Île-aux-coudres: la roche pleureuse

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La légende de la Roche pleureuse raconte qu'au début du 19e siècle (1805), un marin, Charles Desgagnés, allait se marier avec Louise, mais il devait auparavant faire un voyage en Europe. Il a chargé son bateau, un trois-mâts, et il est parti à la fin mai. Il promit à sa fiancée qu'il allait revenir en septembre pour célébrer leur union et qu'ils allaient habiter à la pointe de l'île.

Septembre arriva et Louise alla bientôt s'asseoir sur une pierre au bord du fleuve, sur la pointe de l'île, attendant patiemment son futur mari. Aucuns trois mâts ne se présentèrent cependant à sa vue. Elle continua, de jours en jours, à attendre sur cette pierre, mais rien ne vint. Son père essayait de la rassurer en lui disant que le vent était peut-être en cause, mais rien ne l'empêchait de se morfondre. Même l'hiver, elle guettait l'arrivée de son mari par la fenêtre de sa maison. Quand les temps plus chauds revinrent, elle reprit place sur sa pierre, pleurant et se lamentant. Son chagrin grandissait de jours en jours.

Si bien qu'à la fin mai, son père ne la revit plus. Ils ont été plusieurs à la chercher, ils ont cherché partout sur l'île. Après plusieurs jours de recherche, son père constata une pierre inhabituelle, qu'il n'avait jamais vue sur la pointe de l'île. C'était une pierre qui suintait, laissant couler dans un bassin des gouttes, des larmes sans fin. Cette pierre pleurait. Louise pleurera toujours son mari disparu.

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Un commentaire

  1. Merci de garder en vie et diffuser notre patrimoine oral en plus de défendre notre peuple bec et ongle et cela sans concessions!

    Un aspect que la gauche souverainiste néglige depuis 20 ans!

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