Le Mundial, le retour aux origines

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Une fois tous les quatre ans la Coupe du monde de football (le soccer pour les Nord-Américains), plus communément connue sous le nom de Mundial, réunit et passionne les amateurs du ballon rond. Cédant en popularité aux seuls Jeux olympiques à l'échelle de la planète, cette compétition ne nous interpelle pourtant que fort peu sur le plan sportif. Elle est cependant intéressante au niveau politique et citoyen. 

Pendant ces quelques semaines où elle se déroule et, dans une moindre mesure, pendant l'Euro, les véhicules et les résidences de mon quartier sont décorés aux couleurs nationales de mes voisins, dont je découvre ainsi l'origine, colombienne, argentines (rares), péruviennes et allemandes (dont l'expression est peu expansive), grecques (celle-là beaucoup plus démonstratives), ne cédant la place qu'aux Italiens et Portugais. Les mouvements migratoires récents m'ont fait cadeau de voisins algériens et marocains, et même d'un Turc. Par contre aucun voisin nord-coréen (discrétion ou honte), à vous de trancher.

Sourire assuré devant le véhicule d'un couple binational, franco-espagnol. Français au volant.

Que conclure de ces manifestations de nationalisme sportif? Que la nationalité est quelque chose de plus ancrée que la citoyenneté. Ces Grecs et ces Italiens, agressivement Canadiens en temps ordinaire, se redécouvrent sans difficultés apparentes des racines nationales lors de ces grandes messes du sport. Nos Canadiens de papier exhibent sans se faire prier leurs vraies couleurs nationales et ce sont celles d'une terre lointaine. Merci au Mundial de nous le rappeler.

PC pour la Fédération des Québécois de souche

 

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