Juif : une histoire québécoise – Richard Marceau

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MARCEAU, Richard. 2011. Juif : une histoire québécoise. Montréal: Éditions du Marais, 348 p.

Richard Marceau est un Québécois de souche, député du Bloc québécois, converti au judaïsme en 2004. C'est par une union avec une femme juive de 8 ans son aînée, qu'il rencontra durant ses études de droit en Ontario alors qu'il était âgé de 21 ans, que le premier pas fut franchi vers cette nouvelle identité.

Après nous avoir raconté son histoire, c'est à une défense de l'État d'Israël qu'il consacre la majeure partie de son livre, Juif : une histoire québécoise (JHQ). Il rassemble un stock important d'arguments pro-Israël et peut être utile en ce sens. Ces arguments apparaissent retors et manipulateurs.

 Sur sa conversion, retenons ces mots qui se passent de commentaires:

« J’entrai dans le centre communautaire juif pour m’immerger dans le kivé, un bain rituel, un acte symbolique qui représente la renaissance d’un converti. Il faut y entrer comme on est né : nu, sans bijou, sans verre de contact, sans maquillage. Et dans mon cas, nouvellement circoncis. » (p.11)

Rhétorique…

1216630-gfDans ses grandes lignes, la stratégie de défense d'Israël par Marceau consiste à présenter le conflit au Moyen-Orient comme celui d'un tout petit pays démocratique contre un vaste ensemble de nations coupables de soutenir le terrorisme. On veut aussi nous vendre la notion selon laquelle les Palestiniens sont intransigeants et de mauvaise foi devant un Israël ouvert et généreux. Ce dernier serait également victime d'un double standard sur la scène internationale, jugé plus sévèrement que quiconque. L'État juif serait aussi un morceau d'Occident au milieu de civilisations étrangères, ce qui devrait lui valoir, semble-t-il, notre empathie automatique. Enfin, à travers les chapitres, le peuple juif est présenté comme moralement supérieur, ses ennemis étant des antisémites amateurs de « la théorie du complot ».

Malheureusement pour lui et ses nouveaux coreligionnaires, Marceau apporte plutôt de l'eau au moulin de ces derniers sans le vouloir, probablement.

Israël serait David contre Goliath. Ceci est certainement tout au mérite des juifs, mais ce petit peuple a de l'influence. Sinon, comment le plus grand empire de tous les temps, celui de la Grande-Bretagne, lui aurait donné un territoire sur la simple foi de textes religieux? Et sitôt ce grand empire liquidé, il reçut l'appui inconditionnel de la plus grande puissance militaire jamais vue, les États-Unis, dont les candidats à la présidence cherchent tous une façon toujours plus abjecte de se prosterner au congrès d'AIPAC.

Remettre les pendules à l'heure

Les ennemis arabes et musulmans d'Israël utilisent le terrorisme. Soit, mais pas un mot dans JHQ sur l'Irgoun ou la Stern gang. Pourtant, ces organisations étaient de la guerre qui culmina avec la déclaration d'indépendance d'Israël. Menachem Begin, futur président d'Israël et prix Nobel de la paix, dans son ouvrage The Revolt, insiste sur l'importance de ces actions qui ne peuvent que recevoir l'appellation de terrorisme. Nous pouvons même dire que Begin et ses acolytes, et donc Israël, sont les inventeurs du terrorisme. Ils furent responsables de l'attentat contre l'hôtel King David entre autres.

Begin décrit comment leur stratégie consistait à utiliser l'imagination des Arabes pour qu'ils fuient les territoires où ils vivaient. Il s'agissait donc de les terroriser. Begin nous épargne les détails les plus sanguinolents, mais les témoignages parlent de populations entières massacrées comme à Deir Yassin (voir l’auteur Ilan Pappé). Cette violence s'adressait aussi aux Britanniques et s'exprimait pour donner à ces derniers le sentiment qu'ils faisaient face à un adversaire d'une nature intransigeante, implacable, invisible et foudroyante. Certains soldats étaient enlevés, fouettés et pendus, pour ainsi attaquer le prestige de la grande puissance européenne. N'est-ce pas du terrorisme? C'en est la définition même et voire son origine.

