La vérité sur l’Afrique du Sud

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A l’extrême sud du continent africain vit une population de descendance européenne qui fait non seulement aujourd’hui face à l’annihilation pure et simple, mais qui est complètement oubliée et négligée par les pays occidentaux habituellement si rapides à défendre les « opprimés » du monde entier. Dans un pays qu’ils ont fondé, les Sud-Africains blancs sont aujourd’hui victimes d’un racisme généralisé et depuis quelques années, nombreux sont ceux qui ont fui le pays, tentant d’échapper à une violence devenue omniprésente dans ce qui fut jadis le pays le plus riche du continent.

Pour dresser un portrait réaliste de la situation sud-africaine et pour briser le silence médiatique entourant ce pays abandonné, nous avons contacté le blogger Johan Du Plessis qui anime le blog La vérité sur l’Afrique du Sud (http://www.thetruthaboutsouthafrica.com).


Entrevue tirée du magazine Le Harfang, No.6 Vol.3 – Sale Blanc, Août/Septembre 2015. Abonnez-vous ! 

Le Harfang – Durant la Coupe du Monde, les médias du monde entier présentèrent une Afrique du Sud où il faisait bon vivre, si on excluait certains problèmes du au racisme de l’apartheid. À quoi ressemble la situation réelle du pays ?

Johan Du Plessis – La plupart d’entre nous doivent vivre derrière des barreaux anti-cambrioleurs et des clôtures électriques ou dans des communautés sécurisées, mais la vérité ne nous frappe que lorsque quelque chose arrive à un être aimé. Les crimes violents, les viols, les braquages de voiture, les attentats et bien sûr les meurtres racistes de fermiers sont devenus si communs qu’ils n’apparaissent plus sur les unes de journaux. La majorité de la classe moyenne vit dans un état de déni et préfère passer son temps à regarder les sports. Après tout, l’ignorance est une bénédiction. La corruption gouvernementale a atteint un stade ridicule. L’ANC a un pouvoir sur les masses noires et pauvres, et la seule façon de se conserver au pouvoir est de rappeler constamment l’apartheid et la façon dont les méchants Blancs ont envahi le pays et volé l’entièreté du territoire aux Africains. Le ressentiment contre les Blancs chez les Noirs pauvres et non-éduqués ne cesse d’être exacerbé par les mensonges et la propagande de l’ANC, mais aussi du parti EFF de Julius Malema. La tension ne peut que finir par exploser.


H – Nous avons entendu de nombreuses histoires concernant les attaques sur des fermes et les viols. À quel point ces phénomènes sont-ils fréquents ?

JDP – Fermier en Afrique du Sud est un des métiers les plus dangereux au monde. Après avoir étudié ce phénomène durant quelques années, j’en suis venu à la conclusion qu’il y a des motifs plus sinistres à ces attaques qu’une simple réforme territoriale.

L’Union européenne est le principal commanditaire de la réforme territoriale en Afrique du Sud, car c’est dans leur intérêt de détruire notre secteur agricole pour pouvoir nous exporter leurs propres produits. Nos fermiers sont démonisés par le gouvernement qui fait tout pour les empêcher de gagner leur vie. Pour la première fois de l’histoire sud-africaine, nous sommes devenus un importateur de nourriture, important davantage que nous exportons. La raison derrière les meurtres de fermiers peut être un ressentiment chez les Noirs qui croient que la terre a été volée à leurs ancêtres. Quand une communauté revendique une ferme et que le fermier refuse de la vendre, celui-ci est intimidé, attaqué et souvent assassiné. Malheureusement, les meurtres de fermiers ne font plus les nouvelles ces jours-ci, ce n’est plus assez important.(1)

Le viol est un énorme problème. L’Afrique du Sud est la capitale mondiale du viol. Dans la culture africaine, particulièrement dans les zones rurales, le viol est considéré comme un droit pour l’homme. Ce qui est le plus inquiétant est le nombre élevé de viols et de meurtres d’enfants.

Le viol de correction est devenu assez commun, des lesbiennes sont donc violées pour être « corrigées ». L’ironie est que certains hommes gais sont également violés pour être corrigés. Le viol des personnes âgées est également assez commun. Certains docteurs traditionnels ont également affirmé que le viol d’un enfant vierge guérit le SIDA.


H – Le président Zuma est un personnage pour le moins controversé. De l’extérieur, il semble impliqué dans la corruption, mais semble également véhiculer une certaine forme de racisme. Qui est réellement cet homme ?

