La féminisation chimique de l’homme moderne ?

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Ces dernières années, nous avons vu émerger les dérives du lobby LGBT, la multiplication des genres, la propagation de la « théorie du genre » que plusieurs qualifient de frauduleuses, ainsi que la remise en question de la définition biologique du sexe.  Si au niveau des sciences pures, il ne fait aucun doute que, chez les mammifères, le mâle est celui qui fournit la semence et que la femelle est celle qui fournit les ovocytes (autrement dit les « œufs »); au niveau des sciences sociales, la nouvelle tendance est d’écarter la binarité du genre basé sur la biologie ou encore de la réfutée pour ainsi proposer une multitude de genres.

Vous vous demandez peut-être en quoi cela concerne la Fédération des Québécois de Souche ? C’est simple : la famille traditionnelle est l’unité de base de la nation; la famille est responsable de la fécondité d’une nation ainsi que de la transmission des valeurs traditionnelle. Et pour faire des familles, il faut nécessairement des hommes et des femmes.  

Déjà, la famille traditionnelle a été attaquée de nombreuse façon. Citons par exemple la popularité des divorces et l’émergence des familles recomposées. Ou encore le mouvement féministe qui critique sévèrement la complémentarité des sexes pour forcer l’égalité des sexes. De nombreuses fois, les féministes ont ridiculisé, critiqués ou dénoncés, les femmes qui avaient fait le choix de rester à la maison pour élever leurs enfants. De l’autre côté, le système capitaliste a fait en sorte que la plupart des familles ne peuvent plus survivre avec un seul salaire comme c’était le cas il y a une ou deux générations. La famille traditionnelle, déjà fragilisée pour de multiples raisons, voit maintenant ses chances de naître réduites par l’introduction d’une idéologie qui a pour but la destruction de l’identité homme femme pour être remplacées par une multitude de genres inapte à générer une famille fonctionnelle.

Très au fait de l’actualité scientifique, nous avons observé que ces dernières années, les taux de testostérone et la qualité du sperme étaient en baisse chez les hommes. Ainsi, nous nous sommes demandé si la baisse de la masculinité biologique ne serait pas en lien avec l’environnement chimique ayant changé depuis les cinquante dernières années.  Nous nous sommes demandés, s’il n’y avait pas une cause chimique à l’émergence de la mouvance LBGT.

La très politiquement correcte chaîne télévisuelle Radio-Canada avait présenté, sur Tout.Tv ainsi que sur Explora, un documentaire, « Demain, tous crétins* », où l’on suggérait que la baisse de QI observé dans les pays occidentaux pouvait en partie être expliqué par l’apparition des perturbateurs endocriniens aussi appelés polluants émergents.  Nous avons observé dans la littérature scientifique que ces mêmes polluants avaient un impact sur le développement des caractères sexuels.

*Le documentaire peut être visionné gratuitement sur YouTube : 

C’est ainsi que nous vous présentons un article assez peu conventionnel de notre part où nous suggérons que les polluants chimiques pourraient avoir un rôle à jouer dans l’émergence de la mouvance LGBT et de la théorie du genre. 

Introduction – La virilité masculine en péril

Été 2017, à la une de la section science de tous les grands journaux mondiaux : de 1973 à 2011, baisse de de la concentration des spermatozoïdes dans le sperme (Radio-Canada, 26 juillet 2017, The Independant 26 juillet 2017)!  En effet, le Docteur Hagai Levine de l’Université Hébraïque d’Hadassah (Israël), dans une méta-analyse de 185 articles scientifiques publiés entre 1983 et 2013, a constaté que le compte de spermatozoïdes a diminué de 50 à 60% pour l’Amérique du Nord, l’Australie et l’Europe (Levine 2017).

On tombe des nues! Vraiment, on ne l’avait jamais vu venir! En fait, pas vraiment…

En réalité, le problème est plus profond. Au-delà du sperme, les scientifiques ont observé que le taux de testostérone dans le sang des hommes avait chuté significativement depuis 20 ans, indépendamment de l’âge, de la santé et du style de vie des individus. En effet, selon le chercheur Thomas Travison, les niveaux de testostérone auraient chuté de 1.2% par an indépendamment des facteurs environnementaux (Travison 2007).  Si la testostérone à diminué de 24% sur 20 ans, il est possible d’imaginer que la baisse est d’autant plus grande pour la période 1973 à 2011 (38 ans)!


