Lancement de Génération Nationale

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Le travail des cinq dernières années de la FQS vise à permettre la création de groupes comme Génération Nationale et de normaliser le débat sur l'identité, le multiculturalisme et l'immigration, ainsi qu'une critique du libéralisme et du progressisme. Nous encourageons donc formellement nos sympathisants à participer à cet événement.

Toutefois, notre rôle est d'influencer positivement le nationalisme québécois pour lui redonner fermeté et rigueur. C'est pourquoi nous souhaitons également critiquer certains éléments de ce groupe nouvellement formé, sans tomber dans la mauvaise foi.

D'abord la directrice des communications Esther Benfredj semble être une militante ouvertement sioniste par ses interventions publiques – ce qui est bien sûr son droit. Par contre, elle semble complètement absente du débat national et identitaire québécois, ce qui laisse entendre qu'elle se sent davantage juive et Israélienne que Québécoise. Il faut se poser la question si un regroupement nationaliste et identitaire qui dénonce le multiculturalisme doit avoir en son sein une personnalité ayant une double allégeance et une attitude communautariste. Le Québec a déjà assez de ses problèmes sans avoir besoin de prioriser ceux des autres nations, peu importe de quelle nation il s'agit. C'est l'essence même du nationalisme qui est ici en jeu.

Mme. Esther Benfredj semble avoir été retirée de la liste des membres de l'équipe sur le site de Génération Nationale. Cela témoigne peut-être que Génération Nationale a en effet réalisé la contradiction de sa présence dans leur mouvement… Mais aucun communiqué n'a été émis jusqu'à maintenant pour expliquer son renvoi ou sa disparition de cette liste. Nous avions tout de même enregistré l'image par précaution :

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La cohérence doit régner. Les deux orateurs présents à la soirée, sans être membres de l'organisation, ont également fait preuve de dérapages. Mathieu Bock-Coté, qui dénonce de manière fort habile le multiculturalisme et défend la société occidentale, a perdu pied lorsqu'il s'est fait payé un voyage d’études à l’invitation du Centre consultatif des relations juives et israéliennes. Comment alors dénoncer le multiculturalisme, le communautarisme et ses lobbies lorsqu'on se laisse payer des cadeaux par ceux-ci ? Une visite en Israël n'a rien de condamnable en soi, mais faire ce voyage aux frais d'un lobby ethnique qui sert des intérêts étrangers, alors que l'on se prétend nationaliste, l'est.

Djemila Benhabib, qui est d'ailleurs issue d'une famille communiste, a de son côté prétendu lors des dernières élections vouloir se débarrasser des symboles catholiques qui font partie de notre patrimoine. Sa croisade contre les dernières traces de cet héritage au Québec allait même jusqu'à faire disparaitre le crucifix de l'Assemblée nationale. Génération Nationale se prétend conservatrice et revendique dans son manifeste une laïcité respectueuse de notre patrimoine. N'est-ce pas en contradiction avec Mme. Benhabib qui éradiquerait mur à mur notre héritage catholique pour imposer une laïcité totale? Comment peut-on se prétendre conservateur alors que l'on veut formater un élément identitaire, culturel et religieux qui a eu un rôle clé dans la formation du Québec d'aujourd'hui? Que restera-t-il à conserver ?

Au final nous souhaitons sincèrement que Génération Nationale sache briser la glace sur le sujet de l'immigration d'une manière sereine et responsable. Tous les arguments et les chiffres pour exiger une réorientation et, au minimum, une réduction de l'immigration sont accessibles au grand public de nos jours; il n'y a pas d'excuses pour refuser ce débat et tomber dans la rectitude politique comme l'on fait tant d'autres regroupements politiques à ce jour.

Pour le reste, nous souhaitons la meilleure des chances à Génération Nationale.

Pour la préservation de notre peuple,
F.Q.S.

Rendez-vous le 18 janvier à 19h30
82, rue Sherbrooke Ouest, Montréal.

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