Le localisme, solution au mondialisme

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« Un pays qui ne se nourrit pas lui-même n'est pas un pays »*

LocalismeCette série d'articles sur l'alimentation porte plus particulièrement sur la consommation locale, sur l'économie de proximité. Il s'agit précisément de favoriser les aliments locaux, produits par des gens de chez nous, avec comme seul objectif la préservation de notre peuple.

Ce qu'il y a derrière tout ça, évidemment et comme pour beaucoup d'autres choses, c'est l'argent. Consommer local, donc refuser d'acheter des produits étrangers, est un sujet très large qui ne concerne pas uniquement l'alimentation ; pensons seulement aux meubles, outils, véhicules, vêtements, etc. Pensons aussi à la culture (musicale, littéraire, cinématographique) : est-il normal que nos vidéoclubs soient remplis de films américains et que le cinéma québécois n'ait qu'une toute petite section ?

Le concept de localisme est très simple, une simple recherche sur Internet permet d'en cerner toutes les dimensions**. Le but de cette série de textes fut de sortir le localisme de son carcan gauchiste : le localisme est avant tout une idée nationaliste, pas de droite ni de gauche mais simplement enracinée dans la terre ancestrale.

Nos ancêtres vivaient en autonomie : ils étaient pauvres mais avaient toujours à manger. Parfois leur seule dépense était le sel et le sucre ; tout le reste était produit à la ferme : la nourriture, les meubles, les vêtements, les souliers, la chaleur, la sécurité, la culture… Il serait stupide de vouloir revenir au mode de vie complètement rural de nos ancêtres, mais il serait encore plus stupide de s'en séparer complètement… et il serait très intelligent de s'en inspirer !

L'agriculture biologique et équitable étrangère est radicalement stupide dans le combat identitaire qui est le nôtre : un fruit d'Amérique du Sud cultivé sans pesticides doit parcourir des milliers de kilomètres avant d'arriver chez nous et son empreinte écologique en devient donc considérable. Chaque plante ne peut s’adapter partout. C'est une forme de discrimination que les oranges ne poussent pas au Québec. Le territoire québécois est assez vaste pour nourrir sa population.

Le localisme est avant tout un concept national, historique et ethnique. Le localisme est totalement contraire au multiculturalisme et à la mondialisation : c'est l'écologie identitaire, l'alimentation nationaliste, l'agriculture ethnique. Il faut savoir dire les vraies affaires et finalement s'affirmer comme peuple : pour vivre, il faut manger ; l'alimentation est un fondement primordial d'une nation car c'est sa manière de survivre par ses racines et ses bourgeons ; une population vit dans un territoire délimité et trouve dans son espace toute la liberté pour vivre pleinement et manger à sa faim. L'économie mondialiste est une aberration pour un nationaliste.

Il y a moins de fermes familiales et plus de gigantesques exploitations agricoles ; nous devenons obèses, bêtes et soumis. Un peuple fort se doit de bien s'alimenter. Le corps est l'outil de l'âme pour exister dans un pays. Nous sommes les enfants de la terre et nous vivrons jusqu'au ciel.

Il y aurait tant d'autres dimensions à aborder : la chasse et la pêche, les armes à feu, les remèdes naturels et les plantes médicinales, la monstrueuse industrie porcine dont la majeure production est exportée***, les ravages de la pollution et de la déforestation sur nos merveilleux paysages, le mode de vie de nos ancêtres, l'élevage des poules pondeuses à domicile, la souveraineté alimentaire de feu Jean Garon, nos immenses réserves d'eau potable et le danger de se les faire spolier, le problème des travailleurs étrangers, la destruction de la petite paysannerie, la façon dont la gauche s'est appropriée l'écologisme et la décroissance…

Il y aurait tant d'autres choses à dire sur le sujet, on pourrait continuer à bavarder de la théorie durant des années encore sans jamais s'épuiser car la matière est vaste et fascinante, en constante évolution ; mais il faut un jour agir et se mettre au travail, sortir de la théorie pour entrer dans la pratique ; le localisme n'est d'autre qu'une action concrète.

La vie bouscule la théorie.
C'est la nécessité de marcher qui démontre l'existence du mouvement.
Vive le Québec cultivé !

 

 

Suite de la série d'articles:

Racines et préservation
Levons notre verre
Jean Garon, patriote alimentaire


* Citation tirée du roman L'amélanchier de Jacques Ferron.

** Il existe un livre sur le sujet aux Éditions ID. Peu recommandable parce qu'incomplet, une recherche sur Internet est beaucoup plus satisfaisante.

*** Bacon, le film est à voir afin de mieux comprendre le problème. Disponible sur le site de l'ONF.

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