Jeune Nation : Immigration et survie nationale des Québécois

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La Fédération des Québécois de souche n’est pas le premier groupe québécois à dénoncer les errements du gouvernement en matière d’immigration. Depuis des décennies, nombre de groupes se sont courageusement attaqués aux mensonges du gouvernement dans ce domaine. Ces groupes ont été négligés par l’histoire officielle qui préfère encenser les organisations passées qui défendirent les idées aujourd’hui en vogue. Toujours est-il que malgré des différences entre les idées que ces groupes purent défendre et celles que nous défendons aujourd’hui, la Fédération se place comme dans la lignée de ces groupes qui osèrent dire ce que beaucoup pensaient tout bas.

Un de ces groupes est le Cercle Jeune Nation dont les Cahiers sont aujourd’hui difficilement trouvables. Certains des textes publiés par Jeune Nation à la fin du XXème siècle conservent toute leur actualité et leur pertinence comme ce texte sur l’immigration que nous nous permettons de republier ici.

Cahiers de Jeune Nation, num. 9, octobre 1993
 

Les contradictions actuelles

On présente souvent l'immigration comme la planche de salut qui assurera notre survie nationale. Pourtant, les résultats des politiques appliquées en cette matière par nos gouvernements ne sont guère concluants. Les immigrants en provenance des pays francophones d'Europe sont demeurés très minoritaires. Peu d'immigrants s'assimilent à la Nation québécoise, la plupart cherchant plutôt à s'intégrer à la majorité anglophone d‘Amérique du Nord, tout en continuant de s'identifier à leur groupe ethnique d'origine. Les statistiques sur le pourcentage d'enfants d'immigrants inscrits à l'école française sont loin de constituer une preuve de l'intégration de ces derniers à la Nation québécoise. Au contraire, leur afflux semble avoir transformé les écoles françaises où ils sont majoritaires en foyer d'assimilation des nôtres à l'anglais.

Sur le plan politique, le caractère bénéfique de l'immigration n'est pas non plus évident quand on observe l'attitude de certaines communautés ethniques dans le débat national. ll est de notoriété publique que lors des référendums de 1980 et 1992, le vote de ces communautés, incluant celles d'expression française, s'est porté massivement à l'opposé de celui de la très grande majorité des Québécois de souche. Le simple fait de le constater a d'ailleurs valu à Jacques Parizeau, il y a quelques mois, de se faire lapider par les représentants auto-proclamés des communautés ethniques et leurs serviteurs des pages éditoriales de nos journaux. Le nationalisme québécois et les initiatives qu'il inspire font régulièrement l'objet d'attaques de la part de certains de ces représentants, qui menacent ouvertement de saboter notre accession à la souveraineté si nous ne cédons pas à toutes leurs exigences. On en voit même certains nous reprocher d'utiliser les termes “Québécois de souche" pour nous désigner. On voudrait nous faire croire que nous sommes moralement tenus de renoncer au droit de nous définir comme groupe ethnique et à celui de survivre en tant que tel, mais que nous devrions reconnaître ces mêmes droits à tous les autres groupes établis au Québec. Comme paradoxe pervers, il est difficile de faire mieux.

On peut comprendre que les immigrants, attirés ici par le mirage de l'opulence à l'américaine, ne soient pas portés à se ranger du côté des perdants qu'ils voient en nous. De même, il serait malvenu en tant que nationalistes de condamner les immigrants qui veulentZrester fidèles à leur groupe ethnique. Le problème, ce n'est pas que les immigrants et les communautés ethniques aient des intérêts différents des nôtres et qu'ils l’expriment, mais plutôt que trop de nos soi-disant leaders d'opinion cherchent à nous persuader que ces intérêts doivent primer sur les nôtres. En effet, la contradiction évidente entre ce que les Québécois de souche attendent de l'immigration et ce qui se passe en réalité est trop souvent occultée par les haut-parleurs de l'idéologie polilically correct qui monopolisent les médias. Selon eux, c'est la faute du nationalisme ethnique des Québécois de, souche si les autres communautés ethniques du Québec n'adhèrent pas à notre projet national. Il faudrait vite passer à un nationalisme territorial ou linguistique, par définition plus "ouvert". En laissant entendre qu'il puisse exister un nationalisme non-ethnique, nos censeurs politically correct témoignent de leur méconnaissance de œ qu'est une nation, et des conditions de sa survie; ce qui n'a rien de surprenant car lorsqu'une idéologie impose à quelqu'un une grille d'analyse erronée, ce dernier ne peut qu'avoir une vision biaisée de la réalité.
 