Évolution de la testostérone selon l’âge pour 1987, 1995 et 2002 selon Thomas Travison

Comme si ce n’était pas suffisant, la force de préhension des hommes, prédicteur de force musculaire par excellence, est aussi en baisse depuis plusieurs années; selon la chercheure Elizabeth Fain, en 1985, la force de préhension des hommes de 20 à 24 ans était de 121 livres alors qu’elle est aujourd’hui de 101 livres (National Public Radio 2016; Fain 2016).

Ainsi la baisse de la qualité du sperme n’est peut-être que la pointe de l’iceberg!

Dans les faits, c’est la virilité masculine qui est en danger!

Les suspects en cause

Évidemment, vous avez probablement lu dans les journaux que dans le cas de la baisse de la qualité du sperme, on suspecte le tabagisme, l’obésité, et le manque d’activité physique.  Outre ces trois suspects, on doit aussi considérer l’impact de l’environnement chimique nouveau auquel l’homme de 2017 est exposé, ce qui n’était pas le cas de l’homme de 1973. 

La théorie de base
Revenons aux bases; qu’est-ce qui fait de l’homme un homme?

Durant les premières étapes de la grossesse, outre la génétique (le chromosome « Y »), il n’y a pas de différence morphologique entre un individu mâle ou un individu femelle; pour ainsi dire, nous avons tous commencé par être une fille. Si vous vous demandez pourquoi les hommes ont des mamelons comme les femmes, vous avez votre réponse! Pour reprendre les mots de la chercheur Rebecca Christine Knickmeyer « Le sexe par défaut des mammifères est féminin et, en l’absence de taux élevé d’hormone masculine, des structures féminines se développeront » (traduction libre, Knickmeyer 20016). Puis, passé un certain stade, la sécrétion d’un taux élevé de testostérone chez les individus mâles engendre alors une cascade d’événements menant à des changements morphologiques qui transformeront le fœtus en un individu mâle. Et pour la même raison, les individus ayant un chromosome « Y », dont les cellules sont incapables de secréter ou de reconnaitre la testostérone, se développeront en individus féminins stériles.  Mais dans le détail, c’est plus complexe que cela, l’homme et la femme sécrètent tous deux de la testostérone et des estrogènes (estradiol); cependant c’est le niveau de ces deux hormones qui permet d’obtenir le dimorphisme sexuel homme-femme.  Chez les adultes, le niveau de testostérone serait de 15 à 70 ng/dL chez la femme contre 280 à 1 100 ng/dL chez l’homme alors que l’estradiol serait de 2.7 à 12.3 ng/dL chez la femme et de 2.0 à 5.5 ng/dL chez l’homme.  Ainsi vous comprendrez que la variation de l’une ou de l’autre de ces hormones aura des effets chez l’homme ou la femme; vous comprendrez que de soumettre un homme à des taux anormalement élevés d’estrogène est un danger pour sa virilité!

Autre fait d’intérêt à retenir pour ce qui est du développement fœtal : un manque de testostérone chez le garçon peut avoir comme conséquence le développement d’un cerveau féminin plutôt que masculin (Auyeung 2009, Knickmeyer 2006). « Il a été démontré que le niveau de testostérone fœtal affecte l’anatomie du cerveau, incluant l’hypothalamus, le système limbique et le néocortex, le dimorphisme sexuel comportemental tel que l’agressivité ou encore les talents cognitifs tel que l’orientation spatiale  (Traduction libre, Knickmeyer 2006)».

L’environnement chimique nouveau
Hors, depuis 1973, l’environnement chimique dans lequel l’être humain évolue, a beaucoup changé. Les différentes études scientifiques démontrent que nous sommes submergés de molécules ayant le potentiel de perturber notre équilibre hormonal (perturbateurs endocriniens) principalement au niveau de l’équilibre des hormones sexuelles telles que la testostérone et l’estrogène. Dans le cadre de cet article, nous discuterons de la pollution de l’eau potable par les estrogènes naturel et synthétique, les phytoestrogènes dans l’alimentation, et les xénoestrogène présents dans les plastiques.

