La franc-maçonnerie, c’est quoi?

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Par Philippe Aubert, prêtre

Traiter d’un sujet aussi vaste que la franc-maçonnerie en quelques lignes est une entreprise qui peut paraître un peu téméraire. Tâchons néanmoins de donner quelques éléments d’explication sur ce sujet important, pour que ceux qui n’ont pas le loisir d’y consacrer davantage de leur temps, puissent tout de même en avoir un aperçu succinct. Tout a changé aujourd’hui, même le temps qui s’est, semble-t-il, raccourci…

Origine de la franc-maçonnerie

La franc-maçonnerie a des origines obscures. Certains des Frères maçons ont prétendu qu’elle remonte aux temps les plus antiques du christianisme, voire même de l’humanité. Ces opinions ne paraissent pas vraisemblables, mais semblent plutôt l’indice d’une volonté de mystification excessive de la franc-maçonnerie. Nombreux sont ceux qui ont vu dans les Francs-maçons les continuateurs de l’ordre de chevaliers supprimé par l’Église, appelé « Ordre des Templiers », qui était, à son apogée, la Haute-Banque de l’Europe. À vrai dire, le document le plus ancien que nous possédions concernant la franc-maçonnerie est la Charte de Cologne, publiée en 1535 et conservée dans la mère-loge d’Amsterdam.

Quoi qu’il en soit, 1717 marque une année charnière dans la franc-maçonnerie, avec la formation de la Grande Loge de Londres, par la fusion des Rose-Croix avec la franc-maçonnerie (qui était à cette époque une corporation de bâtisseurs), et c’est à partir de cette année-là, semble-t-il, que la secte se répand dans toute l’Europe et bientôt en Amérique.

Le culte du secret

Le secret est au cœur de la franc-maçonnerie. Arnauld de Lassus, grand spécialiste de la franc-maçonnerie, cite le Convent du Grand-Orient de 1929 : « Notre ordre ne peut conserver sa force et sa valeur que s’il maintient son caractère secret. Le jour où nous aurons perdu notre caractère spécifique, qui tient à notre discrétion et à notre secret, notre action dans le pays sera terminée. » Ce culte du secret concerne la vie interne de l’Ordre, mais aussi les rapports de l’Ordre maçonnique avec le monde « profane ».

La franc-Maçonnerie est une organisation pyramidale et plus on monte dans ses degrés, plus on est à même de connaître les secrets qui sont cachés aux degrés inférieurs et, nécessairement, d’en savoir plus sur la doctrine et les buts réels de l’organisation.

Il va sans dire que ce culte du secret ainsi que les menaces qui sont faites au nouvel initié qui le trahirait rendent particulièrement difficile la connaissance des buts réels de la franc-maçonnerie. Cependant, des découvertes fortuites ou plutôt providentielles (comme celle qui a été faite sous le pape Grégoire XVI) de documents émanant de loges maçonniques nous en ont dit assez long sur la nature réelle de cette secte. « Agere sequitur esse » dit Saint Thomas d’Aquin. « L’agir suit l’être et le révèle ». Les actions des Francs-maçons ont été suffisamment scrutées pour que l’on sache à quoi s’en tenir.

Modes d’action et succès

La maçonnerie et ses loges ne sont pas des associations de militantisme politique. Les loges ont plutôt pour but le lent pourrissement de nos sociétés par la propagation d’idées nouvelles et subversives sur de longues périodes de temps et par l’infiltration des structures déjà établies. « Ceux-là seulement, en effet, comprendront bien le mode de combat du Pouvoir occulte et trouveront à lui opposer une méthode et des armes efficaces, qui se rendront compte que si, à certaines époques très rares comme celles où nous sommes, la maçonnerie a pour consigne d’agir, la plupart du temps, depuis deux cent ans, elle a eu au contraire pour unique besogne de préparer des heures d’action brusque et rapide, par de longues périodes de propagande, de falsification de l’opinion, de création d’état d’esprit nouveaux, en usant de tous le moyens, mais surtout en se dissimulant. »

Il serait intéressant, mais trop long, de montrer dans cet article le succès de l’infiltration maçonnique dans nos sociétés occidentales. Un simple aperçu de la doctrine et de la morale maçonniques suffiront à nous convaincre que les idées de la secte se sont imposées universellement et, partant, que la secte elle-même a étendu ses tentacules visqueux sur tous les domaines de la vie publique.

