La fin du peuple québécois

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Nous vivons une crise identitaire provoquée par plusieurs courants et cette crise nous sera fatale si rien n'est fait. Les frontières de la nation ne sont plus ce qu'elles étaient; la frontière physique ne filtre plus les arrivages de population comme avant et les frontières légales et surtout morales ont été transformées. Nous faisons face à la dénatalité et la marginalisation de la langue française qui causent notre chute progressive.

Ces phénomènes doivent être analysés en profondeur de façon critique.

Un gouvernement d'idéologie libérale établit ses lois non pas dans l'intérêt de sa majorité ethnique fondatrice, mais plutôt, prétend-t-il, pour l'intérêt de tous et chacun de manière individuelle et égalitaire. Pour chasser une impression de privilège et de préséance dont les membres de la "tribu" originelle sont naturellement imbus, le pouvoir combat le sentiment nativiste et l'identité même du peuple fondateur sur son propre territoire. Ceci fait, ce pouvoir tient encore à satisfaire la population remplaçante et accorde des droits et privilèges particuliers reliés aux identités ethniques qui la composent.

Sous un tel gouvernement, l'État devient multiethnique au nom de la tolérance et de l'ouverture au détriment de ceux qui ont établit la société. On décrit toujours cette pratique comme vitale au maintien de l'équilibre démographique du pays; parfois comme un mal nécessaire, désagréable peut-être mais indispensable.

Dans la situation actuelle, l'immigration représente une réelle menace à l'identité culturelle et ethnique de notre population qui voit aussi bafouée son système de valeur. Elle amoindrit la force de la nation, brise l'unité du peuple qui agira de moins en moins d'une seule voix pour son propre bien. Par-dessus le marché, elle est subventionnée avec l'argent des contribuables, se justifiant toujours par la même tromperie. Le point de vue multiculturaliste est présenté comme la seule vision légitime et donc le seul ayant droit de cité. Ceci est vrai dans tous les pays et dans chaque province au sein du nôtre, le niveau municipal n'y échappant pas non plus.

Dans les écoles, à partir du plus jeune âge et dans toutes les régions, on enseigne aux enfants comment il est nécessaire et primordial de s'acclimater à toutes ces cultures et ethnies différentes. Les livres scolaires et les programmes d'enseignement tant au primaire qu'au secondaire en sont une preuve assez évidente et indiscutable. L'affirmation du contraire est considérée par nos médias comme discriminatoire et raciste. Mais s’il s’agit de l'affirmation nationale du peuple d’origine, cela est vu alors comme xénophobe, intolérant, haineux et parfois suprématiste.

Le choix de la langue pour les nouveaux arrivés a des effets particulièrement néfastes sur l’homogénéité linguistique de la province. Nombre d’entre eux choisiront l’anglais (s’ils ne le parlent pas déjà vaguement) et iront s’établir et peupler la région métropolitaine ou immédiate de Montréal. En parcourant les nombreux commerces et services de la métropole on peut facilement observer l’ampleur des dégâts sociolinguistiques, dans une foule de commerces la réception des clients est uniquement en anglais, violation flagrante de notre loi 101.

Le tort causé à notre sentiment d'appartenance est bien évident. Les descendants de ceux qui bâtirent le pays sont complètement décriés alors que l'immigration devient la nouvelle identité fondamentale de la nation. Ces Québécois de souche dont on fait table rase peuvent être mécontents, en colère ou enragés, qu'importe; ils ne seront pas entendus. La politique atomiste libérale réduit au silence les protestataires qui revendiquent l'identité historique, le respect de droits acquis et justifiés par 400 ans de travail et de lutte.

Les Québécois de souche qui s'insurgent devant cette destruction de leur identité sont aussitôt catalogués en masse par les médias, accusés de racisme, de haine perfide, d'intolérance et d'ignorance et sont prestement discrédités et voient désavouées leur crédibilité et leur conscience.

Il est complètement absurde de ne pas reconnaître le rôle du peuple fondateur au Québec et de vouloir la réduire comme étant celle d’une ethnie parmi les autres. Le Québec représente les valeurs et la culture de ses fondateurs européens et n'aurait pas été le même s'il avait été fondé par un peuple différent. Les Québécois voient leurs droits fondamentaux niés et se font réduire au silence lorsqu’ils protestent à la vue des avantages accordés aux nouveaux arrivés, avantages qu'eux n'auront jamais. Devant la répression, la masse blanche majoritaire se rétracte et se tait. Mais celui qui n’est pas blanc dans notre pays a pleinement le droit d’exprimer sa fierté sans être considéré raciste, intolérant ou suprématiste.

Le résultat de cette immigration massive accompagnée d'un bâillon intensif du peuple ne nous sera pas avantageux. L'ultime conséquence est similaire à l'objectif poursuivi par Lord Durham avec son célèbre rapport – concernant notre assimilation – mais non pas cette fois-ci par les Britanniques, mais par le flot incessant de l'immigration ethnique qui accable la nation française d'Amérique du Nord.

On ne peut estimer à court terme un tel phénomène; ce n'est qu'après plusieurs années, voire quelques décennies que nous pourrons constater pleinement les effets des processus enclenchés voilà plusieurs années déjà pour ce qui à trait à la colonisation ethnique du Québec. On peut aujourd’hui observer cette assimilation progressive, cette invasion ethnique et culturelle en Europe de l’Ouest, où les tensions politiques et sociales ont plongé notamment la France, l’Angleterre, les Pays-Bas et l’Allemagne dans un état de crise. Nous ne sommes pas encore minoritaires, mais il suffit de suivre les courbes démographiques pour comprendre que ce sera la réalité très bientôt.

On assistera à la destitution du peuple bâtisseur en même temps qu'à la perte de son patrimoine socioculturel et, oserons-nous le dire?, de son patrimoine génétique aussi, patrimoine appartenant à l'Europe nordique. Il s'agit d'un sujet tabou peut-être, mais la dilution de notre caractère héréditaire va nous transformer, quoi qu'en disent les médias, maîtres menteurs. Le métissage est une conséquence inévitable d'un milieu cosmopolite et multiculturel et le gouvernement en place prévoit d'ici la fin de son mandat d'aller jusqu'à doubler l'immigration en terre du Québec.

Le glas semble sonné pour notre peuple, mais la solution est entre nos mains, nos propres gouvernements agissant contre nos intérêts. Il faut absolument arrêter cette immigration envahissante, refuser ces privilèges que sont les accommodements raisonnables qui n'accommodent que ceux qui les désirent. Ne serait-il pas plus sage de la part des autorités d’user de notre argent à des fins locales de manière à améliorer le soutien financier aux familles, en encourageant la natalité et en octroyant des avantages à ceux qui oeuvrent pour la pérennité du peuple et du sang québécois?

L’État, principalement celui du Québec (qui constitue une nation bien distincte), devrait davantage se responsabiliser et protéger notre langue et notre héritage français. La nation est bâillonnée, elle a peur des conséquences de s'affirmer, alors qu'au contraire, elle doit s'unir sous la bannière de son nationalisme pour renverser le cours des choses. Le peuple doit croire en lui-même et préserver son sang, son patrimoine et sa langue pour les transmettre aux futurs Québécois de souche comme nos ancêtres nous les ont transmis. Notre sort ne réside pas en l'espoir qu'une poignée de gens convaincus changent le cours des choses; l'unité de tous, elle seule, possède ce pouvoir.

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