Les premiers habitants de l’Amérique furent européens

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L'homme de Kennewick est le nom donné aux restes d'un homme préhistorique retrouvés près du fleuve Columbia, à côté de la ville de Kennewick, dans l'État de Washington au nord-ouest des États-Unis. Le squelette fut mis au jour à la suite d'un éboulement de la rive et retrouvé le 28 juillet 1996, lors de la course annuelle d'hydroglisseurs sur la Columbia par deux jeunes spectateurs qui avaient trébuché sur un "galet" rond, en fait le crâne de l'homme de Kennewick. Jim Chatters, le paléanthropologue local convoqué sur les lieux constata aussitôt que le crâne, manifestement ancien, a des caractères caucasoïdes comme les européens. Il décide alors de fouiller plus avant et d'extraire les 350 fragments du squelette plus ou moins complet d'un même individu.

Après plusieurs études, les spécialistes estiment que l'homme de Kennewick a vécu entre 9 200 et 9 600 ans (datation au carbone 14). Ceci fait de ce squelette l'un des quatre plus vieux découverts en Amérique. D'autres analyses ont révélé que cet homme aurait les caractères physiques caucasiens et non amérindiens. Cette découverte remet en cause la théorie du peuplement asiatique du continent américain : il semblerait que la colonisation du « Nouveau Monde » soit plus complexe qu'il n'y paraissait.

Son découvreur le décrit ainsi : « C'est le seul (squelette) aussi complet et aussi vieux aux États-Unis. Il appartenait à un homme d'une quarantaine d'années à la face étroite, au menton proéminent. Il n'avait pas une vie paisible. Il crispait souvent la bouche et pleurait sans doute beaucoup… » Pourtant, selon ses analyses, cet homme ne ressemble visiblement pas aux autres hommes peuplant la région à cette époque : visiblement, son anatomie est de type « caucasoïde », c'est-à-dire européen, et non mongoloïde comme les asiatiques et les indiens d'Amérique. De plus, les techniques utilisées pour la fabrication des pointes de silex sont les mêmes que celles utilisées à l'époque des Solutréens il y a 17 000 ans dans la France actuelle. Faites par l'Américain Douglas Wallace(Université Emory à Altanta), les recherches sur l'ADN mitochondrial des Amérindiens d'une tribu du nord-est des États-Unis ont permis de corroborer cette hypothèse. Elles dévoilent en effet qu'il existe une souche ouest-européenne remontant à environ 15 000 ans. Ce qui prouve que la première vague migratoire d'humains en Amérique a pris son essor de l'actuelle Europe. Autres squelettes de type européen :

Les ossements de la Femme de Peñon (environ 13 000 ans), découverts près de Mexico présentent aussi des caractéristiques europoïdes.

Les restes d'un homme de type caucasien, en partie momifié, a été retrouvé sur le site de la Grotte des Esprits, au Nevada ; il a été daté entre -11 000 et -8000.

Lire aussi :

Des Amérindiens aux origines en partie européennes  (Radio-Canada)

Livre: Across Atlantic Ice

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