Le conflit est décrit comme mettant en présence deux camps méritant autant le droit à l'existence, mis devant le fait accompli de l'indépendance de l'État juif en 1948 et de sa reconnaissance par l'ONU. Notons que cette position passe pour être modérée et généreuse sous la plume de l'auteur. Sur la base de cette parité s'élabore ensuite, dans la perspective sioniste, l'argumentaire fondé sur une mauvaise foi palestinienne qui refuse le droit d'exister d'Israël qui, de son côté, offrit aux Palestiniens la possibilité d'un État que les Palestiniens alors refusèrent.

Mais en 1917, année de la déclaration Balfour, ne pouvons-nous pas admettre que vivait en Palestine une population qui ne se doutait de rien? Qui n'avait rien fait d'autre que de vivre bien gentiment sans rien demander à personne? Mais voilà que le territoire est octroyé pour la création d'une nation définie sur la base ethnique/religieuse et demandant une arrivée massive de population, voire même d'un remplacement de population. C'est un fait bien connu, mais citons l'auteur Ilan Pappé:

« La moitié de la population indigène qui vivait en Palestine a été chassée, la moitié de ses villes et villages ont été détruits, et seuls un tout petit nombre d’expulsés ont réussi à revenir. » (p.28)

PAPPE, Ilan. 2008. Le nettoyage ethnique de la Palestine. Paris: Fayard, 394 p.

Et que faire aussi de cette citation de Moshe Dayan:

« Les villages juifs ont été construits à la place de villages arabes. Vous ne connaissez même pas le nom de ces villages arabes et je ne vous blâme pas, car les livres de géographie n'existent plus. Non seulement les livres n'existent plus, mais les villages arabes non plus. Nahlal prit la place Mahlul; Kibbutz Gvat celle de Jibta; Kibbutz Sarid cette de Huneifis; et Kefar Yehushua celle de Tal al-Shuman. Il n'y a pas une seule place construite dans ce pays qui n'avait pas auparavant une population arabe. »

Moshe Dayan, avril 1969, Ha'aretz; cité par Said, Edward 1979, « Zionism from the Standpoint of Its Victims », Social Text, Volume 1, p. 7-58.

Ne s'agit-il pas d'un nettoyage ethnique?

Richard Marceau apparaît plus catholique que le pape… ou plutôt plus sioniste que Ben Gourion lui-même, lorsque celui-ci déclara:

« Mais le combat est seulement un aspect du conflit qui est dans l'essence politique. Et politiquement nous sommes les agresseurs et ils se défendent. Militairement, c'est nous qui sommes sur la défensive qui avons le dessus mais dans la sphère politique ils sont supérieurs. La terre, les villages, les montagnes, les routes sont entre leurs mains. Le pays est leur, car ils l'habitent, et si nous voulons y venir et nous y installer, de leur point de vue nous voulons leur prendre leur pays, alors que nous sommes encore à l'extérieur. Ils défendent des bases qui sont les leurs, ce qui est plus facile que de conquérir de nouvelles bases… ne nous méprenons pas en pensant que la terreur est le résultat de la propagande d'Hitler ou de Mussolini, elle y contribue mais la source de l'opposition est parmi les Arabes. »

Adresse au Comité politique du Mapai (7 juin 1938), cité par Flapan, Simha, 1979.

Ainsi, le conflit au Moyen-Orient peut être mieux décrit comme une invasion de domicile. Les victimes n'ont jamais rien fait aux envahisseurs (Begin est originaire de Russie et n'a pas le moindre droit de prétendre appartenir à ce coin du monde) et se croient totalement flouées. Lorsque les autorités sont appelées, plutôt que de prendre les intrus par le fond de culotte et les bouter dehors, les occupants évincés de ce qu'ils croyaient être leur maison sont invités à s'asseoir à la table et négocier! Mieux, ils apprennent que les autorités étaient d'accord en quelque sorte avec cette invasion. On offre alors de partager la maison. Oh! 50-50, voilà qui semble équitable, non? Mais devant cette main tendue, le propriétaire plaignant a le toupet de la refuser. Quelle mauvaise foi!