La doctrine maçonnique

La pensée dominante de la philosophie maçonnique est sans aucun doute la négation de toute vérité objective, universelle, indépendante de l’Homme. C’est une déification de l’homme, une volonté d’affranchissement de tout dogme quel qu’il soit, une tournure d’esprit anti-doctrinale. Pourquoi l’Homme se soumettrait-il à un dogme quelconque qui lui est imposé de l’extérieur quand il est lui-même Dieu? Citons Jacques Mitterand : « Si mettre l’homme sur l’autel plutôt que d’y mettre Dieu est le péché de Lucifer, tous les humanistes depuis la Renaissance commettent ce péché : ce fut l’un des griefs invoqués contre les Francs-maçons quand ils furent pour la première fois excommuniés par le pape Clément XII en 1738 ».

Il s’ensuit une relativisation de toutes choses, une remise en cause perpétuelle de toute vérité qui se dit éternelle ou divine, de l’ordre des choses (révolutions permanentes) et de la nature elle-même (théorie du genre, par exemple). De là découle également le besoin compulsif d’évolution qui ruine la stabilité des sociétés familiales et politiques.

Ce culte de l’Homme se résume par la triple devise de Liberté (l’homme est son propre maître); Égalité (chaque homme est son propre Dieu); Fraternité (tous les hommes sont Dieu). On a pu lire dans le Bulletin du Grand Orient de France : « Les principes de 1789, expliqua le grand maître Babaud-Larivière le 1er août 1871, étaient depuis longtemps reconnus dans vos temples avant d’être proclamés par l’Assemblée constituante et, son histoire à la main, on peut affirmer que la maçonnerie fut le véritable précurseur de la Révolution. »

Un autre aspect important de la doctrine maçonnique est le naturalisme, c’est-à-dire la négation de toute vérité révélée. Le Grand Architecte de l’univers, tel que le conçoivent les Francs-maçons, n’est pas un Dieu qui se révèle, se fait connaître aux hommes, leur donne sa loi… Il est un premier principe plus ou moins abstrait qui n’a pas de répercussion réelle sur la vie humaine, et qui pourrait bien s’apparenter à l’Homme, constructeur de son propre destin.

La morale maçonnique

La morale découle toujours de la doctrine. La morale maçonnique, faisant écho à la doctrine maçonnique, consistera à s’affranchir de toute loi qui ne vienne de l’Homme, pris de façon collective. Il va donc de soi qu’une loi autre que celles qu’ils se sont données eux-mêmes, sera toujours considérée, par ceux qui font de l’homme un Dieu, comme une contrainte nuisible. La seule loi sera de ne pas en avoir.

« La liberté s’arrête là où commence celle du voisin. » Tant que l’on ne fait pas de tort au prochain, peu importent les actions que l’on pose. Car le prochain est Dieu, lui aussi. Il importe d’être tolérant envers ses idées quelles qu’elles soient et de ne pas lui causer de tort. Finalement, tout le monde est Dieu et doit être respecté comme tel, sauf… Dieu et ceux qui s’opposent aux idées de la secte.

« La loi de Yahweh est parfaite : elle restaure l’âme. Le témoignage de Yahweh est sûr : il donne la sagesse aux simples » disait la Bible (Ps. 18) aux temps jadis. Il est capital de noter qu’il n’y a plus aujourd’hui, comme c’était le cas autrefois, de référence à Dieu dans la morale de nos sociétés et de beaucoup d’hommes d’Église d’aujourd’hui : il n’y a plus la Loi du Dieu tout-puissant qu’il faut garder précieusement, parce que Dieu est Dieu et qu’il a sur les hommes tous les droits : « C’est Lui qui nous a fait, et nous ne nous sommes pas faits nous-mêmes ». Il y a désormais une morale philanthrope, humaniste, centrée sur l’homme : be nice to your neighbor! Peu importent Dieu et sa loi! La conscience humaine est seule juge des choses. Affranchie de toute règle extérieure objective, elle varie selon les hommes, les époques et les lieux.

