Compte-rendu: La théorie du genre, conférence de l’Abbé Berteaux

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Le 17 avril 2015, le mouvement Tradition Québec organisait une conférence de l’Abbé Olivier Berteaux portant sur la théorie du genre, une dérive moderne qui s’implante lentement mais surement dans les écoles québécoises.

L’Abbé Berteaux s’est adressé à l’audience non pas en tant qu’universitaire ou idéologue, mais en tant qu’éducateur d’expérience inquiet pour l’avenir des jeunes.

La théorie du genre se définit par la croyance selon laquelle le genre est une identité sexuelle dont les fondements se basent entièrement sur une construction sociale. Ce serait la société, par ses préjugés et ses stéréotypes, qui dicterait les conventions sociales liées au sexe. Le déterminisme biologique, soit le fait de naître homme ou femme, serait alors une conception périmée voire simplement non fondée.

Pour les adeptes de la théorie du genre, l’identité sexuelle et l’orientation sexuelle devraient relever d'un choix conscient de l’humain. Ainsi dit, n’importe qui devrait faire le choix d’être homme ou femme, peu importe sa morphologie. Par la suite viendra le choix lié à l'orientation sexuelle. Il serait alors possible pour une femme biologique d'être un homme homosexuel, ou l'inverse. Ces choix devraient se faire de façon personnelle et ce à l'abris des conventions sociales, pour qu'elles soient parfaitement représentatives de la personnalité de chaque individu et éviter ainsi que ceux-ci n'aient à subir les contraintes imposées par la nature.

Si au Québec, l’avancée d'une telle théorie n’est pas aussi avancée qu’en France où les écoles sont déjà devenues de véritables laboratoires où l'on tente de reconditionner l’enfant, il est clair que ses grands concepts sont appliqués et que la théorie dans son ensemble gagne du terrain. Dans ce contexte, les classiques et fondements de la littérature sont relégués aux oubliettes, pour faire place à des livres aussi édifiants que « J’ai deux papas » ou « Maman porte une barbe ».

La théorie du genre se base sur une version rousseauiste réductrice de la nature humaine et niant l’aspect intrinsèquement social de l’homme. L’homme est bonté et pitié ; le reste de ses traits sont inspirés voire dictés par la société. L’Abbé Berteaux rappelle pourtant que la complémentarité homme-femme et la famille ne sont pas des constructions sociales, mais des réalités vitales desquelles on ne peut s’affranchir.

Il corrigera aussi la célèbre phrase de Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient ». Cette phrase, qui représente parfaitement la théorie du genre, n'est que partiellement véridique. S'il est vrai que les conventions sociales sont un facteur déterminant dans la définition d'une identité et que l’éducation est un élément crucial dans le développement des hommes et des femmes de bien, il faut aussi que cette éducation se fasse dans le respect de notre nature et non à son encontre.

Si la théorie du genre a pu s’implanter en France, c’est parce qu’elle est passée en douce par la porte de derrière. Pour lutter efficacement contre cette nouvelle lubie, nous nous devons de la dénoncer au grand jour et dans cette optique, la conférence de Tradition Québec était fortement nécessaire. Nous ne pouvons qu'espérer que la mise en garde de l'abbé Berteaux fasse écho au sein des familles québécoises.

Lire aussi : La théorie du genre – Alain Escada

FQS
Pour la préservation de notre peuple

https://www.youtube.com/watch?v=kz5gJ6k_o1E

 

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2 commentaires

  1. Edifiant,

    Ou comment, en dissociant la mémoire (le sexe biologique) de l’intelligence (l’identité sexuelle) et de la volonté (l’orientation sexuelle), l’Ennemi de la nature humaine cherche en réalité à tuer son âme.

    Merci M. l’Abbé pour ces paroles de sagesse, non dénuées d’humour

  2. Quel beau discours M.L’abbé, magnifique et tellement vrai, juste la petite dose d’humour!!
    Les Canadiens Français ont beaucoup de chance de vous avoir!!!
    Bonne continuation dans ce beau pays!

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