Le projet de partition de l'ONU, la résolution 181 de 29 novembre 1947, donnait plus de la moitié du territoire à un État juif projeté, alors que les juifs n'étaient alors que 10% de la population. Tous les endroits où ils étaient majoritaires leur furent donnés, tout en y ajoutant des centaines de villages majoritairement palestiniens.

Quel peuple par ailleurs accepterait la partition de son territoire pour le profit d'une population de colons nouvellement débarqués dans le but de créer un État ethnique séparé?

Pour encore faire ressentir en quoi consiste le conflit israélo-palestinien, imaginons le scénario suivant. Puisque le Canada faisait partie du dominion britannique à l'époque, imaginons que la déclaration Balfour ait concernée la vallée du Saint Laurent, plutôt que la Palestine, pour créer l'État juif. Ce sont nous, les Canadiens-français, qui auraient été chassés de nos terres, comme les expropriés de Sainte-Scolastique qui n'ont jamais digéré la destruction de leur mode de vie, même 30 ans après.

Nous verrions le nouvel État se constituer et bafouer 400 ans de vie nationale dans le déni le plus total. Il se doterait de toutes les vertus démocratiques sur le plan formel et s'en vanterait à tout vent. Tous les défauts de notre peuple seraient pointés du doigt, justifiant la répression continue de nos aspirations nationales pour les esprits « positivistes » occidentaux. Il serait dit alors que nous n'existons pas en tant que nation, ce que nous entendons déjà d'ailleurs dans la rhétorique fédéraliste. Nous serions refoulés dans des zones exiguës dépourvues d'attraits stratégiques, garantissant notre état de sujétion, dans un système d'identité nationale nous condamnant à un statut de citoyens de seconde zone. Nous serions renseignés sur le droit absolu de notre adversaire de se défendre, lorsque excédés, les nôtres utiliseraient tous les moyens disponibles pour leur infliger des torts, justifiant ainsi les représailles les plus dures. Notons qu'il s'en trouve pour soutenir les actions du FLQ contre un gouvernement fédéral pourtant à mille lieues des violences israéliennes. Qu'en est-il alors des actions palestiniennes?

On parle du droit absolu d'Israël de se défendre. Mais le droit des Palestiniens de se défendre eux aussi, qu'en fait-on? Sachant que les colons juifs étaient la base de la future population d'un nouvel État défini selon le critère ethnique, n'était-il pas normal qu'ils s'insurgent comme en 1936? La Haganah, habilement appelée armée de défense alors qu'elle supportait le projet sioniste qui en est un en soi de conquête, pouvait prétendre mener une politique de représailles contre les violences palestiniennes – l'opinion occidentale est volontiers crédule.

«Des standards moraux démesurément plus stricts…» ?

Marceau prétend que l'on impose à Israël des standards moraux démesurément plus stricts que pour les autres nations. Nous croyons que c'est bien le contraire. Ayant fait au moins 700 000 réfugiés qui vivaient au départ de façon pacifique, Israël devrait être comme n'importe quel autre État auteur d'actes similaires, accusé de nettoyage ethnique. Mais voilà Israël sur la scène internationale qui devrait être considéré comme la seule démocratie dans la région. Sa politique d'immigration ne veut admettre que des juifs. N'importe quel autre État serait accusé alors de racisme. B'nai B'rith et le Congrès juif canadien ont toujours eu pour opinion que l'indépendance du Québec n'est pas souhaitable, puisqu'il y aurait présomption que les Québécois de souche seraient plus citoyens d'un tel État que les autres. Pourquoi cette pointilleuse analyse ne s'applique-t-elle pas à Israël, qui reçoit bien sûr un appui indéfectible de la part de ces organisations? C'est bien vrai qu'Israël n'est pas jugé de la même manière, mais c'est à l'entier avantage de l'État juif.

