Le Québec n’existe pas

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BLANCHARD, Maxime. Le Québec n'existe pas. Varia, Montréal, 2017, 245 p.

Face à la crise que vit notre peuple, son effacement et remplacement démographique, nous attendons avec espoir une réaction, un sursaut politique et pourquoi pas littéraire pour sortir notre société de ce pacte suicidaire. Il y eut Dubreuil Maurois avec Le remède imaginaire et aussi La dénationalisation tranquille de Bock Côté. Le Québec n'existe pas de Maxime Blanchard est présenté comme un « essai lucide » ou un « cri d’alarme », mais il est plutôt de la même substance que celle à l'origine de nos difficultés.

L'ouvrage rappelle la prose, vieille de 60 ans, de Salut Galarneau!, soit le même procédé littéraire d'énumération sèche de faits et de scènes de la vie moderne et populaire qui tourmentent l'âme du lettré québécois, grand frustré de la vie puisque son fantasme obsessionnel de société primée par les intellectuels ne se réalise pas. Ces auteurs font alors entendre les dissonances et les décalages entre rêve et réalité, ils « grattent le bobo » comme de grands névrosés.

Blanchard est encore un autre intellectuel, comme l’était Pierre Falardeau avec son personnage d'Elvis Graton, exaspéré par le « quétaine » des gens du peuple, par leur matérialisme et leur dédain de la lecture et des œuvres littéraires et leur refus de voter à gauche, bref de voter intello.

Il écrit d'ailleurs: « Étant professeur à l’université, Éric (le personnage narrateur de ce pseudo roman) se retrouve parfois, accidentellement, parmi des ‘’intellectuels’’ et des ‘’artistes’’, c’est-à-dire dans la compagnie de ceux qui veulent se différencier de la foule des arriérés précédemment cités. »

Formellement, personne ne trouve grâce aux yeux de notre pamphlétaire. Son dégoût est tout azimut.

D'ailleurs: « Aux orées d’une forêt mérovingienne, il n’a pas le goût de parler du Québec, sauf pour dire tout le mal qu’il en pense, mais cela risquerait de passer pour une profession de foi fédéraliste. Aux aguets, il précisera cependant qu’il est du Québec, pas du Canada, qu’il est québécois, pas canadien, encore de l’ostinage, avec l’âpre énergie du désespoir. »

Pourquoi l'opinion des cosmopolites importe-elle à ce point? Pour les intellectuels, ce qui prime, c'est la représentation des choses, ce qu'on en dit. Les médias sont la réalité et les médias sont dominés par la pensée cosmopolite. Il faut être branché. 

Ce grand malaise est celui des lettrés seulement, pas le nôtre. Tout ira mieux si étaient jetés par la fenêtre les idéaux de la Révolution tranquille, de la société laïque moderne et abandonnée le besoin de l'opinion étrangère favorable à un Québec « cool » dans la représentation que s'en font une caste médiatique. Le lettré rêve d'une sorte de magie que les lumières et sa pensée critique devait apporter sur le monde. Mais cette magie n'existe pas bien entendue, c'est une chimère. Il suffit d'abandonner ce rêve qui n'a été que cauchemars, telles les révolutions de 1789 et 1917, ou les lubies comme l'interculturalisme.

Dans son essai classique sur la Révolution française, L'Ancien régime et la Révolution, Alexis de Tocqueville affirme qu'avec la Révolution, l'homme de lettre est devenu le véritable homme politique. 1789 permit Karl Marx et permet aujourd'hui les « penseurs » comme Gérard Bouchard et leurs idéologies en folie. Il est temps de congédier l'homme de lettre de la direction de nos sociétés et des opinions. De 1608 à 1960, notre peuple s'est multiplié 80 fois. Il a suffi de trois générations de ce nouveau régime moderne et laïc pour que notre peuple n'est plus d'espoir. La solution, à court terme du moins, est un retour au naturel; un arrêt de l'immigration et des politiques natalistes. Ce serait un bon début.

Le projet de M. Blanchard devrait être de constituer sa propre œuvre littéraire, puisqu'il se veut écrivain. Rien ne l'en empêche. Que lui et sa caste abandonne leur mégalomanie de réformer le monde selon un modèle philosophique et critique. Le monde a suffisamment payé.

Fédération des Québécois de souche
Pour la reconquête de notre peuple

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2 commentaires

  1. Pierre Tremblay le

    Les élections n’offrent plus aucune alternative, pour l’instant, car l’option politique proposée par M. Blanchard est encore minoritaire : fin de l’immigration et institution de politiques natalistes.

    La révolution sanglante n’est pas non plus une option puisque tant que les Québécois auront la panse bien remplie, leur téléphone intelligent, de la porno et des films à profusion, ils n’ont aucune raison de se faire violence.

    On peut aussi construire en parallèle une société alternative avec des gens qui ne se reconnaissent pas dans la diversité et le mondialisme. Mais il faut de l’argent, des terres et des gens qualifiés pour que ça ne vire pas en commune hippy. Orania en Afrique est un superbe exemple :

    http://newobserveronline.com/south-africa-orania-schools-bursting-at-the-seams/

    Mais il y a une dernière option : attendre que toute cette structure idéologique contre nature s’écroule d’elle-même. Ça a déjà commencé. Il y a un retour évident vers le nationalisme, notamment aux États-Unis avec l’élection de Trump, mais aussi en Russie et dans les pays de l’Europe de l’Est et ailleurs (Chine, Inde, etc.).

    L’option mondialiste (bolchévisme ou marxisme culturel) qui sévit dans les pays de race blanche s’essouffle. Tout le monde, même Macron, se rend bien compte que ça ne marche pas. Le multiculturalisme est un échec total partout où il sévit. Le besoin de frontières, le besoin d’être avec des gens qui nous ressemblent physiquement et moralement, la méritocratie et des relations homme-femme conventionnelles (famille), le retour de la spiritualité (religion) sont des besoins anthropologiques indéniables. Chassez le naturel et il finit toujours par revenir au galop. Et puis si vous importez le tiers monde dans votre pays, votre pays finira dans la merde. Ces gens sont incapables de gérer un pays moderne comme le nôtre.

    Trudeau, cet imbécile heureux que les Juifs qui nous dominent ont mis au pouvoir est beaucoup trop bête pour s’en rendre compte. Sur son lit de mort, entouré de musulmans, de Chinois, d’homosexuels, de transgenres, de Noirs, et pour bien faire, d’un handicapé de service pakistanais, il récitera jusqu’au dernier souffle son mantra favori : « la diversité est notre richesse », « la diversité est notre richesse ».

    Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire en attendant. Préparer le terrain avec cet objectif à l’esprit est essentiel.

    • Candide Lefranc le

      Si M. Blanchard a en effet suggéré la fin de l’immigration et des politiques natalistes, je regrette cette si sévère critique de son livre.

      Mais je ne l’ai pas lu dans celui-ci

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