Ce qu'est une nation

Avant de pouvoir identifier à quelles conditions l'immigration peut être bénéfique à une nation, il faut d'abord avoir une vision claire de ce qu'est une nation. En anglais, on utilise le terme nation pour désigner indifféremment une société, un État ou un groupe ethnique. la langue française, plus précise, réserve le terme nation à une communauté ethnique. Cette dernière se définit, non pas par des caractéristiques extérieures comme la langue ou le territoire, mais d'abord par la nature commune des personnes qui en font partie. Cette nature commune découle essentiellement de l'appartenance à un même bassin génétique, qui conditionne autant les caractéristiques physiques et les aptitudes mentales. Les thèses de ceux qui définissent la nation par la langue ou le territoire mènent à des absurdités évidentes. Ainsi, prétendre que rem définit la nation, c'est prétendre que les États-Unis, le Canada, l’ex-URSS et l’ex-Yougoslavie sont (les nations, alors qu'ils ne sont que des États pluriethniques. Si c'était le territoire qui constituait la nation, pourquoi l'occupation de la vallée du Saint-Laurent par nos ancêtres n'en a-t-elle pas fait des Iroquois? Pourquoi les frontières actuelles du Québec correspondraient-elles aux limites d’une nation, et non pas celles du Canada ou de l’Amérique du Nord? De même. Si c'est la langue qui définit la nation, pourquoi une telle nation ne comprendrait-elle pas tous les francophones du monde?

À l'inverse, une nation francophone du Québec qui ne compterait plus aucun descendants des Québécois de souche serait-elle encore la Nation québécoise?
 

Les conditions d'une politique d'immigration

De la définition de la nation comme groupe ethnique, il découle qu'une politique d'immigration valable doit avoir pour but de renforcer ce groupe ethnique, en l'occurrence les Québécois de souche. C'est ce qu'escompte la très grande majorité des membres de notre Nation. Or ce que proposent à la place nos leaders d'opinion politically correct, c'est de noyer notre identité dans un melting par multiculturel et multiethnique.
C'est le contraire de ce que doit viser une politique d’immigration nationaliste.

Une telle politique doit viser à une assimilation totale, non seulement culturelle mais aussi génétique. Les immigrants doivent se fondre corps et âmes dans notre Nation dès la seconde génération, et non pas constituer ou renforcer des communautés ethniques distinctes, lesquelles ne sont rien d'autre que des nations cohabitants sur notre territoire. Ceci ne veut pas dire que les communautés ethniques déjà présentes au Québec devraient disparaître. Cette présence a des côtés bénéfiques et elle est de toute façon irréversible. Toutefois, il est intellectuellement malhonnête de prétendre que la croissance de leur poids relatif dans la population québécoise est synonyme de renforcement de la Nation ethnique des Québécois de souche. Plusieurs indices  suggèrent que ce poids relatif a déjà atteint le maximum compatible avec notre survie nationale. 

Une politique d'immigration bénéfique doit également assurer que les immigrants qui seront assimilés ne viennent pas détruire l'homogénéité génétique de la Nation (homogénéité particulièrement forte chez les Québécois de souche qui descendent d'environ 4000 couples); ce qui implique que les immigrants doivent provenir pour l'essentiel des peuples qui sont nos proches parents sur le plan génétique. Cela ne veut pas dire que l'apport des peuples plus éloignés doit être totalement rejeté. Après tout, le peuple québécois compte des Amérindiens parmi ses ancêtres, quoique l'on ait souvent tendance, par parti-pris idéologique, à surévaluer l'importance de cet apport (les Français n'ont jamais cherché à exterminer les Amérindiens mais les maladies d'origine européenne les ont décimés, réduisant leur apport génétique). La question du caractère souhaitable de l'apport de peuples génétiquement plus éloignés en est une de degré et non de nature. En effet, si ces apports dépassent une certaines proportion, on ne peut plus parler d'assimilation mais de métissage. Un métissage généralisé à l'échelle mondiale serait une perte pour l’humanité car la diversité constitue l'une de ses plus grandes richesses. Ce serait également un retour en arrière dans le processus d'évolution biologique, puisque celui-ci postule une différenciation constante des espèces. Dans le cas précis du Québec, un métissage à grande échelle réduirait notre cohésion nationale et il faudrait plusieurs générations pour recréer une nation homogène à partir des apports hétérogènes. S'il veut survivre comme nation, le peuple québécois ne peut se permettre de sacrifier ainsi sa cohésion.

