Immigration et bulle immobilière

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Source: Immigration Watch Canada, traduction par la F.Q.S.

Réduire la demande engendrée par l’immigration en réduisant l’immigration même, non pas en augmentant la quantité de propriétés disponibles

La solution pour contrer la crise immobilière est de réduire la demande engendrée par l’immigration en réduisant l’immigration même, non pas en augmentant la quantité de propriétés disponible.

Le tumulte causé par les prix dérisoirement élevés de l’immobilier à Vancouver a atteint son paroxysme la semaine dernière. Dans le domaine du courtage immobilier, dans un langage propre au domaine de la vente, Bob Rennie, surnommé le « Condo King » de Vancouver, a affirmé que le problème relié aux prix de vente des habitations à Vancouver n’est en fait qu’un problème de disponibilité et que Vancouver pourrait régler ce problème facilement en ayant une plus grande quantité d’habitations disponibles et ce, par l’augmentation de la quantité de condos que ses collègues investisseurs et lui désirent construire.

Ces techniques d’augmentation et d’entassement résidentiel ont déjà été tentées et celles-ci n’ont pas fonctionné. Dans le district régional du grand Vancouver, nommé localement Métro Vancouver, le prix d’une maison unifamiliale dépasse maintenant le million de dollars, tandis que dans certaines parties du district, la valeur marchande moyenne dépasse largement la barre des deux millions de dollars. Pour continuer, dans la municipalité de West Vancouver et d’autres secteurs de la ville, les prix sont encore plus élevés et l’achat dans le but de revente rapide avec profit sont fréquents.

La réalité est qu’une incessante demande provenant de l’immigration pour de nouvelles habitations, particulièrement par une clientèle chinoise fortunée, est responsable de cette catastrophique hausse des prix. Un problème que Rennie et ses collègues ont supporté et perpétué. Il va sans dire que la chose logique à faire n’est pas d’augmenter la disponibilité des habitations sur le marché mais bien de réduire la demande immobilière en réduisant l’immigration.

Comment l’immigration a-t-elle pu causer cette demande ? La réponse est simple. Depuis les 25 dernières années, un million de personnes s’y sont établis, principalement issues d’une immigration non-nécessaire. Dans les 25 prochaines années, un autre million d’arrivants, pour la plupart des immigrants encore une fois non-nécessaires, s’installeront dans le Métro Vancouver. Cette situation est le résultat d’une immigration anormalement haute, comptant 250 000 nouveaux arrivants en moyenne par année. Si cette situation continue, dans les 25 prochaines années, un autre million d’arrivants viendront s’établir au pays et ainsi de suite pour les années futures. Ceci n’est pas un enjeu unique à Vancouver et même le maire de la ville, Gregor Robertson, affirme que la majorité des villes canadiennes font face à cette catastrophe potentielle.

Cette problématique doit être envisagée de la manière suivante :

(1) Tout comme le propriétaire sait combien sa maison peut contenir d’occupants, le Canada se doit de reconnaître que sa « maison » a également ses limites. En 1976, d’illustres chercheurs canadiens ont affirmé et mis en garde le Canada qu’il se devait de restreindre l’immigration et stabiliser sa population. En fait, des sondages récents ont démontré que la majorité des Canadiens croient que leurs villes contiennent déjà suffisamment d’habitants.

(2) Les trois niveaux de gouvernement doivent reconnaître qu’une incessante augmentation de la population par l’immigration est extrêmement coûteuse. En demandant une taxe de vente pour payer plus de sept milliards de dollars ayant pour but d’accommoder un million de résidents supplémentaires d’ici 2040, les maires et conseillers du Métro Vancouver ont involontairement admis qu’unis contre Ottawa, ils peuvent mettre un terme à cette absurdité.