Et d'autres, incluant l'auteur de l'ouvrage dont nous parlons, évoquent la légitimité d'Israël de rentrer dans ses terres en quelque sorte, comme l'atteste l'Ancien testament. C'est la promesse de Yahvé faite à Abraham et les 2000 ans de prières qui se terminent par « l'année prochaine à Jérusalem », nous raconte Marceau. Qu'avons-nous à faire de ces histoires religieuses? Et même si nous nous y intéressons, combien ont lu le Deutéronome et le livre de Josué, récit de la première prise de possession de la Palestine par les juifs il y a des millénaires? Ce fut une conquête (selon le récit biblique) accomplie par le biais de la violence et du terrorisme, elle aussi. Une violence sadique et fantaisiste rappelant un scénario de film de Quentin Tarantino.

C'est Yahvé, le Dieu des juifs, qui s'adressent ainsi à eux:

« Vous détruirez entièrement tous les lieux où les peuples que vous allez déposséder servaient leurs dieux sur les hautes montagnes, sur les collines et sous tout arbre vert. Vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs masseboth, vous brûlez leurs aschéras. Vous mettrez en pièces les images taillées de leurs dieux, ainsi vous effacerez leur nom de ce pays. »

Des rois de l'un de ces pays, Josué (le Moshe Dayan de l'époque) fit ceci:

« 10.26 Après cela, Josué les frappa et les fit mourir ; il les pendit à cinq arbres, et ils restèrent pendus aux arbres jusqu'au soir. »

Des peuples ayant perdu leur territoire, il n'y eut que ça dans l'histoire. Pourquoi celui-là, l'ayant conquis par la violence il y a 3500 ans, l'ayant perdu il y a 2000 ans, pourrait-il le retrouver 2000 ans plus tard avec l'aide et l'adhésion du monde entier? C'est comme accorder 50% de la Russie aux descendants de Genghis Khan.

Israël un morceau d'Occident?

Il est largement souligné qu'Israël est un morceau d'Occident et que sa défense en va de « nos valeurs ». Cet énoncé suggère que les valeurs de l'islam sont incompatibles avec les nôtres, mais celles du judaïsme le seraient davantage. Nous avons publié un article sur ce sujet et croyons au contraire que la religion juive est bel et bien différente du christianisme du point de vue de leur morale respective. Le texte du Coran rend par ailleurs hommage à Jésus, alors que le récit du Nouveau testament montre que le Dieu de tous les hommes enseignés par lui fut mal reçu par les prêtres du judaïsme.

Théoriciens du complot et réalité

Marceau fustige les antisémites qui imagineraient de sombres complots dont celui de dominer le monde. Sans croire à un complot, il y a quand même une ambition mondialiste exprimée par le judaïsme par le biais de ses porte-paroles et JHQ nous en donne d'ailleurs un échantillon.

Il nous explique que la religion juive est plus universelle que les autres, car elle admet qu’il y a plusieurs voies de rédemption qui puissent être hors du judaïsme, c'est pourquoi elle ne cherche pas à convertir. Citant les mots du rabbin Rivon Krygier lors de sa conférence à la cathédrale Notre-Dame de Paris du 21 mars 2010:

« le judaïsme rabbinique – qu’on taxe souvent d’ethnocentrique – part d’un point de vue plus universel puisqu’il a assez tôt et globalement admis qu’existaient des voies de salut efficaces hors conversion au judaïsme, notamment du fait de la notion talmudique des justes parmi les nations, qui s’applique à tout homme de bonne volonté agissant avec droiture, notamment au sein du monde chrétien ou musulman. » (p.77)

Est-il rassurant de savoir qu'une religion pense la moralité des autres, celle des non-religionnaires? Elle prétend concevoir ce que doit être la voie de notre rédemption. Nous voilà inclus dans leur projet sans notre consentement, c'est-à-dire sans notre conversion.

Le discours de Krygier, c'est du noachisme. Le noachisme est la loi qui doit régir les « bons non-juifs ». Ces derniers doivent servir les juifs et ceux-ci, nation de prêtres, servent directement Dieu.