L’idée politique de la franc-maçonnerie

Tout homme étant Dieu, comment les Francs-maçons envisagent-ils la politique ou le gouvernement de la cité?

La multitude est dans la pensée maçonnique une assemblée souveraine. Alors que la pensée chrétienne est que « tout pouvoir vient de Dieu » (St Paul aux Romains) et que le chef politique n’est que le représentant de Dieu sur terre, ayant mission de mettre en pratique la loi éternelle de Dieu en l’adaptant à des situations concrètes pour conduire le peuple à vivre vertueusement, la pensée actuelle, inspirée des loges maçonniques, est que le pouvoir vient du peuple. « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation; nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. » (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789)

Il n’y a dès lors plus à espérer que le chef politique cherche à plaire à Dieu et à conduire les sujets de telle sorte qu’ils puissent glorifier Dieu dans chacune de leurs actions (I Cor. VI, 15). On ne trouve plus au contraire chez lui qu’une volonté de plaire au peuple et de s’attirer ses faveurs, afin de demeurer au pouvoir. Les dirigeants recherchent alors leur bien particulier : leur gloire, leurs avantages matériels, et on sombre dans l’oligarchie.

De la part du peuple, même excès : l’autorité juste n’est plus vue par les sujets comme le bras de Dieu pour diriger l’ensemble de la cité vers une vie vertueuse et heureuse, ce qui est le bien commun des sociétés, mais plutôt comme un organe qui sert à régler les affaires courantes pour que le peuple ait « du pain et des jeux ». Il s’ensuit flatterie, pots de vins, manifestations de tout genre au besoin, et autres choses du même genre…

La maçonnerie et l’éducation

Les parents ont toujours été considérés comme les premiers éducateurs de l’enfant. Ils reçoivent leur autorité de Dieu lui-même, eux également : « Toute autorité vient de Dieu », encore une fois. Le rôle de l’État dans l’éducation se limite à donner aux parents les moyens de remplir leur œuvre convenablement, par un soutien financier, en encourageant la création des structures nécessaires à une bonne éducation, etc.

Il va de soi que l’État peut également reprendre les parents qui, manifestement, manqueraient gravement à leur devoir d’éducateur. Mais ces situations demeurent exceptionnelles et une ingérence systématique de l’État dans les foyers familiaux n’a jamais été la pratique des nations saines dans l’histoire. Au contraire, chaque parent est libre de transmettre les valeurs culturelles, religieuses, sociales, etc. qui sont les siennes, sans que l’État n’ait quoi que ce soit à lui reprocher dans ce domaine. Le père Rodrigue Villeneuve, devenu plus tard cardinal archevêque de Québec, résumait ainsi cette doctrine : « L’État ne peut pas se faire éducateur, car l’enfant appartient à la famille. »

La franc-maçonnerie (et après elle le communisme) au contraire, part du principe que l’enfant appartient à l’État. Il est donc logique que l’État décide de la façon dont les enfants seront élevés par ses délégués, les parents. Il ne faut pas chercher ailleurs l’origine de l’instruction obligatoire au Québec, imposée par le Bill Perrier, le 26 mai 1943, qui a certainement eu quelques résultats positifs, mais qui en a surtout de très négatifs. Il faut bien comprendre que le but de la franc-maçonnerie, en imposant cette loi, n’était pas tant de favoriser une saine instruction de notre jeunesse, mais bien plutôt de s’assurer de laver le cerveau de nos enfants à coups de cours d’éthique et culture religieuse ou d’éducation citoyenne. On construit des citoyens qui pensent comme le veut l’État et surtout, comme le veulent ceux qui tirent dans l’ombre les ficelles de l’État. Pour cela, il faut que tous écoutent les leçons maçonniques. Quelle meilleure place que l’école pour le faire?

