

Même les Libéraux, aujourd’hui si prompts à défendre le multiculturalisme, étaient d’accord. William MacKenzie King affirmait à l’époque et continuera de dire après la Seconde Guerre mondiale :

« Que le Canada souhaite restreindre l’immigration provenant de l’Orient est naturel, que le Canada souhaite rester un pays peuplé d’hommes blancs est non seulement désirable pour des raisons économiques et sociales, mais hautement nécessaire sur des bases politiques et nationales. »

En 1947, celui-ci renchérit en disant : « Je suis certain qu’il y aura un accord général sur le fait que le peuple canadien ne souhaite pas de modification fondamentale au caractère de notre population à cause de l’immigration massive. » En d’autre mots, les Canadiens ne souhaitent pas d’immigration qui affecterait la démographie du pays.

À l’époque, tous les politiciens s’entendaient sur le besoin d’une immigration européenne, tandis qu'aujourd’hui, tous s’entendent qu’un tel discours devrait être interdit. Ce qui est le plus frappant, c’est à quel point le discours dominant du siècle dernier est non seulement devenu marginal, mais est aussi devenu pratiquement illégal. Si un seul député osait dire ce que les politiciens de l’époque clamaient haut et fort, sa carrière politique serait terminée du jour au lendemain et celui-ci serait probablement poursuivi par un des nombreux lobbies ethniques présents au pays.

FQS
Pour la préservation de notre peuple

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