JDP – Je trouve dur à croire qu’un homme qui n’a pas terminé son école primaire puisse être président d’un pays qui fut un pays du premier monde (en opposition au terme Tiers-Monde) au niveau de l’économie et du mode de vie. Ce qui a fait de lui un homme célèbre est qu’il a entraîné l’équipe de soccer de l’Ile Robben où les prisonniers politiques, dont Nelson Mandela, ont été emprisonnés. Soit dit en passant, je trouve ironique que ces prisonniers eurent droit à de telles activités alors qu’on présentait dans les médias du monde entier le Parti National comme un parti cruel et inhumain. Zuma passa la majorité de sa vie en exil après sa libération et il ne revint que lorsque l’ANC fut au pouvoir et lui offrit un poste confortable au gouvernement.

Hormis ça, il n’a à ma connaissance rien accompli de particulier. Il a bien réussi à être le président le plus divisif, corrompu et arrogant que l’Afrique du Sud ait connu. Même s’il est de toute évidence incapable, il a un appui massif des supporteurs de l’ANC, particulièrement des pauvres non-éduqués vivant dans les zones rurales où il est admiré pour ses pratiques culturelles, dont la polygamie, mais aussi ses danses et ses chants. Ses chants les plus célèbres sont « Apportez-moi ma mitrailleuse » et « Tuez le Boer, tuez le fermier ». Il commence souvent à chanter en plein milieu de ses discours lorsqu’il perd l’attention de son public.


H – Il est évident que nous ne pouvons pas éviter le sujet de l’apartheid, un système politique que le monde occidental a combattu bec et ongles. L’Afrique du Sud post-apartheid a-t-elle rempli ses promesses ?

JDP – Jusqu’à un certain point, l’économie a monté en flèche lorsque les sanctions furent levées et beaucoup, dont des Blancs, se sont enrichis significativement. L’écart entre les riches et les pauvres s’est toutefois agrandi depuis la prise de pouvoir de l’ANC. La qualité de vie a diminué pour la majorité et les services publics comme l’éducation et la santé sont dans un état pathétique. La police est corrompue et incapable. Pour ce qui concerne l’égalité, pas grand chose n’a changé. Nous sommes toujours divisés sur des lignes raciales et je doute que cela ne change un jour. Comme Desmond Tutu l’a fait remarqué, « l’ANC n’a arrêté le train de la richesse qu’assez longtemps pour pouvoir y embarquer ». Les bénéficiaires du Black Economic Empowerment réussissent définitivement mieux, mais les masses noires et pauvres n’ont connu aucune amélioration. En fait, beaucoup de Noirs ayant vécu l’apartheid disent qu’ils vivaient mieux à l’époque du Parti National.


H- Après la mort de Nelson Mandela, les médias du monde entier nous l’ont présenté comme un saint. Cette perception est-elle partagée par les Sud-Africains ?

JDP – La majorité des Sud-Africains, et je dirais du monde entier, s’est fait convaincre qu’il était un saint.


H – En tant que Sud-Africain, comment voyez-vous Nelson Mandela et son héritage ?

JDP – Les gens ont besoin de héros et ils se questionnent rarement sur eux. Les médias et le pouvoir en place préfèrent ne pas parler de certains épisodes de sa vie, notamment le fait qu’il ait créé l’aile armée de l’ANC, responsable de 57 attentats à la bombe en une seule journée en 1961, l’année avant que son procès ne débute.

Nelson Mandela fut incarcéré pour trahison et terrorisme, non pas parce qu’il était Noir. Nelson Mandela aurait pu devenir un autre dictateur noir africain et je crois que de nombreux Blancs sont heureux qu’il ne nous ait pas tous expulsés du pays. Je crois que c’était un bon dirigeant, mais je sais également qu’il avait été formé par le Parti National et qu’il avait été « préparé » à gérer le pays.

Lorsqu’il fut libéré, son approche économique était encore marxiste et l’ANC était convaincue que la nationalisation était la solution. Je crois que lorsqu’ils ont reçu le mémo sur la chute du communisme et qu'on leur a rappelé que l’Afrique post-coloniale avait échoué notamment à cause de la nationalisation, ils adoptèrent une approche plus moderne. Un bloggeur sud-africain remarqua à juste titre que : « À la fin des années 80, l’ANC n’était plus qu’un fax à Lusaka. » C’est le reste du monde qui a mis l’ANC au pouvoir. C’était une organisation inefficace et désorganisée qui n’avait aucune chance de renverser le gouvernement de l’apartheid après que les Russes aient cessé de les supporter.


H – Quel est le mythe le plus coriace à propos de l’ANC ?