L’instruction obligatoire n’était qu’une étape par laquelle la franc-maçonnerie voulait que tous les enfants soient soumis à des programmes uniques, imposés, qui puissent servir à préparer la génération de demain aux grandes idées propagées par les sociétés secrètes. Qui ne voit pas qu’on y est arrivé aujourd’hui? Il n’y a bientôt plus une école qui puisse échapper aux tenailles de la secte. Quel parent peut encore transmettre à ses enfants ses valeurs catholiques et refuser par conséquent les valeurs antichrétiennes qu’on tâche d’imposer à ses enfants, sans craindre de voir débarquer chez lui la DPJ, venant au nom de l’État vérifier si ce Canadien-français n’est pas en train de brimer les enfants de l’État?

Le but de la franc-maçonnerie

Arnauld de Lassus montre que, jusqu’à la moitié du XXème siècle, l’ennemi à abattre pour les loges maçonniques n’était nulle autre que l’Église catholique, seule barrière pouvant se mesurer aux doctrines des sociétés secrètes. Il montre également la connivence entre la franc-maçonnerie et les pouvoirs protestants, déjà contestataires de l’ordre catholique.

Mais le même auteur continue en citant Copin-Albinelli : « Nous avons aujourd’hui la preuve que la destruction de l’esprit catholique n’est pas le but total de la franc-maçonnerie. Cette preuve résulte du fait que la tradition religieuse de la France étant complètement éliminée de notre organisation gouvernementale, l’effort de destruction s’est tourné d’un autre côté. C’est aux idées de propriété, de famille et de patrie qu’on s’attaque. Donc la destruction de l’état d’esprit catholique n’était pas tout ce qu’on voulait. Toutefois, en raison de l’acharnement dont il a été fait preuve contre lui, nous sommes tout au moins sûrs qu’il fallait commencer par s’attaquer à lui avant d’entreprendre le reste de la besogne. »

La maçonnerie, à la lumière ténébreuse de sa doctrine, s’acharne à son « œuvre de démolition religieuse et politique ». Il s’agit de détruire jusqu’à l’ordre naturel lui-même. Solve et coagula : détruire puis reconstruire sur des bases différentes. La franc-maçonnerie a manifestement des rêves de République Universelle, dont l’ONU est certainement le fer de lance. Il faut détruire l’ordre établi. Amener les nations à la ruine pour leur substituer un Nouvel Ordre Mondial (Novus Ordo Saeclorum). Détruire tout édifice religieux pour l’avènement du Nouvel Âge.

Condamnation de la Franc-maçonnerie par l’Église catholique

Il va sans dire que cette œuvre d’inspiration et d’allégeance satanique, préparant sans l’ombre d’un doute l’avènement de l’Antéchrist « qui s’élèvera contre tout ce qui porte le nom de Dieu, jusqu’à se faire Dieu lui-même » (Apoc.) a eu à subir les foudres de l’Église catholique.

Le caractère secret des Loges est l’un des points capitaux sur lesquels se sont concentrées les attaques de l’Église. « J’ai parlé publiquement au monde, j’ai toujours enseigné dans les synagogues et dans le Temple, où tous les Juifs s’assemblent et je n’ai rien dit en secret », disait le Sauveur à ses accusateurs. « La vérité n’a point de honte, sinon d’être cachée », affirmait à son tour Tertullien, un Père de l’Église du 2e siècle. Nous comprenons dès lors la phrase qui paraissait sur la page couverture de L’Acacia, publication du Grand Orient de France : « La Franc-maçonnerie est la Contre-Église, c’est l’Église de l’hérésie. »

Le premier pape à condamner la franc-maçonnerie fut Clément XII en 1738, comme il est mentionné plus haut : « Nous avons appris par la renommée publique qu’il se répand au loin, chaque jour avec de nouveaux progrès, certaines sociétés, assemblées, réunions, agrégations ou conventicules nommés de Francs-Maçons ou sous une autre dénomination selon la variété des langues, dans lesquels des hommes de toute religion et de toute secte, affectant une apparence d’honnêteté naturelle, se lient entre eux par un pacte aussi étroit qu’impénétrable, d’après des lois et des statuts qu’ils se sont faits, et s’engagent par un serment prêté sur la Bible, et sous les peines les plus graves, à cacher par un silence inviolable tout ce qu’ils font dans l’obscurité du secret. »

