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Pierre Eliott-Trudeau, le côté moins connu de sa vie

 

Par Pat Walsh, ancien agent des renseignements de la Gendarmerie Royale du Canada

 

1940 : « Renvoyé du Corps d’Entrainement des Officiers du Canada pendant la guerre, pour motif d’indiscipline. » (Robert McKenzie, dans le Toronto Star du 3 mars 1968)
 
1941 : Il s’affilie au Bloc Populaire qui s’oppose à la guerre et jouit de l’appui des Rouges, pour mieux saper l’effort de guerre canadien.
 
1945 : Il se fait inscrire à Harvard, centre de formation des intellectuels de gauche (à l’époque).
 
1947 : Il étudie à la London School of Economics avec le professeur marxiste Harold Laski. Il déclara au journaliste Norman Poe que ce Laski « avait exercé sur lui la plus stimulante et la plus puissante influence qu’il ait connue. » (Weekend Magazine, No.13, 1966).
 
1950 : Il était à Shanghai lors de la prise du pouvoir par les Communistes, et devint un admirateur forcené de Mao Tsé Toung et de son régime Rouge.
 
1951 : De retour à Montréal il lança la revue de gauche Cité Libre. Parmi les Rouges notoires qui y apportèrent leur collaboration notons le professeur Raymond Boyer (jugé coupable d’espionnage pour les Soviets dans l’affaire Gouzenko); Stanley B. Ryerson, principal théoricien du Parti Communiste et rédacteur de la Marxist Review; Pierre Gélinas, directeur Québécois de l’AGIT-PROP (Agitation et Propagande) du Parti Communiste.
 
1952 : Chef d’une délégation Communiste à la Conférence Économique de Moscou.
 
1953 : Les autorités américaines le déclarent et lui interdisent l’entrée aux Etats-Unis.
 
1955 : Il organise le Rassemblement, un front uni de gauche Québécois, mais que le parti C.C.F. (socialiste) juge trop gauchiste pour s’y joindre. 
 
1960 : Chef d’une délégation Communiste à Pékin à l’occasion d’une célébration de la victoire des Rouges. 
 
1961 : Publication du livre Social Purpose for Canada (Réforme Sociale pour le Canada), manuel d’action marxiste rédigé par des leaders du camp marxiste et du NPD, et contenant un chapitre signé P-E Trudeau, dans lequel il fait l’éloge de Mao Tsé Toung et invite les socialistes à ne pas diluer leur socialisme mais à le répandre avec plus de souplesse, et à accueillir le fédéralisme « comme un instrument des plus précieux permettant aux partis politiques dynamiques d’établir des gouvernements socialistes dans certaines provinces, d’où la semence du radicalisme puisse ensuite s’étendre progressivement. »
 
1962 : Malgré de fortes protestations, ce gauchiste millionnaire réussit à être nommé professeur à l’Université de Montréal, qui devient un château-fort de propagande pour le régime de Castro. Il est nommé membre exécutif de l’Institut Canadien de Recherche pour la Paix, qui s’inspire de la ligne du Parti Communiste.  
 
1963 : Il participe à la campagne du NPD contre les Libéraux, qu’il appelle des « idiots » à cause de leur décision d’accepter l’installation d’armes nucléaires défensives sur le sol canadien. 
 
1965 : Ayant décidé de faire servir le Parti Libéral à ses fins personnelles pour atteindre au pouvoir politique, il se fait « Libéral » en compagnie des gauchistes Jean Marchand et Gérard Pelletier; les trois sont élus au Parlement, où ils constituent la « Nouvelle Garde » du Parti Libéral.
 
1966 : Il est nommé Secrétaire Parlementaire du Premier Ministre Pearson.
 
1967 : Il est nommé Ministre de la Justice. La presse Communiste lui manifeste sa reconnaissance d’être intervenu personnellement pour faire annuler la mesure d’interdiction imposée par le maire Campbell de Vancouver pour motif d’obscénité contre la publication « hippie » Georgia Straight
 
Il présente un bill destiné à l’égaliser l’avortement et l’homosexualité, inaugurant ainsi un mouvement concerté dont le but est d’arracher la Justice canadienne à ses bases religieuses que sont les Saintes Écritures pour lui redonner un nouveau fondement « humaniste ».
 
1968 : Appuyé par une formidable campagne menée à la presse et à la télévision, il est élu chef du Parti Libéral le 6 avril et devient par le fait même Premier Ministre du Canada.
 
 
Source : Le Service d’Intelligence Canadien, No. 28, Mai-Juin 1968. 
 
Transcription par FQS
 
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