En résumé, l'immigration ne peut être bénéfique à notre survie nationale que si elle provient très majoritairement de peuples apparentés, et si elle est immédiatement et complètement assimilée. Cela signifie qu'elle doit forcément demeurer restreinte, très restreinte. Ces conditions impliquent un renversement des pratiques actuelles et l'adoption d'une politique diamétralement opposée à celle que préconisent les partisans de l'immigration à tout prix.
 

Les objections à une politique d'immigration nationaliste

La première objection que l'on fait à ceux qui proposent une immigration restreinte repose sur la nécessité alléguée de préserver le poids relatif du Québec dans le Canada. Outre que l'on puisse nous demander à quoi nous a servi ce fameux poids sous le règne de Trudeau, et quel en serait l'importance advenant que le Québec accède à l'indépendance, on peut aussi douter des bienfaits d'une immigration massive qui viendrait briser notre cohésion. Un autre type d’objections découle d'une philosophie universaliste: les hommes seraient tous semblables, quelque soit leur origine, et toutes les nations résulteraient de mélanges, de sorte qu'il n'y aurait aucune raison d'établir des barrières aux mouvements de population entre les pays.

L'un des défenseurs les plus connus de cette thèse est Albert Jacquard, le gourou des antiracistes et des antiélitistes, le chouchou du circuit des conférences politically correct. Constatant que l'on retrouve certains gènes dans toute l'humanité, Jacquard en conclut qu'il n'existe pas de différence significative entre les races, entres les nations et entre les individus. Toutefois, ce que Jacquard affirme sur la proximité génétique des groupes humains est également vrai des Chimpanzés et des gorilles deux espèces dont personne ne songe à nier la différence. La faille de la thèse de Jacquard, qui prétend nier la théorie de Darwin, c'est qu'elle ne tient pas compte du phénomène pourtant irréfutable de l'évolution biologique. En ce sens, Jacquard est le Trofime Lyssenko de notre époque. Rappelons que Lyssenko est cet agronome soviétique recyclé en généticien à qui Staline avait confié la tâche de réfuter la théorie darwinienne, qu'il jugeait incompatible avec le dogme marxiste. Partant du principe que c'est l'environnement et non les gènes qui détermine les caractéristiques des êtres vivants, Lyssenko en vint à ‘prouver’ que le bétail était plus gros en URSS a cause de la “bonne” influence de l'environnement politique marxiste!

Comme Lyssenko, la méthode de Jacquard consiste à sélectionner les faits en vue d'étayer des conclusions prédéterminées par son idéologie politique. La filiation marxiste des idées de Jacquard ne fait d'ailleurs aucun doute. Dans une interview qu'il a donnée lors de sa dernière visite au Québec, il se montrait plus préoccupé par les chances du marxisme de redevenir une doctrine pertinente, malgré l'effondrement des régimes communistes, que par toute autre question. À l'encontre de la vision cosmopolite incarnée par Jacquard, un nationaliste cherchera à inscrire son action dans le courant naturel de l'évolution
biologique et à favoriser, plutôt qu'à saboter, le processus de différenciation de l'espèce humaine.

Enfin, d'autres s'opposent à une politique d'immigration axée sur la survie de la nation ethnique en soutenant que le nationalisme ethnique est source de conflits, de guerres, d’atrocités. Ces gens mettent sur le même pied la volonté de survivre et celle dexterminer.