Marceau nous explique par ailleurs la signification du mot Israël: « celui qui lutte avec Dieu ». (p.13) Ne devons-nous pas tous lutter avec Dieu? Ainsi nous devons lutter pour Israël. Lutter pour la cause d'autrui et non la sienne propre, n'est-ce pas de l'esclavage? D'ailleurs Marceau explique aussi:

« Pour un Juif croyant, Dieu a donné au peuple juif, à travers Abraham, la Terre d’Israël. Ce don a été fait afin que le peuple juif remplisse la mission qui lui a été assignée : diffuser au monde entier une vision morale » (p.113-114)

Voilà qui est en parfaite cohérence avec les dernières paroles de Rivon Krygier à sa conférence (que Marceau n'a pas citées) :

« Permettez-moi de clore cette ébauche de réflexion par une figure mythique de ce qui vient d’être esquissé, en la dressant à partir de ma tradition (mais qui est aussi la vôtre). On se souvient que dans le récit de la tour de Babel, Dieu avait brisé la prétention dominatrice d’une humanité ivre d’elle-même, en confondant son langage, chacun ne comprenant désormais que la langue de son clan. Longtemps, nous en fûmes là, et y sommes encore, en bonne part, à vouloir imposer notre vocabulaire. Mais depuis 50 ans, un « kol demama daka, subtil filet de voix divine » s’est fait entendre, dirons-nous avec le livre des Rois, une « glossolalie », dirons-nous avec les Actes des apôtres, soit un langage encore inarticulé mais qui renferme déjà toutes les langues de la terre. De la tour de Babel, il ne reste que des pierres éparpillées. Les bâtisseurs doivent reprendre langue. C’est à cette condition qu’ils pourront bâtir non plus une tour mais un Temple dont la clef de voûte jadis écartée sera posée au final par l’ensemble des nations et des religions, à l’unisson. « Maison de prière pour toutes les nations », ce Temple ne sera dressé que parce que se sera réalisée la parole inouïe du prophète Sophonie : « Alors, Je transformerai le langage des peuples en une langue purifiée, pour qu’ils invoquent tous le nom de l’Éternel et Le servent d’un seul cœur. »

http://www.dailymotion.com/video/xcomrc
http://www.paris.catholique.fr/843-Confere

Vous avez dit globalisme? Destruction des nations et esclavage des peuples?

Les projets moraux d'envergure universelle qui doivent inclure tout le monde qu'ils le veuillent ou non, ne sont-ils pas à l'origine des totalitarismes comme le communisme par exemple?

L'universalisme pour l'islam et le christianisme consiste à présenter une voie de salut à toute l'humanité, peu importe l'origine et la race. Mais bien sûr il faut croire en ce Dieu particulier et adhérer à la parole de cette religion. Pour le judaïsme, il n'est pas nécessaire de se convertir pour adhérer à LEUR projet moral. Ce n'est nullement parce que le judaïsme serait plus universaliste, mais parce que les juifs maintiennent une notion d'élection et de séparation avec les autres peuples.

Pour une personne ayant de l'ambition, et M. Marceau semble en avoir, ne serait-il pas tentant de se joindre à eux?

Conclusion

La lecture de ce petit livre fut assez pénible, car véritable panégyrique des juifs, il encense un monde qui nous asséna pour sa part une critique radicale de notre société traditionnelle et de notre mouvement national, si souvent accusés par eux de racisme et d'intolérance.

En adoptant la religion juive, Marceau adopta aussi le narratif juif que l'on peut résumer ainsi: les juifs sont la lumière des nations, nous sommes coupables à leur endroit, aussi nous leur devons quelque chose. Les juifs devraient avoir le droit à un État dont le principe même est d'être fait par et pour les juifs. Mais ils doivent être reçus et accueillis partout au nom de la démocratie de la tolérance et du pluralisme.

C'est la règle même selon laquelle les choses sont mesurées qui se trouve déformée. Arriverons-nous à la recalibrer? Dans cette entreprise, nous sommes tous Palestiniens.

Pour la préservation de notre peuple,
F.Q.S.

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