JDP – Probablement que les colons européens aient « volé » les terres d’Afrique du Sud aux Africains noirs. Les tribus africaines migrèrent du Nord et repoussèrent les habitants originaux d’Afrique du Sud vers le désert. Il est clair que certains territoires furent pris par la force par les Européens, mais la plupart des terres furent achetées ou reçues en cadeau pour avoir aidé une tribu à se défendre contre une autre tribu. La majorité du territoire était inoccupée et les Africains vivaient sous une monarchie où le roi possédait tout.


H – La population blanche d’Afrique du Sud était divisée entre les Afrikaners et les Anglais. Cette division existe-t-elle encore ?

JDP – Les Blancs anglophones dominent toujours le secteur privé, les banques, les mines et les grosses entreprises. Les Afrikaners étaient favorisés durant le régime de l’apartheid et occupaient de nombreux postes au gouvernement. Lorsque l’ANC prit le pouvoir, ceux-ci reçurent une prime de départ et plusieurs lancèrent leur propre entreprise. Certains réussirent, mais bien sûr, beaucoup échouèrent.

La discrimination positive eut un effet dévastateur sur les classes populaires afrikaners, mais je crois que la classe moyenne se porte toujours bien financièrement.

Pour ce qui est de l’animosité entre les anglophones et les Afrikaners, je ne crois pas qu’il y aille de division. Le ressentiment des Anglais prit fin avec la génération de nos grands-parents, dont les parents avaient combattu durant la Guerre des Boers, mais en général, je crois que nous sommes passés par-dessus.


H – Entre l’exil comme réfugiés vers l’Occident et de petites enclaves blanches, quel est le futur de la population blanche sud-africaine?

JDP – Quitter est définitivement la meilleure option, d’après moi, mais ce n’est pas aussi facile qu’on peut le penser. A moins d’être très qualifié, c’est extrêmement dur d’émigrer vers un pays occidental. Nous ne sommes pas considérés comme des réfugiés.

Je crois que lorsque l’opportunité d’émigrer se présente, la majorité la saisit. Mais entre temps, nous devons nous occuper de nos affaires, nous avons des comptes à payer, des enfants à éduquer. Pour le moment, tout mettre dans des sacs, sauter dans l’avion et partir n’est pas encore une option pour la majorité.

Seule une petite minorité de Blancs vivent dans des enclaves blanches, car ce n’est pas financièrement possible. Les enclaves de la classe moyenne sont plus populaires, avec des communautés sécurisées par des clôtures électriques et des agents privés.

Nous avons définitivement perdu notre sens de communauté et aujourd’hui, c’est chacun pour soi. J’envie les citoyens de certains pays comme l’Australie où il y a encore une fierté nationale, un sentiment d’appartenance.

Le multiculturalisme signifie la mort de notre propre identité. Je crois que nous n’avons pas d’avenir en Afrique du Sud. La génération de mes enfants est sous-représentée dans un ratio de 1 contre 20 et même s’ils sont nés deux décennies après la fin de l’apartheid, on les considère encore comme « anciennement avantagés », ce qui les rend par défaut coupables des « crimes de leurs ancêtres ». Ils n’ont aucun avenir ici. Nous avons commencé une spirale vers l’africanisation de notre pays et je ne crois pas qu’il nous reste plus qu’une dizaine d’années avant que l’Afrique du Sud ne ressemble aux autres pays d’Afrique post-coloniale qui ont échoué comme le Zimbabwe. Quand on regarde les autres pays d’Afrique, ils étaient presque tous en ruine une vingtaine d’années après leur émancipation et il n’y a rien nous laissant croire que nous ne subirons pas le même sort si l’ANC s’accroche au pouvoir. C’est l’histoire de l’Afrique. Un homme, un vote, une fois !

Source :
1. Une recherche Google de « ysterberg plaasmoorde » vous donnera un aperçu de mémoriaux en hommage aux nombreux fermiers massacrés.

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2 commentaires

  1. Raymond Racicot le

    On peut voir en Afrique du Sud un aperçu de ce qui attend les Blancs au Québec et ailleurs lorsqu’ils seront minoritaires dans leurs propres pays. À moins d’un revirement de situation majeur, un arrêt total de l’immigration notamment africaine, achetez-vous des fusils et préparez-vous au pire. La diversité est un euphémisme pour génocide des Blancs. Il faut être naïf ou brainwashé pour croire que ces instruments du plan Coudenhove-Kalergi ne sont pas racistes et qu’ils ne veulent pas prendre nos jobs, nos femmes et nos terres.
    Plan Coudenhove-Kalergi :
    https://www.youtube.com/watch?v=K7RJriVkNPw
    https://auberadieuse.wordpress.com/2013/03/08/le-plan-coudenhove-kalergi-le-genocide-des-peuples-deurope/

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