Le pape continue : « …car s’ils ne faisaient point le mal, ils ne haïraient pas ainsi la lumière, et ce soupçon s’est tellement accru que, dans plusieurs États, ces dites sociétés ont été depuis longtemps proscrites et bannies comme contraires à la sécurité des Royaumes. »

Et encore : « … Nous avons conclu et décrété de condamner et d’interdire ces dites sociétés, assemblées, réunions, agrégations ou conventicules appelés de Francs-Maçons, ou connus sous toute autre dénomination, comme nous les condamnons et les interdisons par notre présente Constitution valable à perpétuité. C’est pourquoi Nous défendons formellement et en vertu de la sainte obéissance à tous et chacun des fidèles de Jésus-Christ, de quelque état, grade, condition, rang, dignité et prééminence qu’ils soient, laïcs ou clercs, séculiers ou réguliers, méritant même une mention particulière, d’oser ou de présumer sous quelque prétexte, sous quelque couleur que ce soit, d’entrer dans lesdites sociétés de Francs-Maçons ou autrement appelées, de les propager, de les entretenir, les recevoir chez soi, ou de leur donner asile ailleurs et les cacher, y être inscrits, agrégés, y assister ou leur donner le pouvoir ou le moyen de s’assembler, leur fournir quelque chose, leur donner conseil, secours ou faveur ouvertement ou secrètement, directement ou indirectement, par soi ou par d’autres, de quelque manière que ce soit, comme aussi d’exhorter les autres, les provoquer, les engager à se faire inscrire à ces sortes de sociétés, à s’en faire membres, à y assister, à les aider ou entretenir de quelque manière que ce soit ou les conseiller. Et Nous leur ordonnons absolument de s’abstenir tout-à-fait de ces sociétés, assemblées, réunions, agrégations ou conventicules, et cela sous peine d’excommunication à encourir par tous, par le fait même et sans aucune autre déclaration, de laquelle nul ne peut recevoir le bienfait de l’absolution par autre que Nous, ou le Pontife Romain alors existant, si ce n’est à l’article de la mort. » Difficile d’être plus clair! Gloire à l’Église de toujours et honte à « l’Église de Vatican II » qui n’ose plus condamner!

Le pape Benoît XIV, le 18 mai 1751, renouvelle cette condamnation. Il donne quatre raisons pour lesquelles ces sociétés sont condamnables : 1- le caractère éclectique de ces sectes : « il se réunit des hommes de toute religion et de toute secte. »; 2- « le pacte étroit et impénétrable du secret en vertu duquel se cache tout ce qui se fait dans ces conventicules »; 3- « le serment qu’ils font de garder inviolablement ce secret »; 4- « le fait que ces sociétés ne sont pas moins reconnues contraires aux lois civiles qu’aux lois canoniques (ecclésiastiques) ».

Les papes Pie VII, Léon XII, Pie VIII, Pie IX, Léon XIII, Saint Pie X, la liste est trop longue pour qu’on puisse les citer tous… Ne croyons pas que ces condamnations de l’Église n’ont pas freiné l’expansion de la secte. Bien au contraire! Nous parlons d’époques où la voix de l’Église était entendue et respectée et les sociétés secrètes en ont été fortement ébranlées.

Mais Pie IX attribue à la mollesse des autorités civiles de l’époque (déjà infiltrées par la secte) le fait que ces condamnations successives de l’Église ne furent pas un succès. « Plût au Ciel que les monarques eussent prêté l’oreille aux paroles de Notre Prédécesseur! Plût au Ciel que, dans une affaire aussi grave, ils eussent agi avec moins de mollesse! Certes, nous n’eussions alors jamais eu (ni nos pères non plus) à déplorer tant de mouvements séditieux, tant de guerres incendiaires qui mirent l’Europe entière en feu, ni tant de maux amers qui ont affligé et affligent encore l’Église »

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