Kim Campbell critique l’immigration

0

Trop souvent les politiciens se délient la langue suite à leur carrière politique, lorsque leur tentative de réélection n’entrave plus leurs discours et qu’ils peuvent se libérer de la langue de bois. Le 15 avril, lors d’un débat à l’Université d’Alberta, l’ancienne première ministre Kim Campbell a dévoilé le fonds de sa pensée sur l’immigration, une pensée qu’elle s’est évidemment retenue de mettre en application lors de son court mandat à la tête du pays.

Selon elle, les « valeurs canadiennes » ne sont pas compatibles avec une société d’immigration, bref, l’immigration menace notre mode de vie. C’est notamment au niveau de l’égalité homme-femme que le danger est le plus imminent. Elle rejette d’abord le niqab et la burka affirmant que « dans une société ouverte les gens sont visibles. » Mais surtout elle dénonce le fait que le comportement agressif de certains hommes en matière sexuelle est justifié par l’habillement de la femme. Ce renversement de sens où la victime de viol est considérée comme celle ayant inspiré l’acte ignoble est très pernicieux.

Elle encourage les Canadiens à mieux connaître leur identité et leur histoire, car si ceux-ci ne sont pas capables de les comprendre, il est clair que les immigrants ne pourront s’y rattacher. Elle n’ose évidemment pas franchir le pas et demander une réforme ou une diminution de l’immigration, préférant faire porter le fardeau de l’intégration au peuple d’accueil, mais sa critique de l’immigration reste une sortie appréciée, tranchant avec la pensée unique qui domine la classe politique fédérale qui semble toujours unanime sur les enjeux d’importance.

Partager.

Donnez votre avis