L’esclavage chez les Amérindiens

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Que les Blancs soient les seuls coupables d'avoir utilisé des esclaves, est un mythe favorisé par certains courants idéologiques et entretenu par les médias, souvent utilisé pour culpabiliser les occidentaux d'aujourd'hui. Plusieurs pays, dont la France et les États-unis, se sont même vus contraints de présenter des excuses publiques pour cette pratique. La vérité, pourtant, est tout autre. Dans un précédent article, nous avons montré que les Arabes utilisaient des esclaves blancs enlevés de force des côtes de la méditerranée. Un autre peuple, même si celui-ci est rarement soupçonné, vient s'ajouter à la liste des peuples ayant pratiqué l'esclavage à la même époque que les Européens : il s'agit du peuple amérindien.

Voici un extrait de Deux siècles d'esclavage au Québec, par Marcel Trudel qui traite du sujet.

Lorsque les Français s'établissent en Acadie, ils constatent eux aussi que leurs congénères les indigènes sont articles de traite ou gibier d'esclavage; quand Lescarbot s'apitoie sur les prisonniers que l'on soumet depuis les temps les plus anciens à toutes sortes de cruautés, il propose que l'on se contente « de les rendre esclaves comme font nos Sauvages ou de leur faire racheter leur liberté ». Lafitau nous décrit avec force détails le traitement de ces prisonniers capturés par les Amérindiens : si les captifs ne sont pas torturés jusqu'à la mort, ils sont soumis à des conditions de vie tellement pénibles que la mort par la torture est quasi préférable. C'était si bien la coutume chez les Amérindiens de réduire les prisonniers en servitude que, selon Lahontan, esclaves ou prisonniers, « se sont termes synonymes » chez eux.

Mêmes chez les Amérindiens domiciliés, c'est-à-dire chez ceux qui vivent en village dans la vallée du Saint-Laurent, on gardait des Amérindiens en servitude. Parlant de la mission iroquoise du Sault Saint-Louis, le jésuite Nau écrit : « La plupart des adultes que nous instruisons dans le village sont des esclaves pris en guerre. » Il s'en trouve dans d'autres villages : Quicinsik, chef des Algonquins du lac des Deux-Montagnes, possède un esclave « sauvage » que l'on inhume à Montréal le 4 mai 1750, à l'âge de 35 ans environ; à Michillimackinac, la vieille amérindienne Angélique fait baptiser le 15 août 1762 son esclave « sauvage », Antoine, âgé d'environ 18 ans.

L'homme blanc est donc loin d'être le seul à avoir pratiqué l'esclavage. Il s'agit d'une pratique qui fut courante chez de nombreux peuples dans le monde et à diverses époques. C'est un comportement humain certes déplorable, mais dont le fardeau n'a pas à être porté uniquement par l'homme blanc.

FQS
Pour la préservation de notre peuple

Le tout fut tiré des pages treize et quatorze du livre en question. Les sources de l'auteur sont les suivantes :

  •  Relations des Jésuites, éd. Thwaites, II : 43 ; doc. 20 août 1638, dans Archives du Séminaire de Québec.
  •  Lafiteau, Mœurs des sauvages américains (éd. 1724) IV, 1-33
  •  Lahontan, Voyages, I, 148.
  •  Au jésuite Bonin, 2 octobre 1735, dans le Rapport de l'archiviste de la province de Québec pour 1926-1927, 285.

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