Les monstres marins du Québec

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Ponik, Le monstre du lac Pohénégamook

Source: Tiré de Michel Meurger et Claude Gagnon, Monstres des lacs du Québec, Montréal, Éditions Stanké, 1982, p.32-34. via Grand Québec

La présence d'un terrible monstre dans le lac Pohénégamook, situé dans la région du Bas-Saint-Laurent, est un mystère qui date de plusieurs décennies.

Ce lac aux eaux profondes et sombres se trouve au sud de Rivière-du-Loup, à la frontière du Québec et du Maine. Les premières apparitions de la bête ont été signalées au XIXe siècle. Mais ce n'était que le commencement d'une longue histoire.

En effet, au début du vingtième siècle, vers 1901, M. Pierre Lajeunesse a affirmé avoir aperçu un étrange monstre dans les eaux du lac. M. Carol Couture, vers 1922, confirme les paroles de M. Lajeunesse, et il décrit le monstre plutôt comme un poisson. En 1942, une jeune fille du nom de Janine Lupu a dit pourtant que le monstre ressemblait à un « dragon médiéval ».

Selon Mme Lupu, il s'agissait d'un monstre de plusieurs mètres de longueur, avec des « ailes » qui avait des yeux grands comme des soucoupes et était de couleur verte.

L'automne 1957 fut une saison marquante de cette histoire. Une citoyenne suisse, Mme Nicole Périat qui passait ses vacances au lac, a filmé le monstre grâce à une caméra professionnelle qu'elle avait apporté (étant responsable de l'Office du Film de Genève, Mme Périat savait utiliser les caméras lourdes et complexes de cette époque).

Sur le film, on aperçoit un monstre avec une bosse sur le dos et deux grandes cornes dorées.

Après la diffusion de ces images, des centaines de personnes arrivèrent au lac Pohénégamook, désireuses de voir ou de prendre en photo “la bête”, malgré le mauvais état de la route 51 (aujourd'hui 289) à cause d'importants travaux de réparation.

L'intérêt pour le phénomène fut tellement grand que la plupart des journaux du Québec et du Canada y consacrèrent des reportages. Les journaux des états américains voisins y firent écho et même la presse argentine a pris la parole. Les seules publications à avoir ignoré le phénomène étaient les journaux du Canada anglais, mais on comprend leurs raisons : l'envie, avant tout, éternelle responsable de tous les maux du Canada !

En janvier 1958, un journal de Montréal a offert une récompense pour la capture du monstre et un mois plus tard, l'Assemblée législative du Québec (aujourd'hui, l'Assemblée nationale) a exigé, du député M. Robert Théberge (député de Chambly), des détails sur cet événement bizarre qui troublait le calme des Québécois.

Jusqu'à ce jour, les résidents de la région en grande majorité croient à l'existence du monstre, tandis que les étrangers sont plutôt incrédules. Certains disent que c'est probablement un grand esturgeon échappé d'un bassin d'élevage (un ancien curé de Saint-Éleuthère élevait ces poissons). D'autres sont certains que ce n'est qu'un « gros poisson d'avril », né dans les histoires de pêcheurs. Il y en a qui disent que les descriptions de la bête témoignent d'une imagination fertile des habitants de la région.

Nonobstant, dans les années quatre-vingt-dix, des dizaines de personnes ont aperçu ce « dragon des eaux », il s'agit parfois de groupes de 10 voire de 20 personnes.

Une touriste du Témiscamingue, une certaine Michelle B., jeune archiviste, diplômée de l'Université de Montréal qui s'y trouvait en compagnie de la professeure Isabelle Dion et du professeur Jacques Grimard, a failli être enlevée par le monstre et si ce n'était grâce aux efforts de M. Grimard, elle aurait succombé sous les dents de la créature-des-profondeurs-obscures-du-lac-maudit.

Un citoyen de la ville voisine de Saint-Éleuthère a même affirmé avoir vu deux monstres à la fois. D'autres l'ont photographié (les Archives nationales du Québec gardent ces diapositives, mais, malheureusement, leurs responsables ont refusé notre demande d'autorisation pour la publication de ces photos).

