La Meute sort du virtuel

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C’est avec curiosité que la Fédération des Québécois de souche a participé samedi le 21 mai 2016 à la première activité majeure du mouvement anti-islam La Meute. Ayant un peu plus de 42 000 membres sur leur page Facebook, il nous semblait intéressant d’aller sonder le pouls de cette organisation qui s’embrase rapidement mais dont on n’arrive pas tout à fait à déterminer les lignes idéologiques.

Tout d’abord, afin de présenter sommairement le groupe, La Meute agit comme un regroupement d’hommes et de femmes dénonçant l’influence de plus en plus importante de l’islam radical au Canada. On y parle de la charia, de la nourriture halal, de l’importance de certains dirigeants et personnalités politiques affiliées à l’extrémisme islamique et de la violence que cette religion engendre. On y apporte la nuance qu’on ne combat pas les musulmans, mais bien l’islam radical. 

Donnons-leur le point d’avoir bien indiqué un problème qui, effectivement, gangrène le Canada et qui risque de prendre de l’ampleur si des mesures ne sont pas entreprises. Cependant, voilà bien la faiblesse soulignée dans leur soirée d’hier.


À chaque problème, sa solution… ou pas !
Malgré une volonté qui semble inébranlable de la part de ceux qu’ils appellent « la Garde », aucune solution n’est amenée afin de contrer ce fléau qu’ils prennent tant à cœur de combattre. On nous a longuement parlé des méfaits de cette idéologie étrangère, tout en nuançant leur définition de l’ennemi et en évitant de médire sur le multiculturalisme et en craignant une accusation de racisme qu’ils abhorrent – et l’on sait que cette accusation arrive très rapidement sur quiconque ose s’opposer au projet d’immigration à grand débit, même si aucun discours haineux n’en découle ! On nous a également entretenu sur les choix douteux de notre nouveau Premier ministre Justin Trudeau, de ses politiques laxistes qui n’endigueront pas la problématique islamique, sans toutefois accepter de se prononcer sur une éventuelle nécessité de séparation ou de reconsidération à tout le moins de nos pouvoirs provinciaux en gestion d’immigration.

Tant ils se sont montrés chaleureux les uns envers les autres, trahissant certainement un sentiment d’appartenance bien nécessaire qui semble être comblé par cette communauté à caractère plus social que politique, tant ils se sont montrés frileux à prendre de nettes positions face à toutes ces politiques qui nous ont amenés aujourd’hui à devoir prendre de grands moyens pour stopper cet ennemi – l’islamiste radical, et non le musulman –  nous précise le chef Éric Corvus. Ces mêmes grands moyens dont nous attendions impatiemment d’en connaître la saveur, sans malheureusement pouvoir n’en percevoir ne serait-ce que le plus subtil arôme, sitôt envolé, balayé par la tiédeur réconfortante et sécuritaire de leur position apolitique qui se campe dans la simple opposition à l’islam radical. Si La Meute arrive à faire un travail de sensibilisation intéressant sur ses sujets de prédilection, il faut tout de même qu'elle parvienne à apporter de l'eau au moulin au-delà de ce que font déjà plusieurs organisations pour se targuer d'être une véritable organisation politique. 


Une prétention politique
Car La Meute, même si jeune de sept mois, a tout de même une prétention politique de vouloir agir comme lobby populaire pour bloquer toute incursion de l’islam radical dans la société. Une volonté des plus nobles, mais encore faut-il savoir à quoi on s’oppose et connaître les mécanismes sociaux qui rendent le terrain fertile à l’avancement de ce radicalisme. Pour défendre « nos valeurs », il importe en premier lieu de les définir et de convenir ce qui constitue le « nous ».

À titre d’exemple, la certification halal, qui s’étend de manière endémique dans nos supermarchés, est décriée, mais le casher est présent depuis plus de trente ans sans être digne de mention lors de l'assemblée. Pourtant, il faut comprendre que dans une société de droit, ce qui est accordé à l’un doit l’être à l’autre et crée une jurisprudence ou un précédent, le casher étant ici le précédent du halal. Il faut donc interdire toute certification religieuse, sinon il y a discrimination. Pourtant, la Meute s’efforce de se dire contre la discrimination. Les règles ne doivent-elles pas être les mêmes pour tous? (À ce sujet, voir notre article "Les lobbies juifs ont-ils pavé le chemin aux islamistes ?" et "Un rabbin dans mon garde-manger".)

Et encore, pourquoi est-ce que le halal apparaît dans les supermarchés? C’est partiellement en raison de l’offre et la demande, et cette demande, d’où vient-elle? Évidemment, de la politique laxiste en matière d’immigration, qui apporte une population qui exige le produit, et cette population est musulmane et non pas nécessairement radicale. Faut-il ajouter que la pratique de l’islam, mis à part dans certains pays des Balkans ou en Tunisie, est pratiqué de manière généralement rigoriste par la population de ces pays selon les standards occidentaux moderne ?