(3) Les gouvernements se doivent de mettre un terme à cet immense conflit d’intérêts responsable de cette montée catastrophique des prix. Depuis plusieurs années, Des investisseurs opportunistes qui ne pensent qu’à leurs intérêts personnels, tels que Bob Rennie le « Condo King », ont su faire des affaires en or grâce au Canada et à sa politique en matière d’immigration. Ces gens ont su se faufiler dans le gouvernement en : (a) faisant de larges contributions aux politiciens durant les campagnes électorales, (b) promettant aux politiciens d’importants pots de vin et ( C) en plaçant des candidats, qu’on pourrait qualifier de pantins, dans la course aux élections.

(4) Le gouvernement aurait dû couper les commissions en immobilier il y a longtemps. Ces dernières ont largement contribué aux coûts dérisoirement hauts des habitations. Dans plusieurs secteurs du Métro Vancouver, les agents immobiliers peuvent faire plus de 50 000 $ sur la vente d’une maison unifamiliale. C’est beaucoup plus que le salaire annuel d’un grand nombre de Canadiens. Évidemment, plusieurs de ces agents vendent beaucoup plus d’une maison par année et une des particularités du marché de la vente immobilière à Vancouver est que plusieurs de ces agents faisant des millions de dollars sont de nouveaux arrivants en provenance de Chine, devenus eux-mêmes agents immobiliers aux services de nouveaux arrivants chinois fortunés.

(5) Le gouvernement se doit de protéger ses citoyens, non pas les traiter comme de simples contribuables. En supportant la mondialisation, les pays occidentaux se sont désindustrialisés, détruisant ainsi la vie de beaucoup de personnes. La plupart des industries occidentales ont quitté pour des pays à main-d’œuvres bon marché comme la Chine. Par la suite, plusieurs compagnies établies en terres chinoises ont fait d’immenses profits grâce aux taux horaires ridiculement bas, aux normes environnementales inexistantes, à la corruption et par l’abus des travailleurs chinois. Devenus arrogants suite à leurs profits, certains gens d’affaires ont immigré dans des pays comme le Canada, en contrevenant à une loi chinoise interdisant de sortir du pays plus de 50 000 $ par année. En restant passifs face à cette situation, les pays occidentaux, tout comme le Canada, ont contribué aux dommages subis dans leurs propres villes. Plutôt que d’accepter ces gens en tant qu’immigrants, le Canada ainsi que les pays occidentaux se doivent, en connaissance de cause, de les refuser.

(6) Les gouvernements auraient dû reconnaître il y a longtemps une recherche du professeur David Ley de l’UBC intitulée « Cause-Effect ». Le professeur de l’UBC David Ley a clairement démontré qu’il existe une corrélation de 0.94 entre l’immigration et les prix des maisons à Vancouver, qui sont désormais les plus hauts au monde. Plutôt que d’en tenir compte, la majorité de nos représentants gouvernementaux ont soit resté muets au sujet de cette recherche, ou encore ont participé ouvertement à des opérations de séduction sur le territoire chinois ou auprès d’autres groupes de minorités visibles.

(7) Les gouvernements ont suivi les conseils d’investisseurs comme Bob Rennie qui ont déjà détruit un grand nombre d’espaces verts et la majorité des maisons traditionnelles. Maintenant, Rennie et ses petits copains veulent remplacer des secteurs de maisons unifamiliales, incluant leurs cours arrières, par des aires d’immenses tours à condominiums et de maisons de ville. Une situation peu souhaitable sachant pertinemment que les espaces verts et les cours arrières apportent aux enfants et adultes un certain contact bénéfique avec la nature, ce que les tours à condos n’apporteront certainement pas.

Le Canada se doit d’arrêter cette folie et sa réponse à des investisseurs tels que Bob Rennie se doit d’être ceci : réduire la demande engendrée par l’immigration en réduisant l’immigration même, non pas en augmentant la quantité de propriétés disponibles.

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Un commentaire

  1. Ça s’applique à la bulle immobilière mais aussi à l’impacte sur l’environnement, le trafic, les services sociaux, les coûts en santé etc. etc. … pas juste positif le fait d’importer des gens en quantité industrielle!

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