Libérons-nous de la rectitude

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La Fédération des Québécois de souche s’est souvent fait taxer d’alarmisme, notamment lorsque nous mettions les Québécois en garde en matière de liberté d’expression dans la sphère politique et médiatique. Nous avions certes dénoncé le projet de loi 59, un projet liberticide, mais même avant l’arrivée de cette loi, nous étions déjà d’avis que le Québec était lourdement teinté par les mesures restrictives qui muselaient plusieurs débats, notamment celui de l’immigration. C’est ce qu’on appelle la rectitude politique.

Les politiciens, mais aussi les journalistes et autres figurent publiques, s’autocensurent depuis des années de peur de dire quelque chose qui serait jugé offensant ou simplement politiquement incorrect. On occulte des faits et on en vient parfois à maquiller et travestir la réalité dans le simple but d’être inclusif. C’est le quotidien du Québec : la liberté d’expression est morte il y a de cela bien longtemps.

Les événements récents nous montrent par contre que cette rectitude politique s’étend même aux humoristes. On peut rire de tout, certes, mais pas vraiment. Le « Je suis Charlie » a ses limites ; on peut briser tous les tabous comme les humoristes aiment le dire, tant qu’on reste dans le cadre de la pensée dominante. Ça, Dieudonné, Guy Nantel et Mike Ward l’ont appris à leurs dépens. Ce qui vient d’être interdit, c’est l’entrée au pays d’un humoriste et la présentation d’un sketch humoristique. Ceux qui voudraient dissocier le cas Dieudonné du cas Nantel/Ward sont hypocrites, ils sont pour une certaine restriction de la parole, ils ne partagent simplement pas la même conception de qui est intouchable dans notre société.

Plusieurs furent surpris de l’imposition de ces tabous. Sont-ils aveugles ? Depuis des années les politiciens refusent de parler ouvertement d’immigration, de criminalité, de cohésion sociale, d’intégration… pourquoi ? En bons carriéristes, ils savent qu’eux aussi auraient été lynchés par les médias et les lobbys ethniques. Eux aussi seraient devenus persona non grata. Alors, ils se sont pliés docilement et ils continueront de le faire tant que nous ne nous serons pas débarrassés de la mentalité bienpensante qui sévit.

La liberté d’expression totale pour les humoristes, oui, bien sûr ! On dit souvent que les humoristes sont les premiers à avoir la sensibilité pour détecter les problèmes de société et les aborder sous le couvert de l’humour. Mais plus encore, ce qui est primordial, c’est que les politiciens qui ont l’avenir de notre peuple en main puissent en jouir ! Ceux qui croient à la liberté des politiciens peuvent se rappeler l’ouragan médiatique contre Marine Le Pen qui n’a fait que dire que l’immigration n’est pas la panacée qu’on tente de nous faire croire. Nous sommes encore loin du compte…  Que les amuseurs puissent dire la vérité et toute la vérité, on ne peut être contre ! Mais il faudra inévitablement élargir cette liberté à l’ensemble de la société, pour pouvoir appeler un chat un chat et décrire les problèmes actuels de façon aussi lucide qu’ouverte. Sinon, les décisions prises se basent sur des constats erronés, dictés par la rectitude politique.

FQS
Pour la reconquête de notre peuple


 

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