Un des intervenants a soulevé la problématique de Londres et de Montréal où la population – de souche, sans la nommer – fuit pour cause de ne plus se sentir chez elle et a blâmé essentiellement le taux de natalité des radicaux, se gardant bien de mentionner le dumping démographique causé par l’immigration massive du tiers-monde, qui amplifie largement le phénomène. (voir notre article Les Québécois de souche minoritaires dans les écoles Montréalaises)

Combattre la conséquence sans colmater la brèche, c’est comme vider une chaloupe percée sans jamais boucher le trou : l’eau entre et l’on rejette l’eau avec de plus en plus de virulence jusqu’à la submersion et la noyade. La culture et l’identité peuvent certes s’estomper en situation minoritaire, mais l’importation massive de populations ayant des mœurs qui s’opposent aux nôtres crée des clivages politiques inévitables et renforce le sentiment d’exclusion et de révolte chez les populations « minoritaires » (pour l’instant), ce qui engraisse le terreau fertile à la radicalité que la Meute dénonce chez l’islam. Le multiculturalisme et l’antiracisme créent les feux de paille et la population qui ne s’identifie pas à la nation ou à l’identité de la majorité tente deux choses : soit la modifier, soit la renverser. L’État, lui, doit modifier ses politiques pour rester en place ou se transformer pour éviter le conflit. La situation politique mondiale crée la situation chez les musulmans, mais pourrait facilement se produire chez d'autres communautés vu le communautarisme et la ghettoisation présent dans chaque communauté issue des politiques du multiculturalisme et de l'immigration-massive récente.

La démographie est reine. L’immigration de masse du tiers-monde est la problématique qui cause l’islamisation et refuser de le voir, c’est combattre le froid nu en hiver. Il est impératif de se vêtir de politiques nationalistes et natalistes pour se préserver du gel, car il fait beau rêver qu’en courant avec détermination, on parviendra à se réchauffer, mais quand l’énergie nous manquera, ce sera la fin.


Constat sans déception
Somme toute, nous n’avions pas de grandes attentes en se présentant à cette soirée, la curiosité étant le principal moteur de notre motivation et parce que, malgré les divergences d’approche, tout mouvement sollicitant la prise de conscience et l’intérêt envers son peuple se doit d’être félicité et souligné. Il y a des gens qui ont été charmés par le discours simple et direct de cette organisation et qui y ont très certainement vu l’occasion de se regrouper entre sympathisants d’une même pensée qu’ils n’avaient que peu l’occasion de partager sans honte, la quantité de participants (170 aux dires des organisateurs) et le nombre d’abonnés Facebook le prouvant. Cependant, il est bien facile de n’attirer que du positif lorsqu’aucune prise de position politique n’est choisie, relayant ainsi un message assez présent dans la sphère médiatique et évitant tout déchirement interne ou attaque externe. 

En bref, la Meute s’est avérée être exactement ce qu’elle présente sur son compte Facebook : un groupe d’adultes exaspérés qui se sont retrouvés autour d’un même sujet, accueillant quiconque ayant ce besoin jusqu’alors inexprimé de militer ensemble contre un problème nommé, sans crainte de ressentir le rejet et en étant certain d’en retirer un sentiment fraternel et communautaire. Il ne reste qu’à espérer que dans les mois et années à venir, si la Meute survit, elle saura éclore de son cocon apolitique ou continuera à tout le moins de sensibiliser les gens à l’islam radical afin que de nouveaux esprits entrent dans la joute politique, où on dépasse la causerie d’un club social pour installer de réels bastions idéologiques, fermes, cohérents et assumés.

FQS
Pour la reconquête de notre peuple

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5 commentaires

  1. Bernard Marticotte le

    Bravo, vivement l’unité et la coopération de ceux qui critiquent l’immigration de masse et l’Islam, notre survie comme peuple en dépend. Faut en finir avec le politiquement correcte et cesser d’embarquer dans le jeux de l’auto-justification du genre « Je suis pas raciste, je vous en pris, pardonnez-moi » s’excuser et se justifier c’est embarquer dans leur jeux, il n’y a pas de mal à s’opposer à l’immigration et à une idéologie totalitaire.

  2. Julie Landry le

    Si je peux apporter une critique, La Meute a besoins de peaufiner son image, les «meme» avec des auto-citations (!!! qui fait ça ?!) et des images de loups digne des bon vieux chandails de loup des années 90 ça affecte sérieusement le professionnalisme et la crédibilité. Ils ont besoins d’un infographiste ça presse.

    Par contre ils ont le mérite de réveiller la masse, en espérant qu’elle va s’améliorer et se professionnaliser d’avantage.

  3. Martin Lemieux le

    Votre critique est juste, vous auriez pu élaborer d’avantage sur le « nous » car pour faire du lobbying et mettre de la pression sur l’État ou bloquer un certain type d’immigration problématique l’on ne peut pas se baser sur des critères vagues, mais bien sur des critères immuables.

    Je m’explique… n’importe-qui peut se dire «ouvert», «non pratiquant», «athée», «gentil», «non-musulman» mais de tel critères repose sur un faux facteur majeur: La bonté humaine et le non-mensonge.

    L’homme est menteur, manipulateur, etc. Alors il faut baser nos critères de sélection sur des facteurs immuables: L’origine ethnique, géographique, certains langues maternelles avec une appartenance à des peuples ayant des origines communes et histoire commune: Soit des pays chrétiens, et originaire d’Europe.

    Tout le reste des valeurs démocratique (liberté, égalité, bla bla) sont du vent et des paroles en l’air qui peuvent changer d’un moment à l’autre.

    Faut assumer qui nous sommes et ensuite faire venir des gens qui sont le plus proche de nous pour maximiser l’assimilation totale. Et comme vous dites … le nombre y est pour beaucoup!

  4. La Meute a un combat légitime sur le plan politique contre l’Islam radical mais ses actions me semblent très limitées. J’ai demandé mon adhésion sur leur site privée de discussion mais ils m’ont refusé l’accès. J’ai pourtant défendu leur droit d’expression dans un mémoire à l’Assemblée nationale sur le projet très liberticide # 59. J’ai défendu cette organisation par respect pour le droit d’expression dans des articles dans les journaux dans ma région mais je ne suis pas admis sur leur site. Ils n’acceptent sans doute que ceux qui critiquent sur leur siège dans leur salon.

    Normand Bernier, directeur général de Saguenéens et Jeannois pour les droits de la personne

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