Pourtant, un examen de l'histoire montre bien que ce n'est pas à cause du caractère naturellement agressif du nationalisme que les conflits qu'on lui impute ont éclaté, mais plutôt parce qu'on s'est ingénié à contrarier les réalités nationales. Le nationalisme allemand n'aurait jamais pris la forme extrême du nazisme si les vainqueurs de 1918 ne s'étaient pas opposés à l'unification de l'Allemagne et de l'Autriche. Les multiples conflits qui secouent l'Afrique s'expliquent par le fait que les frontières des États ne correspondent pas aux tribus, qui sont les véritables nations africaines. De même, le caractère inextricable des conflits dans l'ex-Yougoslavie et l'ex-URSS découle largement de la répression du nationalisme par les anciens régimes marxistes, et du véritable sabotage des découpages territoriaux auquel ils se sont livrés dans une volonté illusoire de contrecarrer la renaissance du nationalisme. On reste perplexe devant le caractère sélectif de la mémoire de certains antinationalistes au passé marxiste, si prompts à condamner les abus du nationalisme mais comme frappés d'amnésie en ce qui a trait aux atrocités commises par des régimes antinationalistes comme celui de Staline, qui fut responsable de la mort de 40 millions de ses compatriotes.

Une récente étude parrainée par l'institut québécois de recherche sur la culture a montré qu'il suffisait de culpabiliser les Québécois pour obtenir leur capitulation. Il ne manque pas de volontaires, malheureusement, pour tenter de culpabiliser les partisans d'une immigration restreinte axée sur la survie de la Nation ethnique des Québécois. Les nationalistes doivent apprendre à résister à ces tentatives.

Le progrès scientifique n'est pas contestable: on ne s'est jamais mieux tué. Par contre, on guérit mieux: nous voyons tous les jours des chefs-d’œuvre de prothèse. On n'a jamais posé plus de jambes et de bras mécaniques à de plus grands mutilés. Spectacle merveilleux pour les théoriciens du progrès.

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7 commentaires

  1. Ne pas confondre le progrès scientifique ou technique, voire matériel, avec le progrès psychologique qui est loin d’être démontré. La nature humaine, qui s’inscrit dans nos gènes, change, mais sur le long terme, à petits pas et sans direction prédéfinie, voire finale. Cette confusion entre les deux types de progrès est source de beaucoup de souffrances et de misère.

    • Marc Fraser le

      Si la nature humaine comme vous dites change, sans direction prédéfinie, alors la vie n’a aucun sens (sens dans le …. sens de direction !). Personnellement, je pense que la vie a un sens… et que croire que toute cette extraordinaire construction et diversité infinie qu’on appelle la Vie ne mènerait à rien, au néant…. eh bien cette croyance est plutôt absurde. La Vie est une longue patience, mais elle n’est pas absurde. Quel est le but de la Vie ? La Conscience, peut-être ? (Mais peut-être êtes-vous un matérialiste, qui ne croit pas à l’Esprit ?)

  2. Manicotti Revolutionni le

    J’espère sincèrement que tout les anciens chefs de fils des anciennes organisations vont revenir et coopérer avec vous et vous aider financièrement ou autre, bientôt vous aurez dépasser le 10 ans d’existence du Cercle Jeune Nation et la F.Q.S. s’inscrira dans la durée!

    2007 à 2017… en espérant que la F.Q.S. se rendent jusqu’en 2027 et plus.

  3. Gérémy Cadorette le

    L’avantage d’intégrer des immigrants, c’est qu’on peut voler des bons allèles que l’on a pas aux autres races et devenir plus forts, à condition de se mélanger un peu à chacune des races et nations. Il s’agirait d’accueuillir des immigrants d’origine ethnique diverses mais limiter le nombre de ceux d’une même origine pour éviter une trop grande diminution de la cohésion.

  4. Gérémy Cadorette le

    Pour augmenter la cohésion, on doit progressivement faire fermer les écoles anglophones en commençant par interdire d’envoyer des enfants qui viennent d’entrer en âge scolaire à l’école en anglais. Enssuite on fait fermer un niveau scolaire par année tout en donnant des compensations financières aux enseignants congédiés qui acceptent de rester vivre au Québec. Ils recevraient une aide financière jusqu’à ce qu’ils aient réussi à se trouver un nouveau travail.

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