Le point sur les poursuites contre Génération Identitaire

0

Il y a un peu plus d’un an, en avril 2018, l’organisation Génération Identitaire se déployait dans les Alpes à la frontière franco-italienne pour dénoncer symboliquement le laxisme des autorités dans la gestion de la crise migratoire. L’action, diffusée sur les réseaux sociaux, connut un retentissement incroyable, tant en France qu’à l’extérieur du pays. Mais, le pouvoir, insulté, décida de porter l’affaire devant les tribunaux et bien que personne ne fut blessé ou menacé tente d’imposer des peines de prison à certains des militants impliqués. Anaïs Lignier, porte-parole de Génération Identitaire, a répondu à nos questions pour faire le point sur cette injustice criante qui démontre l’arbitraire de l’état français.

Fédération des Québécois de souche – L’état réclame aujourd’hui des peines de prison ferme pour plusieurs militants de Génération identitaire, impliqués dans une action dans les Alpes. Pourriez-vous rappeler à nos lecteurs quel était le but de cette mobilisation à la frontière?

Anaïs Lignier – En avril 2018 nous avons symboliquement bloqué le col de l’Echelle dans les Alpes pour dissuader les migrants-clandestins de franchir la frontière franco-italienne. Nous avons déployé plusieurs moyens de surveillance et mis en place une frontière symbolique afin d’avertir les forces de l’ordre quand nous apercevions un migrant. Notre objectif était d’alerter les pouvoirs publics sur ce phénomène migratoire sans précédent et de démontrer qu’avec de la volonté il était possible de réduire l’immigration clandestine. Cela a d’ailleurs fonctionné car des renforts de police ont été mis en place suite à notre passage.

FQS – Personne ne fut blessé, rien ne fut dégradé, que reproche-t-on exactement aux militants?

AL – On reproche aux militants d’avoir voulu se faire passer pour les forces de l’ordre. Ce qui est absurde car nous étions en contact avec eux et les migrants auditionnés ont eux-mêmes reconnus qu’ils savaient que nous n’étions pas de la police.

FQS – Considérez-vous que ces accusations sont d’abord politiques?

AL – C’est évident ! Ces accusations sont politiques et idéologiques. Cela fait plusieurs années qu’on essaie par tous les moyens de nous faire taire. Des interdictions de manifestations, la censure des réseaux sociaux, aux menaces de dissolutions tout y passe mais nous sommes toujours bien présent.

FQS – Selon vous l’état n’a-t-il pas l’obligation légale et morale de défendre l’intégrité de son territoire et ses frontières?

AL – Si tout à fait. Selon de nombreux sondages les Français trouvent qu’il y a trop d’immigration en France. De nombreux Français sont dans le besoin et survivent au quotidien, nous l’avons vu avec la crise des Gilets Jaunes. Pendant ce temps l’Etat continue d’accueillir sans compter des immigrés clandestins logés et nourris au frais du contribuable.

FQS – Récemment, vous avez eu gain de cause concernant la manifestation contre l’islamisme interdite par Paris. Cela pourrait-il affecter le jugement concernant l’affaire en cours?

AL – Nous ne pouvons pas nous prononcer car quand un procès devient politique plus rien n’est rationnel. Cependant nous espérons que cette victoire récente fera jurisprudence. Cela nous conforte aussi dans notre combat, l’acharnement paie toujours.

Partager.

Donnez votre avis