La malhonnêteté intellectuelle de nos «élites»

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Depuis quelque temps, une bonne partie de la classe mondialiste, tant politique que médiatique, semble être passé en vitesse supérieure dans sa promotion d’un monde uniformisé, dénationalisé, et individualiste. Il a toujours été possible de constater un certain biais dans le traitement de l’information de la part de plusieurs médias dits «traditionnels», notamment par le choix de l’information traitée et transmise, mais ce penchant semble s’être accentué significativement depuis un an, notamment depuis l’arrivée dans le décor d’un certain Donald Trump ou de certains mouvements patriotes européens. Quant à la classe politique, elle s’embourbe plus que jamais dans la rectitude politique malsaine et l’aveuglement volontaire sur les périls menaçant les identités nationales à travers le monde, particulièrement occidentales. Ce changement de vitesse dans l’instauration d’un monde globalisé et entièrement régi par les lois du marché est notamment véhiculé grâce à la malhonnêteté grandissante d’une bonne partie de ce que l’on appelle «l’intellectualisme de gauche» (il faut dire que la gauche du travail, la vraie gauche virile, se fait de plus en plus discrète mais le présent article ne traitera pas de ce sujet), omniprésente dans la sphère médiatique. 

Pourtant, il est légitime de parler d’une faillite intellectuelle ou du moins, d’une sévère panne d’analyse critique approfondie. Par des méthodes sournoises de catégorisation et d’exagération, la classe politco-médiatique influence fortement le débat social. L’exagération est une méthode régulièrement employée. Certains exemples concrets ont récemment mis en lumière la malhonnêteté crasse qui sévit dans nos grands médias à tendance gauchisante. Le cas de Marc Cassivi (http://plus.lapresse.ca/screens/d4697fe4-142f-4900-b49f-54b4f84a3690%7C_0.html) est un exemple probant d’exagération. Quiconque a lu son récent texte sur les «séquelles» qu’a laissé l’élection de Donald Trump sur ce pauvre homme et sa famille, peut remettre en question soit sa santé mentale, soit son honnêteté journalistique. Cassivi nous apprend que son fils est désormais angoissé par tout «l’horreur» qui attendrait supposément notre monde (troisième guerre mondiale, suprématisme blanc, etc…). On a ici affaire à un délire hystérique, tiré d’une représentation binaire du monde, digne d’un film de Disney. Une piètre analyse sans aucune profondeur ou nuance; venant d’un homme qui anime une émission intitulée «Esprit critique», il est plaisant de souligner le paradoxe. On savait que la gauche médiatique aimait faire dans l’émotion et le sensationnalisme (à l’instar d’une certaine droite libérale) mais là-dessus, Cassivi remporte la palme de l’exagération. Il faut très mal connaître la géopolitique mondiale et les propositions plutôt isolationnistes de Trump pour prétendre qu’une apocalypse guerrière est à nos portes. Il faut savoir que La Presse, comme la plupart des autres grands médias occidentaux, ont passé sous silence les propositions géopolitiques de Trump (visant notamment à désamorcer la poudrière du Moyen-Orient), ce média préférant faire du «sensationnalisme engagé» en mettant de l’avant des conversations privées tenues il y a 20 ans ou des tweets maladroits du candidat républicain. Dans ce cas-ci, on peut aisément parler d’une malhonnêteté intellectuelle.

En restant dans la sphère médiatique, nous pouvons également constater les tentatives de catégorisation de l’électorat, catégorisation évidemment à l’avantage de l’idéologie mondialiste gauchisante. Dans le camp du Bien, il y a les gens éduqués, ouverts, intelligents et tolérants qui votent pour à gauche ou pour le mondialisation. Dans le camp du Mal, il y a les racistes sous-éduqués, fermés, consanguins qui s’informent sur des sites de conspiration. Voilà. Le tableau est dressé de la façon la plus binaire qui soit, c’est-à-dire de la façon la plus malhonnête intellectuellement (encore une fois). Nous l’avons vu lors du Brexit en juin ou lors de l’élection de Trump, ou plus localement lors de l’épisode de la Charte des valeurs du gouvernement Marois; la classe médiatique n’a cessé de répéter le mantra abrutissant et manichéen des élites néolibérales : les gens éduqués votent pour l’ouverture des frontières, les idiots votent pour le repli. Or, les gens réellement informés, doués d’un esprit critique, qui ont appris à décortiquer une situation et qui sont en mesure de pousser un raisonnement plus profond et moins dichotomique, savent que la situation est bien plus nuancée. Par exemple, lors de l’élection américaine, le tiers des Asiatiques ou des Latinos ont voté pour Trump, tout comme 43% des femmes et près de 40% des diplômés universitaires. (http://www.nytimes.com/interactive/2016/11/08/us/politics/election-exit-polls.html?_r=0). De même, nous pouvons constater que les gens de couleur sans diplôme ont voté encore plus massivement pour Clinton que les Américains blancs avec le même niveau d’éducation l’ont fait pour Trump, démontrant ainsi un clivage beaucoup plus racial que le niveau d’éducation. Déjà, les analyses bidons de plusieurs médias qui avancent un clivage entre gens éduqués et non-éduqués ne tiennent plus la route. Mais la malhonnêteté intellectuelle fait en sorte que le message passe avant l’information. 

Un autre cas de catégorisation est le traitement politique et médiatique que l’on réserve aux mouvements patriotes qui fleurissent un peu partout en Occident, comme le Front National français. On qualifie ce parti d’extrême-droite le plus sérieusement du monde, sans trop expliquer pourquoi. Or, en approfondissant la question, c’est à dire en allant fouiller dans le programme du FN, nous constatons que plusieurs politiques du parti s’apparentent beaucoup plus à des politiques interventionnistes et solidaires de gauche que de droite. Économiquement, le FN se tient beaucoup plus près de Québec Solidaire que du Parti Conservateur du Canada. Le traitement médiatique continue toutefois de classer ce parti patriote en «extrémiste de droite», pour la simple raison qu’il souhaite une réduction drastique de l’immigration en France. Pourtant, le parti n’a pas l’intention d’établir des camps de concentration, de confisquer le pouvoir à vie, de contrôler l’appareil juridique ou d’établir une Gestapo nouveau genre. Pourquoi cette catégorisation? Par pure lâcheté intellectuelle? Par malhonnêteté? Pour entretenir le préjugé à l’égard de ce parti? Un peu toutes ces réponses. En apposant l’étiquette d’extrême-droite, on établit un amalgame dans l’esprit de nombreux lecteurs non-avisés et (trop) facilement manipulables : Front National = Extrême droite = Parti nazi = Dictature = Guerre et horreur…Encore une fois la caste politico-médiatique use de subterfuges pour embrouiller l’esprit des masses. Le même raisonnement s’applique à tous mouvements patriotes désirant préserver l’essence même d’un peuple.

Les exemples ne manquent pas, l’intellectualisme de gauche, qui domine dans la majorité des grands médias et des classes politiques, est extrêmement malhonnête, à moins d’être simplement en état de lente faillite. L’avenir nous dira si les peuples se réveilleront face à cette sournoise tentative de manipulation des masses, ou s’ils s’endormiront pour toujours, dans la dissolution de ce qui reste de communautés nationales en Occident. 

– SB pour la Fédération des Québécois de souche

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