Le test des valeurs de la Coalition Avenir Québec : Commentaires de la FQS

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Le dépôt par le gouvernement du Québec, le 30 octobre 2019, d’une proposition de test des valeurs pour les candidats à l’immigration ne peut que soulever de la déception chez les Québécois de sentiment identitaire, auxquels la Coalition Avenir Québec (CAQ) doit son statut majoritaire.

Ce projet repose en effet sur le postulat erroné que la charte des droits, selon l’interprétation qu’en donnent les adeptes du politiquement correct, correspond aux valeurs du peuple québécois. Or, quoique des principes comme l’égalité homme-femme fassent partie de ces valeurs, certaines dispositions de la charte, telles qu’elles sont actuellement appliquées, servent à protéger des comportements nuisibles à la survie de notre nation ou à empêcher les mesures requises pour assurer la pérennité de son identité. On ne saurait parler, à cet égard, de véritables valeurs québécoises, mais de modes imposées par le courant politiquement correct.

Même en faisant abstraction de son inadéquation avec les véritables valeurs québécoises, tout indique de plus que les modalités d’application du test des valeurs seront beaucoup moins contraignantes que prévu au départ (application limitée à l’octroi du certificat de sélection des immigrants économiques sélectionnés par le Québec, possibilité de reprises etc.), de sorte que son effet demeurera purement symbolique.

La principale difficulté posée par le test de valeurs est qu’il suppose que la solution au problème de l’immigration réside dans une meilleure intégration des immigrants, alors que la protection de l’identité québécoise requiert une limitation sévère de l’immigration allogène. Or, en même temps qu’il a présenté son projet de test des valeurs, le gouvernement a annoncé un rehaussement important du quota d’immigration pour 2020. Les nationalistes identitaires ont déjà été déçus lorsque le gouvernement, cédant aux pressions des médias et des groupes diversitaires et du lobby des entrepreneurs désireux de s’assurer d’un accès à une main d’oeuvre plus docile et moins coûteuse que les Québécois de souche, a annoncé que la baisse du quota annuel d’immigration appliquée en 2019 ne serait que temporaire, contrairement à ce que laissaient supposer les promesses faites lors de la campagne électorale de 2018. Le rehaussement du quota pour 2020 confirme cette déception et montre qu’un gouvernement centriste comme celui de la CAQ n’est pas capable de régler le problème de l’immigration massive. Certes, la CAQ constitue un moindre mal lorsqu’on compare avec les autres partis, qui se révèlent entièrement inféodés à l’idéologie diversitaire même lorsqu’ils professent un nationalisme de façade. Le milieu identitaire devra donc continuer à oeuvrer pour l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement authentiquement populiste.

Fédération des Québécois de souche
Pour la reconquête de notre peuple

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