Contamination de l’eau potable par l’estrogène et autre perturbateurs endocriniens
L’avènement de l’industrie pharmaceutique a eu du bon, mais aussi du mauvais. Pour chaque médicament, on trouve généralement des effets secondaires; pour le cas de la pilule contraceptive, il semblerait que les hommes peuvent aussi subir les effets. Comment diable est-ce possible, direz-vous ? Simplement parce que les hormones des pilules contraceptives, des estrogènes, sont partiellement excrétées dans les urines et finissent dans l’environnement. Les stations de traitement des eaux actuelles ne sont pas conçues pour éliminer les polluants pharmaceutiques (nommés polluants émergents dans le jargon); ces stations sont conçues pour réduire la matière organique, les matières en suspension et les bactéries entériques à un niveau minimal. À l’heure actuelle, aucune règlementation n’oblige de mesurer et de traiter ces polluants (La Voix de l’Est 28 juillet 2017). Ainsi, les hormones se retrouvent à la sortie des usines de traitement des eaux, dans nos lacs, rivières et fleuves; et comme tout est lié; il arrive qu’une source d’eau potable se trouve en aval de la sortie d’eau d’une usine de traitement des eaux plus loin en aval. À titre d’exemple, sachez que Montréal déverse ses eaux usées dans le fleuve et que les villes de Bécancour, Trois-Rivières, Lévis, Sainte-Foy et Saint-Augustin-de-Desmaures tirent leur eau potable de ce cours d’eau (Fondation David Suzuki); donc en théorie, un homme de Trois-Rivières peut boire de l’eau contaminée aux estrogènes en provenance des pilules contraceptives des femmes de Montréal.

De plus, l’eau peut aussi être contaminée par des sources naturelles d’estrogène. Sans compter la pilule contraceptive, les femmes et les animaux d’élevage, excrètent naturellement de l’estrogène dans leur environnement (Hanselman 2003).  Les femmes excrètent normalement 10 à 100 µg d’estrogène de façon journalière durant leur cycle menstruel et entre 30 mg d’estrogène lors de leurs grossesses. Les chercheurs ont calculé que pour les États-Unis, les 10 millions de vaches et les 40 millions de porcs, rejettent autour de 100 kg d’estrogène par jour dans l’environnement (Wang 2008).

De plus, considérant que les boues en provenance de stations de traitement des eaux sont parfois épandues sur les terres agricoles et que ces boues concentrent les polluants pharmaceutiques (Diaz-Cruz 2009); et considérant la quantité d’estrogènes excrétés par le bétail, on comprend que les terres agricoles ont un grand pouvoir de contamination d’eau. 

Mais, est-ce que l’on en retrouve vraiment dans l’eau potable, ou est-ce que c’est seulement théorique?

Malheureusement oui; selon une revue de la littérature réalisée en 2009 par le chercheur M.F. Rahman de l’université de Western Ontario, « plusieurs études ont indiqué la présence de traces de perturbateurs endocriniens et de produits pharmaceutiques causant des impacts négatifs sur les humains et les écosystèmes. Les études ont montré que les systèmes conventionnels de traitement des eaux potables performent piètrement en ce qui concerne le retrait de ces produits chimiques, cela veut donc dire qu’il y a donc un risque indirect de contamination de l’eau. (Traduction libre, Rahman 2009)». C’est aussi valable pour le Québec; des chercheurs québécois ont confirmé la contamination de nos eaux potables par des produits pharmaceutiques et pesticides en provenance de nos eaux usées et de l’environnement (Radio-Canada 21 mars 2017; Saby 2017).  Les différentes voies de contaminations de notre eau potable par des contaminations pharmaceutiques est illustré dans la figure suivante (Diaz-Cruz 2003) :

Mais concrètement, l’eau contaminée aux estrogènes, ça fait quoi ?

Pour reprendre les mots du chercheur Shuo Wang, « les estrogènes synthétiques retrouvés dans l’environnement ont d’énormes effets de perturbation sur le système endocrinien en concentration très faible […] Plusieurs académiciens considèrent que la raison de l’existence de poissons hermaphrodites provient de la relâche de l’estradiol [estrogène] dans l’environnement (traduction libre, Wang 2008)». L’effet ne se limite pas qu’au poissons, mais à l’ensemble du monde animal; Rahman (Rahman 2009) expose quelques exemples des effets des contaminants émergents en général: féminisation des poissons, réduction de la taille du pénis des alligators et problèmes sexuels, changement de l’orientation sexuelle des limaces, infertilité chez le mouton, problème de reproduction chez la puce d’eau.  