Le fait est que le secret du lac Pohénégamook n'est toujours pas éclairci malgré que moult scientifiques aient essayé de découvrir la vérité. À propos, le nom du lac provient de la langue amérindienne et signifie « lac moqueur ». Est-ce pour cette raison qu'un monstre vient narguer les habitants de la région par de fugaces apparitions ?

Le monstre est baptisé « Ponik » en 1974, lors des célébrations du centenaire de Saint-Éleuthère. Saurons-nous un jour la vérité sur toute cette histoire, nul ne le sait. Mais l'Université de Montréal a le projet d'investir 750 mille dollars suisses dans les recherches. Nous venons d'apprendre d'une source digne de confiance que Madame Élise T. vient d'être nommée responsable de la réalisation du projet, coordonné avec l'Université de Saragoza en Espagne, dont le responsable est Don Pedro Palacios, un fameux spécialiste en science marine.

Memphré: le monstre du lac memphré-magog

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Tout le monde sait qu'habite dans les profondeurs insondables du Lac Memphrémagog un grand monstre du nom de Memphré. Au fil des années, des centaines de personnes ont eu la chance de voir surgir cette mystérieuse créature, ce terrible dragon qui est aujourd'hui devenu la mascotte officielle du Centre-ville de Magog.

C'est en 1816 que Ralph Merry, le premier colon établi à Magog, écrit dans son journal, conservé par la Société Historique de Stanstead, qu'il a rencontré 8 personnes qui lui ont relaté les 14 apparitions d'un énorme serpent au lac Memphrémagog. Il ajoute : « J'ai ouï dire que les Indiens ne se baignaient pas dans le lac à cause des monstres géants et des alligators. »

En 1871, le premier manuel officiel de la Géographie du Québec édité par l'Université Laval, mentionne : «Il n'y a pas de serpents à sonnettes, mais il ne faut pas oublier le gros serpent qu'on nomme Memphré et qui se montre au lac Memphrémagog.»

Dans les années 1850, 1853, 1855, 1866, 1871, 1877, 1879, 1892, 1901, 1922, 1927, 1939, 1940, 1956, 1967, 1969, 1973, 1974, 1988, 1991, 1995, 1996, 1998, 1999, 2000, 2002, 2004, 2005, 2006, des journaux rapportent des apparitions du dragon à chaque fois plus fréquentes sur le lac Memphrémagog.

(…)

L'Assemblée nationale du Québec a passé une loi, adoptée à l'unanimité le 31 avril 1999 ( L.Q. 19-99) déclarant Memphré Patrimoine National des Québécois et assignant une allocation de 218 763 dollars en nourriture et consommation par année afin de le préserver pour les générations à venir.

Champ: le monstre du lac Champlain

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La créature du Lac Champlain, lac situé dans l'état du Vermont en Nouvelle-Angleterre fait partie de ces grandes créatures aquatiques qui hantent les lacs immenses des régions froides ou tempérées.

Le plus célébre de ces "monstres" est bien sur celui du Loch Ness situé en Ecosse, mais nous pouvons également cité l'Ogopogo qui vit dans le Lac Okanagan en Colombie Britannique, ou Tessie qui hante le lac Tahoe situé en Californie….

Ces monstres vivraient dans de grandes étendues lacustres : Le Lac Champlain borde les états du Vermont, du Quebec et de New-York. Il est relie au Saint-Laurent par le rivière Richelieu, et à la rivière Hudson. Long de 175 kilomètres, sa plus grande largeur atteint près de 18 kilomètres.

Le Lac Champlain – Lac issu du rétrécissement d'un bras de mer Atlantique appelé "Mer de Champlain", sa profondeur atteint plus de 130 mètres….

Bien que situé de part et d'autre du 45ème parallèle Nord, ce lac subit les rudes hivers Vermontois et en conséquence est gelé plusieurs mois de l'année dans presque sa totalité.

Les premiers témoignages sur le monstre surnommé affectueusement de nos jours Champie, Champy ou Champ remontent avant l'apparition de l'homme Blanc en Amérique….

