Julien Rochedy : Pourquoi nous ne sommes pas communistes

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Texte de Julien Rochedy, du Mouvement Social et Patriote français.

En tant que jeunes révoltés et profondément désireux de changer la société -voir le monde- tout nous poussait normalement à s’engager dans des mouvements dits « communiste ». C’est en effet chez eux que viennent bien souvent s’épuiser les forces juvéniles qui rêvent d’un monde meilleur. Il faut dire que la société facilite grandement cet engagement… « Tu n’aimes pas ce monde ? Tu souhaites le changer ? Tu es révolutionnaire ? Tu ne veux pas reprendre la boite de papa ? Tu es communiste mon fils. »

Et bien non, nous ne sommes pas pour autant des communistes. Si je peux concéder que l’être il y a un siècle était vraiment une gage de résistance, force est de constater qu’aujourd’hui un jeune communiste –ou communisant- est bien tout sauf un résistant. Pas besoin d’être un esprit très éclairé pour remarquer les étonnantes accointances entre la société et le communisme ; c’est d’ailleurs bien pour cela qu’elle pousse si facilement les jeunes vers le rouge : c’est que cette couleur ne l’inquiète plus depuis déjà bien longtemps.

Au contraire, pire ! Non seulement les rouges ne l’inquiète plus vraiment, mais en plus ils la renforcent. Les communistes veulent détruire les frontières ? « Hum hum, se disent les gros bonnets, tant mieux, cela favorisera la mondialisation économique » Les communistes veulent défendre becs et ongles les immigrés ? « Hum hum, se disent encore les grands pontes, tant mieux, ils font baisser les salaires. » Et j’en passe.

C’est bien pour cette raison que la société, si elle a donné au système capitaliste toute son économie ; a donné, tout aussi gracieusement, la culture au communisme. Bon compromis. Car qu’on ne s’y trompe pas ! Nous vivons aujourd’hui dans un monde parfaitement communiste ! L’argent en plus bien entendu… Tout le prouve : la culture de masse, le matérialisme ahurissant, le nivellement des individus, les idéaux de la jeunesse, le mépris des nationalismes et des religions, l’absence ou presque des frontières, la fameuse « tabula rasa » du passé etc. Le communisme a fait le jeu du capitalisme international : en gangrenant toute morale et toute valeur traditionnelle, il a créé des hommes sans repères et donc aisément exploitables. CQFD.

Une résistance permise n’est plus une résistance. Voila ce que devrait bien se dire les communistes. Qu’en est il par contre des patriotes ? Pour eux ; aucun soutient, aucune accointance, aucune aide et surtout aucune sympathie ! Niet ! « Vous aimez votre pays ? Votre peuple ? Vous voulez les défendre et les promouvoir ? Pas de doute, vous devez être, quelque part, un facho. » Soupçonne-t-on invariablement un jeune communiste d’être un stalinien dissimulé ? J’en doute.

Ce n’est pas tout. Qu’est ce qui, au fond, nous empêche véritablement d’être communiste ? L’idéologie marxiste elle-même.

Pour beaucoup, le marxisme est une idéologie parfaite et on ne doit pas la blâmer sous prétexte que les tentatives de son application furent toujours infructueuses. « Cela est imputable uniquement aux hommes qui sont corrompus et imparfaits, en aucun cas au marxisme lui-même. » nous disent-ils. Cette explication satisfait bien des communistes, mais pas nous, car une idéologie qui ne prendrait pas en compte la nature humaine serait en tout et pour tout hautement imparfaite et grandement déficiente. Or rien ne prend moins en compte la nature humaine que la philosophie marxiste. Elle la coupe de son essence naturelle (lire Schelling) alors que justement la nature démontre chaque seconde qu’elle n’est intrinsèquement pas marxiste. Il n’est donc pas étonnant que les régimes qui se voulurent marxistes usèrent tous de la plus terrible répression de l’Histoire pour la simple raison que, pour être efficient, ils devaient immanquablement contraindre la nature Humaine par la violence.

Je pourrais écrire beaucoup sur les aberrations et les contradictions de cette idéologie, mais assurément plusieurs lignes ne me suffiraient pas. Je me limite aujourd’hui à ces maigres critiques qui expriment toutefois bien pourquoi un jeune vraiment désireux de changer la société ne peut se dire communiste s’il réfléchit ne serait-ce qu’un tant soit peu.

Il ne me reste donc qu’à exhorter tout ces jeunes qui perdent leur temps et leur précieuse énergie en professant une idéologie qui, au fond, arrange tout le monde ; et qui de toute façon ne pourrait s’appliquer sans que le rouge de leur drapeau devienne aussi la couleur dominante de nos rues par le sang. Alors, une bonne fois pour toute, que la « lutte finale » soit prise au mot : Fini.

Julien Rochedy
Secrétaire général et porte-parole du Mouvement Social et Patriote

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