La présence de phytoestrogènes dans l’alimentation
Les phytoestrogènes sont des composés d’origine végétale qui ont la propriété de mimer les effets de l’estrogène en ce liant aux récepteurs cellulaires de celle-ci. Ces molécules végétales sont présentes en grande teneur dans le soya sous forme d’isoflavone. « De nos jours, les protéines et huiles provenant du soya sont présentes dans plusieurs produits alimentaires telles que les formulations pour enfant (lait pour bébé à base de soya), mais aussi étonnamment dans les pâtisseries (biscuits, beignes et gâteau), dans la malbouffe (pains à hamburger et hot-dog, farine pour  croquette, fritte et pâte à pizza), barre tendre et vinaigrette; – à un point tel qu’il devient difficile pour les gens allergiques au soya de trouver un produit sans soya (traduction libre, Cederroth 2012). »

On a vanté le mérite de ces estrogènes végétaux chez la femme âgée comme source naturelle d’hormone pour le traitement de la ménopause (Jargin 2014) ; cela devrait pourtant sonner des cloches puisque ceci signifie aussi une perturbation des niveaux d’estrogène dans le développement de l’enfant ce qui peut mener à des problèmes de développement (Jargin 2014, Cederroth2012).  La littérature scientifique est pauvre en étude portant sur l’effet des phytoestrogènes sur les humains puisque ces études doivent généralement porter sur plusieurs années. Néanmoins, la littérature scientifique portant sur les animaux est abondante et les preuves sont catégoriques sur le fait que les phytoestrogènes ont des effets perturbateurs tant chez la femelle que chez le mâle (Cederroth2012); l’homme n’échappant pas au monde animal, il serait surprenant d’observer une tendance différente. Ces effets étant liés au développement des caractères masculin et féminin ainsi qu’à la fertilité.

La présence de xénoestrogène dans les plastiques
Les xénoestrogènes sont des molécules ayant la possibilité de mimer les effets de l’estrogène en ce liant au récepteur de ceux-ci. On distingue les xénoestrogènes naturels, tel que les phytoestrogène précédemment cités, des xénoestrogènes artificiels tels que ceux provenant de la pétrochimie. Le monde moderne nous expose principalement aux xénoestrogènes artificiels présents dans le plastique : le bisphénol A (BPA) et les phtalates. Tel qu’exposé précédemment, l’exposition à l’estrogène modifie l’équilibre hormonale normale du corps humain et induit des effets indésirable.

Le BPA

Le BPA a d’abord été découvert en 1891 et été évalué pour son potentiel à servir d’estrogène synthétique dans les années 30.  Le BPA n’était pas assez puissant pour servir d’estrogène synthétique; par contre a lui à découvert une très grande utilité dans l’industrie du plastique.  La liste de produit de plastique utilisant le BPA est longue : plastique de type polycarbonate couramment utilisé pour contenir des aliments et des breuvages, incluant les bouteilles pour bébé; bouteille de plastique, résine époxy utilisée en dentisterie,  revêtement de CD, DVD, appareil électronique, automobile, équipement de sport, reçu de caisse, revêtement des boîtes de conserves, papier plastifié, etc.  Ainsi vous comprendrez que nous sommes constamment exposés à ces perturbateurs hormonaux. « Des analyses récentes par le Center for Disease Control à révéler des niveaux détectables de BPA dans les échantillons d’urine de 92.6% des 2500 participants d’une étude. […] Le BPA a [aussi]été détecté chez les femmes enceintes, dans le liquide amniotique, le sang néonatal, le placenta, le cordon ombilical et le lait maternel (Traduction libre, Rubin 2011)». Étonnamment, les BPA vont agir en tant qu’estrogène, en condition de faible concentration d’estrogène naturel comme chez les mâles par exemple; ce qui aura des effets féminisant alors qu’à l’inverse le BPA agira comme un anti-estrogène en présence d’estrogène naturel ce qui amène des effets de masculinisation. En ce qui concerne les effets des BPA, on constate sans surprise que c’est similaire à ce que l’on observe avec les autres types de xénoestrogène; le chercher Beverly Rubin résume les effets potentiel et confirmé dans la figure suivante :

Les chercheurs qui ont étudié la littérature scientifique existante constatent que plusieurs études font le lien entre le BPA et la baisse de la qualité du sperme (Rubin 2011, Maffini 2006). Autre élément inquiétant, les BPA auraient une influence sur l’épigénétique; c’est-à-dire qu’ils peuvent transmettre leurs effets de génération en génération (Manikkam 2013).

 Qu’en disent les législateurs ?

