La théorie du genre implantée en Alberta

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Article de Rémi Tremblay, porte-parole de la Fédération des Québécois de souche, tiré du quotidien français PRÉSENT, le jeudi 21 janvier 2016.

De notre correspondent au Québec

Aprpresent copyès des décennies de gouvernement de droite, la très conservatrice Alberta, qui est un peu le Texas du Canada, avait élu un gouvernement du Nouveau parti démocratique (gauche) en mai dernier. C’était une première pour cette province et le parti de Rachel Notley avait durant la campagne électorale promis du changement. Force est de constater que cette promesse a été remplie, le changement est drastique, surtout en éducation où la théorie du genre, qui est loin d’être un mythe, vient d’être implantée.

Dans un document publié à l’intention du personnel scolaire, le gouvernement albertain explique la façon de créer un milieu plus respectueux des « identités sexuelles » diverses. Exit la notion de garçon et fille, désormais une panoplie de possibilités s’offre aux enfants albertains et l’école se doit de respecter l’identité sexuelle des enfants, une identité qui relève « uniquement de l’auto identification ». Ainsi désormais, les enseignants doivent appeler les élèves selon le nom que ceux-ci ont choisi, sans égard à leur « nom légal ». Ils doivent aussi utiliser le pronom choisi par l’élève pour les désigner. Evidemment, ces pronoms ne sont plus limités aux « he » et « she » ; les possibilités pour parler d’une personne incluent désormais « ze », « zir », « hir », « they » ou « them ». Même dans les formulaires le préfixe Mx. est ajouté pour éviter de limiter les options au Mr et Ms considérés comme « traditionnels ».

Etant donné que l’identité dépend entièrement de l’élève, celui-ci peut décider d’évoluer dans une équipe féminine ou masculine, selon son choix. Les équipes sportives deviendront ainsi mixtes et les activités où les sexes sont séparés sont découragées. Plus troublant, l’utilisation des douches, vestiaires et toilettes relève du choix de l’élève ; un garçon se considérant comme étant une fille pourra donc se doucher et se changer dans le vestiaire des filles et personne n’a le droit de remettre ce choix en question. Bon joueur, le gouvernement permettra aux réfractaires de se changer dans un endroit isolé. Bref si un enfant refuse de se changer dans un environnement mixte, il aura accès à une petite salle pour le faire, ce qui signifie que désormais, celui qui refuse la dérive sociétale se verra ostracisé. Certains seront heureux d’apprendre que les adultes aussi, soient-ils enseignants ou parents, peuvent utiliser les toilettes et vestiaires de leur choix. Il ne faudra donc rien dire si un père décide d’aller à la toilette des filles lors de son passage à l’école.

Le document officiel demande aussi l’instauration d’associations étudiantes « hétéro-homo » pour lutter contre l’homophobie et l’exclusion. Toute remise en cause de l’identité d’un élève, que ce soit par ses pairs ou un membre du personnel sera dûment sanctionnée.

Face à ces nouvelles règles controversées, l’Évêque de Calgary, Monseigneur Fred Henry a réagi publiquement qualifiant cette dérive de « totalitaire » et « d’anti-Catholique ». Il dénonce ces nouvelles mesures comme étant une « conséquence de la folie relativiste » et croit qu’elles sont incompatibles avec la loi canadienne.

Rémi Tremblay

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