Les tribus indiennes qui habitaient les rives du lac, les Iroquois, les Abnaki et les Algonquins croyaient fermement en la présence d'un immense serpent cornu…..Protubérances au sommet de la tête couramment citées à propos de ces créatures des lacs qui pourraient êtres des "cornes" ou bien des jets d'haleine provenant d'évents comme le souffle des baleines et autres cétacés.

Ce serpent géant cornu avait pour nom indien Chaousarou.

Un des plus célèbre explorateur de ces régions Samuel de Champlain a relaté qu'il avait vu le monstre lors de son expédition sur le Lac en Juillet 1609.

Champlain décrit un énorme serpent de sept mètres de long, aussi large qu'un tonneau, et possédant une tête en forme de cheval. Il convient de noter que cette forme de tête d'aspect chevalin est également rapportée dans le cas du monstre du Loch Ness.

Champlain a également relaté dans Les voyages de Champlain une autre rencontre étrange dans la Baie des chaleurs en Gaspésie :

Il y a encore une chose étrange, digne de réciter, que plusieurs sauvages m'ont assuré être vrai : c'est que, proche de la Baie des Chaleurs, tirant au Sud, est une île où fait résidence un monstre épouvantable que les sauvages appellent Gougou, et m'ont dit qu'il avait la forme d'une femme, mais fort effroyable, et d'une telle grandeur, qu'ils me disaient que le bout des mats de notre vaisseau ne lui fut pas venu jusqu'à a ceinture, tant ils le peignent grand; et que souvent il a dévoré et dévore beaucoup de sauvages; lesquels ils met dedans une grande poche, quand il les peut attraper, et puis les mange; et disaient ceux qui avaient évité le péril de cette malheureuse bête, que sa poche était si grande, qu'il y eut pu mettre notre vaisseau.

Ce monstre fait des bruits horribles dedans cette île, que les sauvages appellent le Gougou; et quand ils en parlent, ce n'est que avec une peur si étrange qu'il ne se peut dire plus, et m'ont assuré plusieurs l'avoir vu. – Samuel de Champlain

Même le dit sieur Prévert de Saint Malo, en allant à la découverture des mines, ainsi que nous avons dit au chapitre précédent, m'a dit avoir passé si proche de la demeure de cette effroyable bête, que lui et tous ceux de son vaisseau entendaient des sifflements étranges du bruit qu'elle faisait, et que les sauvages qu'il avait avec lui, lui dirent que c'était la même bête, et avaient une telle peur qu'ils se cachaient de toute part, craignant qu'elle fut venue à eux pour les emporter;

et qu'il me fait croire ce qu'ils disent, c'est que tous les sauvages en général la craignent et en parlent si étrangement, que si je mettais tout ce qu'ils en disent,l'on le tiendrait pour fables; mais je tiens que ce soit la résidence de quelque diable qui les tourmente de la façon. Voilà ce que j'ay appris de ce Gougou. – Sieur Prévert de Saint-Malo

Depuis ce premier récit, sur les quatre derniers siècles, des centaines de personnes ont prétendu avoir vu des phénomènes étranges à la surface du lac Champlain, pouvant être crédité à la présence d'un énorme animal aquatique en son sein.

Une des meilleures preuve de l'existence de Champy est une photo argentique. Cette photo a été prise au début du mois de Juillet 1977 par Sandra Mansi. Cette dernière native de Middlebury (Vermont) picniquait avec son époux Tony et ses deux enfants sur les rives du lac Champlain à Nort Hero. Quand soudain les témoins remarquèrent des remous étranges à la surface calme du lac. Quelques secondes plus *tard, un animal de plusieurs mètres fait surface exhibant aux témoins ébahis un long cou surmonté d'une tête.

L'animal était énorme de gouleur grisatre et tournait son long cou latéralement comme s'il essayait de se repérer. Une bosse de son dos était également visible émargeant dans le sillage de son énorme cou.

Tony Mansi se leva, ecarta promptement ses enfants du rivage et jeta à son épouse une petit instamic avec lequel Sandra pu prendre la photographie suivante qui est devenue célébrissime.

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