Alors que les preuves s’accumulent au niveau scientifique, les lois se font toujours attendre (CBC, 31 mars 2016).

Les phtalates

En ce qui concerne les phtalates, ils sont aussi largement utilisés dans les plastiques, mais aussi dans de nombreux objets courants : revêtement pour pilule pharmaceutique, agent de contrôle de viscosité pour supplément alimentaire, agent gélifiant, stabilisant, dispersant, lubrifiant, agent liant, agent émulsifiant, adhésif, colle, matériaux de construction, produit de pharmacie, instruments médicaux, détergents, matériel d’emballage, jouets pour enfant, pâte à modeler, cire, peinture, encre d’impression, produit alimentaire, textile, rideau de douche, jouet sexuel, additif pour plastique mou telle que les appâts à poisson, tuile de plancher, parfum, fixatif pour cheveux, savon à main liquide, vernis à ongles, cathéter, appareil électronique (Rudel 2009, Meeker 2009).

Les phtalates, comme le BPA est retrouvé dans la majorité des urines des individus, ce qui démontre que l’ensemble de la population y est exposée (Rudel  2009, Meeker2009). Comme pour les estrogènes trouvés dans l’eau, les phytoestrogènes et les BPA, les études basées sur des animaux ont montré que les phtalates avaient des effets négatifs sur le développement des organes génitaux masculins et une réduction de la fertilité (Rudel 2009).  On parle d’effet comme le syndrome de dysgénésie testiculaire, une baisse de la testostérone et une baisse de la qualité du sperme (Katsikantami 2016). L’exposition au phtalates modifie également les comportements sociaux (Katsikantami 2016, Rosenfeld 2015).

Autres sources chimiques
Le sujet étant très large, nous nous sommes concentrés sur les sources majeures et quotidiennes d’exposition (eau potable, alimentation, objet de plastique). Mais nous aurions aussi pu parler des pesticides (Rudel 2009), des produits d’usage courant comme la crème solaire (Radio-Canada, 4 avril 2016, Rehfeld 2016) qui réduit la qualité du sperme, ou encore de l’acétaminophène ou paracétamol (Tylenol par exemple) qui empêche la masculinisation du cerveau du fœtus (Hay-Schmidt 2017).

En résumé
Notre environnement moderne regorge de perturbateurs endocriniens, dont les xénoestrogènes, qui ont le pouvoir de freiner ou d’empêcher le développement de caractère masculin chez le mâle lors du développement néonatal ou de la puberté. Les sources de contamination sont nombreuses : l’eau potable contaminée aux estrogènes naturels et synthétiques, l’omni présence des des phytoestrogènes du soya dans les aliments transformés, l’hégémonie du plastique et de ses dérivés dans notre environnement quotidien qui nous expose au BPA et au phtalate ainsi que la présence de plusieurs autres produits chimiques.

Vous prendrez le temps de noter que cet article a été orienté par rapport aux effets sur l’homme (mâle), mais sachez que les effets sont aussi dévastateurs chez le développement de la femme.

En conclusion
Le manque de virilité de l’homme moderne ainsi que la perte de féminité chez la femme pourrait en partie être expliqué par notre exposition à un environnement chimique nouveau.  Altération du développement des caractéristiques physiques masculines, influence sur l’orientation sexuelle, orientant le développement du cerveau vers un profil masculin ou féminin, les perturbateurs endocriniens ont de quoi favoriser l’élargissement de la communauté LGBT, appuyer la théorie du genre et plomber notre fécondité! Si l’homosexualité n’est pas un élément de la modernité, on pourrait parier que l’homosexuel moyen de l’époque d’Alexandre le Grand était probablement plus viril que celui d’aujourd’hui.

Il a déjà été prouvé que les hommes plus forts physiquement étaient plus susceptibles d’avoir des opinions politiques de droite (Petersen 2013); alors il ne serait pas surprenant d’apprendre que le nationalisme et le patriotisme soient plus populaires chez les hommes qualifiés de « virils ».  Ainsi, on pourrait probablement en déduire, que la féminisation chimique de l’homme moderne joue en notre défaveur.

Il ne faut pas s’étonner si les immigrants qui arrivent sur nos terres se moquent de nos hommes. Nos hommes féminisés, sans courage, faible de caractère et de constitution physique, incapables de féconder nos femmes doivent certainement faire rire les hommes virils arrivant de pays non exposés à cet environnement chimique nouveau. Pas étonnant que le chef de la certification halal d’Australie, Mohamed Elmouelhy, propose à ses confrères de féconder nos femmes !

Face à cette menace,  que pouvons-nous faire ?

  • Au niveau personnel
    • Bannir les bouteilles d’eau de plastique de notre quotidien si possible, sinon favoriser celle avec mention sans BPA
    • Bannir le soya de notre alimentation et vérifier les étiquettes nutritionnelles des aliments transformés pour éviter cet aliment
    • S’assurer que votre champ d’épuration ou fosse septique ne se situe pas en amont du bassin versant de votre puits artésien si vous êtes dans un secteur délocalisé
    • Être particulièrement prudent lors de la grossesse d’un enfant à venir, mais aussi pendant tout son développement jusqu’à l’âge adulte.
  • Au niveau politique
    • Faire pression sur nos gouvernements pour obtenir une règlementation concernant le traitement des contaminants émergents en ce qui concerne les eaux usées et l’eau potable
    • Faire pression pour bannir les phtalates et les BPA

 

Note : certains médias de masse nous ont par le passé accusés de faire de la désinformation et classés de manière diffamatoire dans la catégorie des « fausses nouvelles ». Nous les mettons au défi de rédiger un article aussi bien référencé sur un sujet de nature scientifique.

FQS
Pour la reconquête de notre peuple


 


Références

ARTE France (2017), « Demain, tous crétins ? », https://www.demaintouscretins.com/

Auyeung (2009),”Fetal Testosterone Predicts Sexually Differentiated Childhood Behavior in Girls and in Boys”, Psychological Science, vol. 20, num.2  

CBC (31 mars 2016), “BPA still found in most food can linings: report;  Regulators call bisphenol A safe, but scientists warn of harm from very low doses”,  http://www.cbc.ca/news/health/bpa-cans-food-1.3512828

Cederroth  (2012), “Soy, phytoestrogens and their impact on reproductive health”, Molecular and Cellular Endocrinology, p. 192-200, num. 355

Dailymail (16 mai 2013), « Men who are physically strong are more likely to have right wing political views, http://www.dailymail.co.uk/health/article-2325414/Men-physically-strong-likely-right-wing-political-views.html

Diaz-Cruz (2003), “Environmental behavior and analysis of veterinary and human drugs in soils, sediments and sludge”, Trends in Analytical Chemistry, p. 340-351, vol. 22, num.6

Diaz-Cruz (2009), “Analysis of selected emerging contaminants in sewage sludge”, Trends in Analytical Chemistry, p. 1263-1265, vol. 28, num 11

Fain (2016), “Comparative study of millennials’ (age 20-34 years) grip and lateral pinch with the norms, p. 483-488, vol. 29, num. 4

Fondation David Suzuki (Consulté le 1er août 2017), « Votre eau potable est-elle à risque? » , http://action2.davidsuzuki.org/fr/eau-potable);

Hanselman (2003), “Manure-Borne Estrogens as Potential Environmental Contaminants: A Review”, Environnemental science & technology, p.5471-5478,  vol. 37, num. 4

Hay-Schmidt (2017), “Paracetamol/acetaminophen impairs brain masculinisation”, Reproduction : The journal of the Society for Reproduction and Fertility, Publié en ligne avant publication le 30 mai 2017, doi: 10.1530/REP-17-0165

Katsikantami (2016), “A global assessment of phthalates burden and related links to health effects”, Environment International, p.212–236, vol. 97

Knickmeyer (2006), “Fetal testosterone and sex differences”, p.655-660, Early Human Development, vol. 88, num 12.

La Voix de l’Est (28 juillet 2017), « Pas d’enquête sur les contaminants chimiques dans l’eau de la région », http://www.lapresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/201707/28/01-5120185-pas-denquete-sur-les-contaminants-chimiques-dans-leau-de-la-region.php

Levine (2017), “Temporal trends in sperm count: a systematic review and meta-regression analysis”, Human Reproduction Update, publié en ligne le 25 juillet 2017, doi:10.1093/humupd/dmx022

Maffini (2006), “Endocrine disruptors and reproductive health: The case of bisphenol-A”, Molecular and Cellular Endocrinology, p. 176-186, num 254-255.

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Rudel (2009), “Endocrine disrupting chemicals in indoor and outdoor air”,  Atmospheric Environment, p.170-181, vol. 43, num.1

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